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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 16:56

 

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Photo : Canaris couleur et posture  (Belgique)

 

 

LA BONNE APPLICATION D’UN TRAITEMENT

 

Une fois posé le diagnostic le plus probable, après, vous arrivez à la phase de l'intervention, si la maladie trouvée est curable. Vous allez donc «traiter». Plusieurs principes sont à respecter :

 

‑ Ne changez pas de traitement chaque jour ou pire encore deux fois par jour, parce que vous n'avez pas vu d'amélioration. Même efficace, et même s'il est bien adapté, un traitement ne peut pas agir, au mieux, en moins de 48 heures. Il est bien préférable de réfléchir une heure de plus à la question, voire téléphoner au laboratoire (si vous n'avez personne sur place pour vous con­seiller) que d'essayer quatre ou cinq traitements en 24 heures !

 

‑ Choisissez bien le produit que vous employez ; évitez l’utilisation de médicaments à usage humain ou destinés à d'autres animaux. Le médicament que vous prenez en gélules ou en comprimés est peut être insoluble dans l'eau. Il tombera alors au fond des abreuvoirs et ne sera pas absorbé. De plus, vous ne saurez pas le doser et vous en donnerez trop (danger, souvent) ou pas assez (inefficacité toujours). Avec les spécialités adaptées, vous disposez de produits étudiés pour les oiseaux, dosés pour eux et donc faciles à employer sans erreur, à condition de suivre les indications.

 

‑ Respectez bien les doses et le mode d'emploi : mesurer une «pointe de cou­teau», donner dans le bec de l'oiseau x gouttes d'un produit liquide prévu pour être mis dans l'eau, c'est avoir 9 possibilités sur 10 de faire un dosage très incorrect, par excès ou par défaut. La dose peut, en effet, varier de 1 à 4 si le couteau est pointu ou arrondi et il faudrait aussi savoir où se termine la pointe ! En général, le nombre de gouttes donné dans le bec est déterminé au hasard, bien qu'un calcul un peu compliqué soit possi­ble.  Il est bien préférable de mesurer avec précision les volumes d'eau et, pour toutes ces notions de volume, de poids, de gouttes,  de suivre les indications ci-après :


LES BONNES MESURES

 

Le dosage exact d'un médicament est pri­mordial mais, si on le met dans l'eau, il faut également mesurer de façon exacte le volume d'eau.

 

Les mesures de volume et de capacité : dans 1 litre, il y a 1000 millilitres. Le millilitre est équivalent au centimètre cube. Ne pas confondre avec centilitre (100 cl dans un litre). 1 millilitre d'eau pèse 1 gramme et correspond à 20 gouttes comptées avec un compte‑gouttes standard. Cela n'est vrai que pour l'eau ; avec d'autres produits ou si l'eau contient des produits en solution, le nombre de gouttes augmente en général (30 à 40 et plus par millilitre). Il change aussi avec la dimension du compte‑gouttes : il faut donc toujours employer celui qui est joint au produit : si l'on veut déterminer ce nombre, prendre une seringue graduée sans piston ni aiguille ; fermer l'orifice avec le doigt et compter les gouttes jusqu'à ce que le liquide arrive à la graduation 1 ml.

 

Les cuillères : une cuillère à café contient environ 5 millilitres, une cuillère à soupe, 15ml. Ne mesurer que des cuillères plei­nes, car il est impossible d'évaluer la demi‑cuillère. Noter aussi que ces valeurs ne concernent que les liquides et ne sont pas applicables aux poudres dont la densité varie beaucoup.

 

La mesure des doses : utiliser le compte‑gouttes ou bien une seringue graduée qui donne une mesure précise.

 

La mesure de l'eau : employer une éprouvette, un flacon gradué ou tout simplement un biberon gradué, facile à trouver partout.

 

Mesure des poudres : quand un produit en poudre est ac­compagné d'une mesure, celle‑ci doit être mesurée rase sauf avis contraire. De même, si la dose est donnée en cuillerées. Quand on doit peser des quantités plus impor­tantes, d'une pâtée par exemple, un pèse‑lettre permet une précision suffisante jusqu'à 200 g ; au‑dessus, une balance de ménage peut faire l’affaire.

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 17:57

 

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Eperonnier Chinquis  (photo Wikipedia)

 

LES EPERONNIERS

 

Les ravissants éperonniers sont des habitants particulièrement précieux et souvent aussi très coûteux des faisanderies.

Les oiseaux de ce groupe polyplec­tron, ce qui veut dire "à plusieurs ergots" diffèrent des autres phasianidés tant par leur nature que par les deux ergots pointus à chaque patte du coq, ainsi que par le dessin du plumage extrêmement curieux et unique en son genre.

La livrée gris‑brun ou ocre des éperon­niers est parsemée d'une multitude d'ocelles de paon, aUx teintes changeantes ; bleues, vertes, violettes et bronze. Les plumes des ailes et du dos ont, pour la plupart, une ocelle ; les jeunes faisandeaux et les faisanes sont d'une teinte semblable à celle du coq, mais plus mate.

Tous les éperonniers sont originaires de la jungle qui s'étend de l'arrière‑Inde à l'Indonésie. Dans ces forêts chaudes et hu­mides, ils se nourrissent d'insectes, de vers, de petits reptiles et de baies.

Leur cri diffère selon la variété. Pendant la période des amours, les coqs appellent les poules par un cri répété ; ils sont nettement plus grands que ces dernières et on peut les distinguer dès l'âge de 8 semaines, car ils font la roue.

A l'âge de deux ans, les éperonniers sont mûrs pour la reproduction et en pleine splendeur.

Tous les éperonniers ne pondent que deux oeufs. Lorsqu'on les enlève, la femelle pond encore au bout de quatorze jours et, de cette manière, il est possible de recueillir dix oeufs par an d'un couple. Les femelles sont de bonnes couveuses et de bonnes mères.

Chez les éperonniers chinquis, la ponte commence dès le mois de janvier. En laissant la femelle couver, on évite maints écueils pénibles, mais la reproduction n'est pas importante.

Les oeufs recueillis ne conservent que huit à dix jours en fonction de la vitalité du germe et sont, du fait de leur coquille délicate, particuliè­rement faciles à briser. Seules des poules couveuses très douces, qui ne sont pas trop lourdes peuvent mener à bien la couvaison de ces oeufs.

L'élevage des éperonniers présente certaines difficultés : au début, les petits n'accepteront la nourriture que du bec de leur mère et ne mangeront pas autrement.

Lorsqu'ils ont été couvés par une poule, l'éleveur doit jouer le rôle de la mère. Les premiers jours, il présentera des petits vers de farine, à l'aide d'une pincette ou d'un bâtonnet pourvu d'une rainure. Des granulés peuvent être servis plusieurs fois par jour, de la même manière. Au bout de 3 jours environ, les faisandeaux auront appris à picorer et pourront être élevés comme les autres faisans.

Si on laisse la femelle de l'éperonnier couver, il faut éloigner le mâle et le placer àune distance d'où il ne puisse être ni vu, ni entendu par la couveuse, ce qui n'est pas si simple, car l'appel du coq est strident et porte loin.

Nombre d'oeufs: 2 ‑ Couvaison: 21 jours.

Distinction des sexes : les femelles sont plus petites que les mâles et ont des queues plus courtes.

Chez coqs, les "miroirs" sur les ailes sont visibles, surtout au soleil, et la tache blan­che à la gorge se dessine plus nettement que chez les poules.

Mûr pour la reproduction : 2 ans. Monogame (1‑1).

Les éperonniers conviennent parfaite­ment aux amateurs qui ne disposent que d'un petit jardin ; de petite taille, de teintes chatoyantes et d'un beau dessin, particuliè­rement jolis dans leur parade et se contentant d'un espace réduit, ces merveilles de la nature peuvent être tenues dans des volières miniatures.

 

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 18:24

 

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IMPORTANCE DE LA LACTATION

CHEZ LA LAPINE

 

La lactation dune bonne lapine passe de quelques grammes les premiers jours, à près de 150 grammes le 21ème jour, pour retomber très rapidement par la suite.

C'est à partir du 21ème jour que l'ali­mentation solide et individuelle du lapereau, s'intensifie.

 

Or, à l'élevage, tous les problèmes pathologiques, inhérents à la nourrice, se ma­nifestent de la naissance à la 3ème semaine alors que le lapereau devient à son tour délicat à partir de cette époque. Comment peut‑on expliquer cela  ?

 

Si l'on fait une comparaison avec un autre mammifère, la vache, qui pèse cent fois plus, on voit que la lactation de la lapine est proportionnelle, puisque 250 grammes représentent 25 litres d'une excel­lente laitière. Tous les problèmes qui se posent à cette dernière, se retrouvent, par­fois compliqués, chez la lapine. Montées du lait apparition de l'instinct matemel, douleurs des mammelles, engorgements, appauvrissement de l'organisme en sucre, ou du sang en calcium, complications intestinales qui se traduiront chez cette dernière par une absence de nidification, des manifestations de cannibalisme, de mammites, de toxémie de gestation, d’hypocalcémie ou fièvre vitulaire, d’entérotoxémie.

 

Le vétérinaire qui se déplace pour la vache, applique le traitement qui la sauvera. La lapine, moins intéressante, meurt parfois sans avertir. C'est donc à l'éleveur qu'il appartiendra de prévenir plutôt que de guérir. Les méthodes proposées s'avèrent excellen­tes et confirment les suppositions faites au sujet de ces accidents. La préparation à une maternité réussie, s'obtiendra par une bonne alimentation riche en phosphore‑calcium, vitamines, A, D3, E donnée en fin de gesta­tion et surtout c'est essentiel, un abreuve­ment frais ou tiède selon la saison et à discrétion.

 

Chez certaines laitières déficientes, la montée du lait pourra être favorisée égale­ment par l'administration de galactogène. Etant donné que les hormones doivent être formellement proscrites, des formules voi­sines de celles utilisées chez la femme, peuvent être employées avec succès au clapier. Mais c'est surtout à la naissance, qu'un apport de sels de calcium, de phos­phore, d’une formule un peu particulière, sous forme parfaitement assimilable doit être fait obligatoirement dans l'eau de boisson.

 

Comme chez la vache, et proportion­nellement, on administrera au moins les vitamines A et E. L'expérience montre déjà une réduction considérable du taux de stéri­lité, de mise bas anormale, de cannibalisme et la disparition quasi totale des autres acci­dents.

 

Pour le lapereau qui voit sa ration lactée décroître très rapidement à partir de la 3ème semaine, le problème est de préparer son tube digestif à s'accoutumer à une ali­mentation solide, cellulosique, en un temps très court. C'est en général un véritable stress, et la flore intestinale se modifie parfois dune façon anarchique. Il s'installe souvent une flore microbienne pathogène entraînant des toxémies (colitoxémie, entéro‑ toxémie) ou des diarrhées longues à guérir dans les cas les moins graves, ou bien, au contraire, importantes, abondantes, mu­coïdes ou non, qui liquident l'animal ou la portée en quelques heures.

 

Dans ce cas, l'éleveur est parfois insuf­fisamment armé, mais il comprendra déjà l'intérêt de ne pas réduire la quantité de boisson, (dans le but supposé de diminuer la diarrhée) alors que l'organisme est habitué à la grande quantité d!eau apportée par le lait, et de lui incorporer de la 3ème à la 6ème semaine, au moins, des ferments lactiques convenables et valablement titrés, en quantité suffisante pour combattre les flores pathogènes. Si celles‑ci prenaient le dessus, les antibioti­ques pourraient être efficaces, s'il n'est pas trop tard et si les ferments lactiques de réen­semencement sont distribués immédiatement après.

 

Quant aux vaccinations, soulignons que devrait être particulièrement étudiée leur application pendant la gestation, comme chez la vache, mais d’autant plus que chez les rongeurs, la barrière foetale est beaucoup plus perméable au passage des anticorps maternels vers le foetus, ce qui ne diminue en rien l'intérêt de leur passage dans le colos­trum.

 

De toute façon, le problème de la coccidiose, dont les manifestations sont voisines de celles des entérites microbien­nes, mais dont les causes sont totalement différentes, ne doit pas être non plus né­gligé.

 

Ainsi, une meilleure connaissance des processus de la lactation chez la lapine, explique parfaitement le plus grand nombre des accidents pathologiques observés à cette période de l'élevage, et l'on comprend très facilement alors la nécessité chez la nourrice d'une production facile, importante, et de qualité.

 

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 17:21

 

Culbutant de Koenigsberg

 

 

LES BASES D’UN LOGEMENT RATIONNEL

POUR LES PIGEONS


Quel que soit le but que l'on se pro­pose quand on veut élever des pigeons, soit que l'on désire rester simple amateur avec quelques couples de pigeons seulement ? soit que l'on veuille garder un grand nombre d'oi­seaux, il est des règles générales de construc­tion et d’aménagement du logement destiné aux pigeons qu'il est important d'observer dans tous les cas.


Et que le colombier doive rester une simple volière plus ou moins grande, qu'il doive être situé dans un grenier aménagé à cette fin, ou encore qu'on le construise de toutes pièces, les conditions d'hygiène doivent rester les mêmes. Ces conditions, quelles sont‑elles ?


Les mêmes qu'il faut trouver dans tous les bâtiments destinés à garder ou à élever des animaux : de l'air, de la lumière. Une ancienne conception en fait de construction voulait que pour donner beaucoup d'air, il était nécessaire de faire des places très grandes et très hautes afin d'avoir ainsi un grand cubage d'air. Or on est heureusement revenu de cette erreur et on juge plus logiquement actuellement qu'il faut assurer toujours un air pur dans une salle habitée par l'homme ou par les animaux, par un continuel renouvellement de l'air plutôt que par l'emmagasinement d'un grand cubage d’air.


Le colombier ou la volière, doit donc répondre à cette condition primordiale : être construit de telle manière que l'air extérieur y entre continuellement pour remplacer l'air intérieur rendu impur par la présence des habitants. Mais cette entrée d'air doit être conçue de telle manière que les pigeons ne soient jamais exposés à subir les mauvais effets des courants d'air. Ce point est excessivement important, le premier à considérer dans la construction que vous entreprendrez pour loger vos pigeons, quelle que soit la situation de ce colombier, ou quelle que soit sa destination : volière d'amateur ou colom­bier de rapport.

 

Par conséquent, dans une volière ou un colombier, construits de manière que l'intérieur en soit bien et continuellement aéré sans exposer les oiseaux aux courants d'air, la deuxième condition à observer, c'est d'assurer à nos pigeons la plus grande lumière possible. Il est bien rare que ce point soit suffisamment observé et sans qu'il fasse précisément sombre dans les colombiers, il n'y fait généralement pas assez clair. Il faut, nous le répétons, la plus grande clarté possible, mais il est important cependant que les pigeons soient toujours à l'abri des rayons du soleil.


Une disposition des fenêtres bien comprise, des dimensions de fenêtres bien calculées, sont des conditions qui permettent toujours de résoudre de façon heureuse la question de lumière dans les bâtiments destinés aux animaux. Si dans des circons­tances tout à fait spéciales, on est amené à devoir assombrir pendant quelque temps l'intérieur d’une habitation, il est toujours facile de diminuer l'intensité de la lumière par des rideaux ou des stores, et cette condi­tion d'obscurité n'est donc pas à envisager quand on construit le pigeonnier.


Ces questions d'aération et d'éclairage du pigeonnier sont étroitement liées à la question d'orientation du bâtiment destiné à loger et à élever des pigeons. Il faut toujours orienter toutes les ouvertures du pigeonnier soit au sud, soit à l'est. L'orientation au  nord est toujours la plus mauvaise que l'on puisse adopter, et mieux vaudrait ne pas essayer d'élever des pigeons dans un colom­bier dont les seules ouvertures seraient tour­nées vers le nord. Il ne faut pas perdre de vue que le colombier doit être toujours parfaitement sec et que l'orientation, ainsi que la ventilation doivent aider grandement au maintien de cette condition. L'orientation doit être telle, aussi, qu'elle puisse aider à la bonne ventilation et à l'aération continue du colombier.

 

Ceci nous amène à parler de la capa­cité qu'il convient de donner à ce logement. Dans un colombier de pigeons maintenus à l’intérieur, comme le serait, par exemple, un colombier de pigeons voyageurs installé dans un grenier, cas dans lequel on doit envisager la nécessité de garder des pigeons enfermés dans certaines circonstances et ce, pendant un temps plus ou moins long, il faut compter qu'une capacité de 20 mètres cubes est une bonne mesure pour garder 15 couples d'oiseaux. Il est évident que la volière de l'amateur qui comprend un espace à l'air libre où les pigeons peuvent toujours accéder, peut avoir des dimensions plus restreintes, l'intérieur de cette volière ne devant, en pratique, servir que pour les nids et pour abriter les pigeons, la volière extrieure restant leur lieu d'ébats.

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 11:24

 

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LE « SYMPTOME DIARRHEE »

ET SA VALEUR DIAGNOSTIQUE

 

 Un diagnostic clinique demande, pour être établi, l'observation de tous les symptô­mes notables. Parmi ceux‑ci, la diarrhée est un de ceux qui frappe le plus l'éleveur, car, contrairement à d'autres, il a un caractère de permanence qui se prête à l'observation. Sur les planches à déjections des diarrhées anormales attirent le regard. Elles peuvent aussi souiller les plumes des volailles. D'autres symptômes, au contraire, sont bien plus fugitifs. Une poule semble prostrée au milieu des autres, mais que l'on effraie le groupe, elle reprend une allure normale et disparaît au milieu des troupes.

Il est donc normal que l'aviculteur fasse attention au symptôme diarrhée. Il y est d'autant plus incité s'il possède un ouvrage de pathologie aviaire, qu'il y aura trouvé pour toutes les maladies dans la description des symptômes : les malades sont prostrés et présentent de la diarrhée... Reste l'aspect de la diarrhée, sa couleur. L'abus de la simplification trouvé dans certains ouvrages de vulgarisation a conduit l'éleveur à retenir le "topo" suivant:

Chez le tout jeune poussin :           

diarrhée blanche = pullorose.

Chez les sujets plus âgés et adultes :

diarrhée blanche = typhose ;

diarrhée verte = choléra ;

diarrhée jaune mousseuse = parasitisme ;

diarrhée rouge = coccidiose.

Or, une seule chose est vraie, la dernière ; toutes les autres sont sujettes à caution car elles n'ont aucun sens précis.

Reprenons donc la question dans l’ordre.

 

 DIARRHEE BLANCHE DU POUSSIN (de 1 à 20 jours)

Ne signifie absolument pas "pullorose" uniquement. C'est aussi un symptôme qui accompagne toute maladie infectieuse, tout désordre alimentaire. Pendant les dix premiers jours, la coccidiose caecale elle-­même peut la provoquer ; donc diarrhée chez le poussin signifie "maladie", mais c’est tout.

 

DIARRHEE DES JEUNES ET DES ADULTES

Diarrhée blanche : c'est évidemment un signe de typhose mais plus généralement d'entérite quelle qu'en soit la cause. C'est pourquoi la diarrhée blanche ou blanchâtre s'observe dans la plupart des maladies suraiguës.

Diarrhée verte : la diarrhée verte, elle, accompagne en pratique toutes les maladies aiguës : à ce titre, on l'observe aussi bien dans la peste que dans la typhose et le choléra aigus.

Il faut signaler à son propos l'observa­tion faite dans divers élevages sur des poules adultes : de temps à autre, un sujet isolé devient triste, cesse de pondre et se met à présenter une diarrhée vert épinard abondante qui aboutit à la mort en quelques jours. Aucune cause et aucun traitement satisfaisants n'ont pu être trouvés. Dans quelques cas, on a sauvé des malades avec de fortes doses de sels d'argent. Les cas restent rares et il n'y a jamais épidémie.

Diarrhée jaune mousseuse : tous les éleveurs qui l'observent concluent : vers ou coccidiose chronique. Or, bien souvent, nous ne trouvons aucun parasite.

Cette forme de diarrhée peut donc avoir plusieurs causes : le parasitisme en est réel­lement une, mais dans bien des cas le seul régime alimentaire en est reponsable.

Devant cette diarrhée, il faut donc se garder de conclure trop vite et de se jeter sur le traitement que l'on croit approprié. En général, c'est là pur jeu de hasard, car on ne traite pas de la même façon vers et cocci­dies, et il est impossible sans autopsie de savoir s'il y a des vers, et sans examen microscopique s'il y a des coccidies.

Il faudra ne pas s'arrêter à la présence de cette diarrhée et considérer les deux autres éléments du problème :

‑ l'aspect général des oiseaux : vivacité crête rouge. La ponte est‑elle constante ou en augmentation ?

‑ l'importance de cette diarrhée par rapport aux excréments totaux.

Si les sujets sont en bon état et les diarrhées rares, il n'y a pratiquement pass à s'inquiéter, tout au plus à surveiller d'un peu plus près afin qu'une augmentation de la diarrhée ou un fléchissement de l'état géné­ral ne passent pas inaperçus.

Si les diarrhées sont nombreuses et si l'état de santé laisse à désirer (sujets maigres, baisse de ponte, crête pâle), on devra suspecter d'abord le parasitisme et tâcher de déterminer sa nature pour appliquer le traitement voulu.

Diarrhée rouge ou sanglante : cest la seule diarrhée vraiment caractéristique. Elle signe 99 fois sur 100 la coccidiose caecale aiguë, surtout entre quinze jours et quatre mois. Passé cet âge, elle peut être excep­tionnellement la conséquence d'une très grave entérite ou de maladies aiguës comme le choléra, la peste, etc... Moins exception­nellement, elle peut accompagner des cas graves de coccidiose intestinale.

De la diarrhée hémorragique, il faut rapprocher ce que les éleveurs décrivent souvent sous les termes de « filets de sang », « morceaux de chair », «morceaux d'intestin », que l'on peut voir dans les excréments des adultes. Ce sont. en général, de petites masses homogènes de teinte corail sale. Il s'agit là encore de colorations banales et bien que quelquefois on y ait trouvé des coccidies, nous pensons qu'il est impossible de faire un rapport entre ces colorations et la coccidiose.

 

AUTRES DIARRHEES

Nous arrivons donc à la conclusion qu'il ne faut pas, en général, attribuer une signification précise à la couleur d'une diarrhée. Une poule qui consomme beau­coup d'herbe a des excréments verts et cela est normal. Dans des crottes normales, cette coloration, est atténuée par la présence des urates blancs mais, qu'il y ait un peu d'eau en plus, les excréments deviennent liquides et leur teinte se déve­loppe : une telle poule pourra ainsi faire une diarrhée verdâtre (sinon verte) sans avoir le choléra. La diarrhée simple étant la liquéfac­tion des excréments par présence d'un excès d'eau, on peut ainsi avoir des diarrhées diversement colorées, sous des influences alimentaires, sans qu'il y ait lieu de porter un diagnostic autre que celui de "diarrhée". Certaines baies peuvent noircir les excréments et même provoquer à elles seules des diarrhées si elles sont laxatives, ce qui est fréquent.

D'autres aliments (comme le sorgho) peuvent donner des colorations rouges sans signification inquiétante.

 

CONCLUSION

 

A part la diarrhée hémorragique, il n'est pas de diarrhée caractéristique permettant à elle seule de poser un diagnostic. Les diarrhées et leurs couleurs constituent tout au plus un des éléments de ce diagnostic et nullement le plus important. C'est donc folie pour l'éleveur de vouloir en tirer des conclu­sions immédiates et en décluire le traitement à appliquer. Il faudra surtout tenir compte de l'état général et, s'il reste bon, rechercher la cause de la diarrhée dans l'alimentation et ne s'inquiéter que si les diarrhées sont abon­dantes et persistantes.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 11:59

 

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A PROPOS DU PLUMAGE ET DE LA PEAU

Réponses à des questions qui se posent fréquemment

 

 

Q : Des poux  jaunâtres, de forme allongée, dans le plumage des oiseaux sont‑ils dangereux et comment les éliminer ?

 

R : ce sont des poux des plumes. Ils ne piquent pas les oiseaux, car il ne se nourrissent pas de sang mais de débris de plumes et de peau. Ils ne sont donc pas dangereux, mais peuvent gêner les oiseaux par leurs déplacements dans le plumage. On les détruit facilement avec une poudre insecticide non toxiques. Certains insecticides peuvent être dangereux pour les oiseaux.

 

Q : Certains  oiseaux perdent leurs plumes sur la tête ou sur le cou. La peau est rouge et souvent ils se grattent. Cela est‑il dû à la gale ou à des parasites ?

 

R : Non. La gale déplumante est très rare et s'il y avait des parasites on les verrait. Ces oiseaux font une mue anormale et il est probable que leur cage se trouve dans une pièce où  ils sont éclai­rés tard le soir et ont donc des jours longs, même en hiver. Or c'est la diminution de la durée du jour en été et son augmentation au printemps qui règlent le cycle de vie des oiseaux « mue en été, reproduction au printemps ». Le fait de supprimer cette alternance de jours courts et de jours longs, peut, chez certains sujets provoquer des trou­bles hormonaux qui se manifestent justement par une mue partielle et persistante et parfois par une masculinisation des femelles qui se mettent chanter comme des mâles. Pas de traitement radical. Il faut remettre les oiseaux dans des conditions correspondant à la durée du jour naturel, mais cette mue anormale peut persister encore plusieurs mois.

 

Q : Chez des oiseaux qui se piquent et s'ar­rachent les plumes, comment faire cesser ce vice ? Est‑ce dû à une carence alimentaire ?

 

R : Ces oiseaux sont sans doute nerveux et ce picage n'est pas dû à une carence alimentaire. Avant tout, il convient de s’assurer que les oiseaux disposent de suffisamment de place, et qu’il n’y a pas de surpeuplement. C'est une cause fréquente. Don­ner un calmant et mettre dans des cages séparées les piqueurs les plus acharnés. Eviter un éclairage trop in­tense de la cage.

 

Q : Chez un perroquet qui s'arrache toutes les plumes, il ne lui reste que celles qu'il ne peut at­teindre, sur la tête et en haut du cou. Quelle en est la cause et comment y remédier ?

 

R : en général, le picage chez le perroquet est dû à l'ennui ou à une contrariété, souvent liée au départ d'une personne ou d'un animal familier auquel il était ha­bitué. Il est rare que ce picage soit dû à une carence alimentaire et d'ailleurs, il ne mange pas ses plumes, mais les arrache et les laisse tomber parfois après les avoir un peu mâchonnées dans son bec. La solution est donc de le distraire et de s'occuper de lui. Donnez lui du papier à déchirer, du bois à déchiqueter. Si possible, la compagnie d'un autre animal, oiseaux ou chien ou chat sera sans doute la solution. Outre cette cause psycholo­gique, il arrive que le picage soit dû à l'air trop sec des habitations chauffées : mettre des humidificateurs sur les radiateurs, pulvériser de l'eau sur l'oiseau plusieurs fois par jour. Enfin, si, cas rare, l'oiseau mange ses plumes, cela peut dénoter une carence alimentaire et, dans ce cas seulement l'emploi d'un répulsif sera une solution immédiate, mais il faudra tenter de corriger l'alimentation.

 

Q : Chez certains canaris, de plus d'un an, on observe, après la mue, de petits kystes sur­tout sur les ailles. Ils cherchent à les enlever avec leur bec. De quoi s'agit‑il ? Est‑ce parasitaire ?

 

R : il s'agit de kystes folliculaires résultant du développement anormal d'une plume qui ne sort pas du follicule plumeux. Il n'y a pas de traitement préventif et certains sujets sont héréditairement prédis­posés, surtout dans les races à plumage abondant : Norwich, Frisés etc. La seule solution est d'enlever ces kystes ou de les ligaturer à leur base avec un fil qui en provoque la chute rapide, mais cela recommencera chez les oiseaux prédisposés.

 

Q :  Des oiseaux exotiques de grosses espèces, ont des plumes qui se cassent, surtout sur la queue et/ou les ailes. Est‑ce dû à un parasite ?

 

R : Il existe bien un parasite, un acarien dénommé Syringophilus, qui se loge dans le tuyau des plumes, vers la base. Cette partie de la plume apparaît opaque au lieu d'être claire . Ce pa­rasite est assez rare et un examen parasitologique des plumes suspectes permet de le mettre en évidence. Il arrive plus souvent, qu'une fragilité des plumes soit ob­servée chez les grandes espèces. Sa cause est mal connue, mais beaucoup d'auteurs l'ont attribuée à une ca­rence en certains acides aminés, spécialement en arginine. Un complément alimentaire apportant cet acide aminé, mais aussi les acides aminés soufrés (méthionine, cystine)  ainsi que la lysine est conseillé en même temps que des vitamines sous forme de polyvitamines.

 

Q : Un oiseau apparaît  enflé, gonflé comme un ballon. Cette enflure est souple, on dirait de l'air.

 

R : C'est effectivement de l'air qui, à la suite d'une lésion d'un sac aérien, se répand sous la peau. Il faut percer cette dernière pour laisser l'air s'échapper. Le mieux est de faire une petite incision de 3 ou 4 millimè­tre avec des ciseaux à ongles ou à broder (non doulou­reux), car si l'on pique seulement avec une aiguille l'ouver­ture se referme rapidement et tout recommence. En quel­ques jours cela s'arrange définitivement. Très rarement les récidives se suivent et, si après plusieurs incisions faites sur une période de 15 jours, le problème n'est pas ré­solu, il faut envisager de sacrifier l'oiseau.

 

Q : Des perruches ondulées se reprodui­sent correctement, mais à la sortie du nid, certains jeunes ont des plumes des ailes ou de la queue qui manquent. lis ne peuvent voler et se traÎnent. Quelle en est la cause et peut‑on y remédier ?

 

R : c'est la mue française qui est due à un virus transmis par l'oeuf. Il n'existe aucun traitement ni vaccin. Il faut éliminer les couples et surtout les femelles qui don­nent de tels jeunes.

 

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 11:20

 

Fuligule Milouin mâle

 

NETTE ROUSSE

 

 

CANARDS D’ORNEMENT DE GRANDE TAILLE

 

Presque tous les canards d'ornement sup­portent très bien le climat européen, même en hiver.

lis sont absolument inoffensifs pour les hommes, les bêtes, les plantes et les fleurs. Par leur dessin et leurs teintes remarqua­bles qui atteignent leur apogée en automne et en hiver, ils agrémentent les plans d'eau et leurs abords.

Parmi la très grande quantité des espèces qui vivent dans le monde, voici celles qui se distinguent par la diversité des teintes, la fa­cilité de l'entretien et les possibilités de re­production.


Le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna)

vit à l'état sauvage en Europe et couve dans les dunes, dans des terriers abandonnés par les lapins. Son splendide dessin coloré en fait un oiseau d'ornement par excellence. Sa tête et le haut de son cou sont vert‑noirâtre le bec surmonté d'une protubérance est rouge et le corps brun et blanc avec un trait noir aux épaules. Les jeunes sont blancs, à couverture gris‑brun. Ces canards étant ha­bitués à couver dans des terriers, il faut met­tre à leur disposition un vieux bidon à lait à demi enfoui dans la terre qui leur servira de nid. Ils ont tendance à se montrer agressifs envers leurs congénères.

Couvaison : 28 jours ‑ nombre d'oeufs : 8 à 16. La cane et le canard ont le même dessin et les mêmes teintes. Ils atteignent la maturité sexuelle à l'âge de 2 ans.


Le Casarca roux (Tadorna ferruginea)

couve en Afrique du Nord, en Europe du Sud‑Est, en Iran et en Chine, et hiverne au Soudan, en Abyssinie, en Inde, en Chine du Sud et en Corée. Ces oiseaux étaient déjà tenus en captivité dans l'antique Egypte et en Grèce pour leur beauté et leur docilité.

Le canard est de teinte jaune‑brunâtre avec un collier noir ; la queue et les pattes sont noires. La cane est jaune plus foncé, son oeil est entouré d'une tâche blanche et elle n'a pas de collier. Les couples de repro­ducteurs doivent être isolés car ils se livrent de violents combats. Ils couvent aussi dans des terriers (voir la nidification des Tadornes de Belon).

Couvaison : 28/30 jours ‑ nombre d'œufs 8‑16. lis peuvent être élevés avec les cy­gnes.


Le Casarca du Cap (Tadorna cana)

res­semble beaucoup à l'espèce précédente mais sa teinte fondamentale est brun plus foncé tandis que la tête et le cou sont gris. La cane a également une tache blan­che autour de l'oeil. Cette espèce est origi­naire d’Afrique du Sud.

De méchante humeur et dangereuse pour ses congénères pendant la saison de cou­vaison. Inoffensive envers les cygnes.

Couvaison : 30 jours ‑ nombre d'oeufs : 6­ à 15. Niche dans des terriers (voir nidification des Tadornes de Belon).


Le Canard souchet (Anas clypeata)

est aussi très populaire comme oiseau d'orne­ment. Surtout le mâle. avec sa tête vert foncé brillante, le bas du cou et le ventre marrons et le devant du corps noir, attire l’oeil. La cane a un dessin foncé sur un fond gris­ jaunâtre. Pour les maintenir en bonne forme et les amener à couver en captivité, il est né­cessaire de leur fournir, en plus de la nourri­ture habituelle, des aliments d'origine ani­male.

Nombre d'oeufs : 7 à 14 ; couvaison : 23‑25 jours.

 

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CANARD SOUCHET


Le Canard pilet (Anas acuta acuta)

migre au printemps et en automne à travers la Hol­lande. Les pennes caudales du milieu sont  chez le mâle, considérablement prolongées ; sa tête foncée, sa poitrine blanche et son corps gris forment un ensemble gracieux. La cane est d'une modeste teinte brun‑gris. Ces oiseaux couvent difficilement en captivi­té. Nombre d'oeufs : 8 à 10.


Le Canard siffleur d'Europe (Anas pene­lope)

hiverne en Hollande. Le mâle a une tête rouge‑brun, ornée d'une bande jaune ­blanchâtre, de longues ailes en pointes ornées d'une large bande blanche ; les plumes sous caudales sont noires. La femelle est jaune­-brun avec des taches et des stries brun fon­cé. Cette espèce couve difficilement en cap­tivité.


Le Canard siffleur d'Amérique (Anas américana)

ressemble beaucoup à son ho­monyme européen, mais le mâle a une ta­che verte derrière l'oeil et des flancs rouge­ violacé, ce qui exclut toute confusion. Cette espèce vit à l'état sauvage en Amérique du Nord.

Nombre d'oeufs : 7‑12 ; couvaison : 24‑25 jours.

 

Canard siffleur 4 

 

CANARD SIFFLEUR


Le Canard siffleur du Chili (Anas sibila­trix)

est originaire de l'Amérique du Sud. Il est très recherché comme oiseau d'orne­ment car il se contente d'un très petit bassin et couve volontiers en captivité. Le bec bleu du mâle fait un joli contraste avec le devant blanc de sa tête ‑, l'arrière de la tête et la nuque sont noirs, ornés d'une bande vert métallique ; le corps est pointillé de noir et de brun. L'ensemble est d'un effet ravissant. La femelle est plus petite de taille, ses couleurs sont identiques mais moins vives.

Nombre d'oeufs . 6‑9 ; couvaison : 24‑25 jours.


Le Canard à bec tacheté de l'Inde (Anas poecilorhyncha)

doit son nom à son pays d'origine et à la tache jaune à l'extrémité du bec gris foncé, identique chez les deux sexes. Ce robuste canard, tacheté de brun‑gris ne peut être tenu que sur de grands plans d'eau car il poursuit les autres espèces. Couvaison : 28 jours ; nombre d'oeufs : 8­ à 14. Les teintes de la femelle sont identiques à celles du mâle.


Le Canard des Philippines (Anas luzoni­ca)

est parmi le plus joli des canards d'orne­ment. Une bande noire coiffe sa tête brun foncé, depuis la racine du bec jusqu'à l'ar­rière de la tête et un autre trait noir se des­sine devant et derrière l'oeil. Le bec bleu se détache nettement de l'ensemble. Le corps est gris. Depuis 1935, cette espèce est te­nue comme oiseau d'ornement et son éle­vage a donné de bons résultats. Couvaison : 25‑26 jours «, nombre d'oeufs : 10 environ. Les deux sexes ont les mêmes couleurs.


La Nette rousse (Netta ruffina)

est un ca­nard européen particulièrement joli. Le mâle a le bec rouge vif, la tête rouge‑brun, la poi­trine noire, le ventre blanc et le dessus du corps brun‑gris. La femelle est d'une modeste teinte brun‑gris. Ces oiseaux couvent à merveille en captivité. Couvaison : 26 jours nombre d'oeufs : 7 à 12.


Le Canard peposaca (Netta peposaca)

originaire de l'Amérique du Sud a un aspect véritablement exotique. Le mâle a un bec rouge surmonté d'une protubérance égale­ment rouge qui se détache magnifiquement contre la tête noire à riches reflets verts et violets ; son corps est grisâtre, parsemé de points et de stries ondulées; des stries trans­versales grises ornent le dos noir. La femelle de couleur brune a le bec gris‑bleu. Les cane­tons peposaca sont bruns et on reconnaît les jeunes mâles à leur bec rose. Ce canard d'ornement est particulièrement à recom­mander car il est admirable et son élevage donne d'excellents résultats. Couvaison : 28 jours ; nombre d'oeufs : 6 à 9. Atteint la matu­rité sexuelle à l'âge de 2 ans.

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 10:24

 

Blanc de Hotot 2

 

 

L’IMPORTANCE DU BETA-CAROTENE

POUR LES LAPINS

 

En tant que lots témoins, des groupes de 10 à 12 lapines d’une race locale suisse ont reçu des rations à teneur normale en vitamine A (20000 Ul/kg), ou les mêmes rations supplémentées avec 40 ppm de béta­-carotène.

Après 12 à 14 semaines, toutes les lapines ont été saillies pour la première fois et ont eu, par la suite, plusieurs générations consécutives.

L'intervalle des saillies entre les gestations était de 6 à 7 semaines et les lapereaux ont été sevrés à l'âge de 3 semaines.

Une expérience pilote réalisée sur des lapines recevant une ration semi­-synthétique et ayant 4 périodes de gestat­tion a montré que le béta‑carotène entraînait une augmentation substantielle du taux de survie des petits lapins.

Cette observation a été confirmée par un essai réalisé sur des lapines recevant une ration commerciale (8000 Ul de vitami­ne A par kg) et sur 7 gestations consécu­tives.

Dans une troisième expérience, les lapines témoins ont reçu la ration commer­ciale avec un apport supplémentaire de 30000 Ul de vitamine A par kg, alors que le groupe expérimental recevait la ration de base enrichie de 40 ppm (parties par million) de béta‑carotène.

Pendant 7 gestations consécutives, le groupe expérimental a eu 41 % de lapereaux sevrés de plus que le groupe témoin.

Les poids vifs moyens des lapereaux sevrés des deux groupes étaient identi­ques ce qui indiquait un état général similaire.

Des études préalables avaient montré que les lapins transformaient efficacement le béta‑carotène en réserve de vitamine A dans le foie.

Des analyses tissulaires ont confirmé que le plasma, le foie et les ovaires ne contenaient que des traces, soit des taux non détectables, de béta‑carotène.

En résumé, l'addition de 40 ppm de béta‑carotène à des rations pour lapins à teneur suffisante en vitamine A entraîne une amélioration importante du taux de survie des lapereaux.

L'expérience dans laquelle les témoins ont reçu des suppléments de vitamine A montre clairement que l'influence du béta­carotène n'était pas seulement un effet de la vitamine A.

Le mécanisme qui influe sur le taux de survie des lapereaux dont les mères avaient reçu du béta‑carotène n'est pas connu.

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Belier anglais

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 17:45

 

 

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LES VACCINS INACTIVES

Pourquoi et comment les utiliser

 

L'utilisation des vaccins inactivés a connu un engouement certain. Théoriquement, cela est dû au fait que les microorganismes tués ou inactivés avant d'être inoculés aux animaux, permettent d'obtenir une bonne réponse immunitaire tout en évitant les risques que comporte l'utilisation de germes vivants.

Même si les vaccins à base de germes inactivés n'ont pas que des avantages, on considère généralement qu'ils présentent suffisamment de garanties pour justifier leur emploi.

De ce fait, ces vaccins inactivés sont inclus dans divers types de programmes de vaccination. Mais où se situent vraiment leurs avantages ?

En premier lieu, le danger de voir se multiplier le microorganisme inoculé, est nul. Il n'y a donc pas de risque que se développe dans l'élevage, la maladie contre laquelle on désire lutter.

En second lieu, chaque sujet recevant individuellement la même dose de vaccin, la réponse immunitaire est beaucoup plus homogène. En revanche, avec un vaccin vivant même s'il est utilisé dans les meilleures conditions, il est très difficile de parvenir au même résultat.

La réponse immunitaire de type humoral avec production d'anticorps circulants, est généralement meilleure lorsqu'on utilise un vaccin inactivé. Ceci est particulièrement avantageux quand on vaccine des reproducteurs qui doivent assurer une immunité passive à leur progéniture. En outre, en stimulant la production d'un très grand nombre d’anticorps, les vaccins tués peuvent permettre de réduire ou même d'éliminer une nouvelle vaccination contre certaines maladies.

Enfin, les vaccins morts demandent des conditions de stockage et de conservation beaucoup moins strictes, et leur durée de validité est beaucoup plus grande que celle des vaccins vivants. Etant donné qu'ils ne contiennent pas de germes infectieux, les vaccins inactivés se combinent plus facilement. Ainsi, les interférences virales qui peuvent se produire quand on administre ensemble, certains vaccins vivants, n'existent pas avec les vaccins morts.


QUELS SONT LES INCONVENIENTS ?


Les vaccins inactivés sont plus coû­teux. Les microorganismes morts ne se multiplient évidemment pas dans l'orga­nisme de l'animal chez lequel ils ont été inoculés ; pour que la réponse immunitaire soit bonne, il faut donc que la dose de vaccin apporte un nombre de germes plus important. L'utilisation de certains adjuvants nécessaires à la préparation du vaccin tué entraîne également une augmentation du prix.

L'inoculation est beaucoup plus labo­rieuse car ils ne peuvent être administrés de façon massive dans l'eau de boisson ou par pulvérisation. Chaque animal doit être piqué individuellement.

Lorsque ce type de vaccin est appliqué de façon inadéquate, il peut occasionner des réactions tissulaires locales sévères, et/ou des lésions musculaires, nerveuses ou orga­niques. Pour cette raison, il est conseillé de confier les opérations de vaccination, à un personnel qualifié.

  Compte tenu des « pour » et des « contre »,on considère généralement que le gros avantage de ce mode de vaccination, est de provoquer la production d'un nombre plus important d'anticorps.

Quoi qu'il en soit comme pour l'emploi de n'importe quel type de vaccin, il y a lieu de tenir compte d'un certain nombre de recommandations :

‑ Le calendrier de vaccinations doit être établi à l'avance et de façon raisonnée, en vue d'obtenir la meilleure protection possible en fonction des circonstances.

‑ Les sujets qui ne sont pas ou mal vaccinés, peuvent demeurer des porteurs per­manents de maladie, ce qui constitue un risque grave pour l'élevage.

‑ Les vaccins inactivés doivent être conser­vés à l'abri de la lumière et à une température comprise entre 2 et 7° c. Cepen­dant, avant de commencer à les utiliser, il est nécessaire qu'ils soient ramenés à la température ambiante de façon à réduire leur viscosité et pour qu'ils soient moins irritants pour les animaux. De même, il est indispensable d'agiter vigoureusement le flacon avant de prélever le vaccin qu'il contient.

‑ Il est conseillé d’employer des aiguilles courtes de façon à permettre une injection intramusculaire correcte, sans qu'il y ait atteinte accidentelle d'un os ou d'une cavité corporelle dans le cas où la piqûre est prati­quée dans la poitrine.

‑ L'injection sous‑cutanée est celle qui se pratique le plus fréquemment lorsqu'on utilise des vaccins inactivés, même si la voie intramusculaire est également possible. Quelle que soit la technique choisie, il faut absolument lire de façon attentive, les recom­mandations données par le laboratoire fabricant.

‑ Il convient de changer l'aiguille toutes les 200 à 300 injections au maximum. Un des avantages du vaccin tué, c'est qu'il n'y a pas de risque de contagion d'un sujet à l'autre, ce qui fait que ce genre de produit peut être employé avec sécurité, même si certains animaux sont prédisposés à la maladie.

Enfin, on ne doit pas perdre de vue qu'une mauvaise technique de vaccination constitue une perte de temps et d'argent, et qu'elle représente un risque potentiel pour les animaux. Avec les vaccins tués, la précision et la qualité de l'application sont plus importantes que la rapidité d'action. Les vaccins inactivés peuvent donner de très bons résultats, à condition toutefois qu'ils soient utilisés au bon moment, là où il faut et suivant une technique appropriée.

En définitive, les avantages que présentent les vaccins inactivés sont évidents, réellement effectifs, et constituent une partie importante d'un programme santitaire bien étudié.

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 17:33

 

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MIEUX CONNAITRE L’OEUF

L’oeuf se compose de six parties principales :

1) LA COQUILLE :

Elle contient 92 à 97% de carbonate de calcium fourni par les glandes de la partie inférieure de l'oviducte, avec un léger pour­centage de phosphore et de magnésie.

La coquille est poreuse et perforée par une infinité de petits orifices nécessaires aux échanges gazeux. C'est par eux que pénètre l'oxygène durant l’incubation, et qu'est expul­sé le gaz carbonique dû au développement de l'embryon.

2) LA MEMBRANE COQUILLERE :

Composée de cuticules et de fines lamelles bien jointes, la membrane coquillère appa­raît nettement lorsque l'on brise délicatement la coquille.

3) LE BLANC OU ALBUMEN :

C'est un liquide fluide et visqueux constitué principalement par de l'albumine.

4) LE JAUNE OU VITELLUS :

Il forme une masse sphérique en suspension dans le blanc et entouré d'une cuticule très fine appelée membrane vitelline. Il contient un ensemble de substances nobles nécessaires au développement de l’embryon.

5) LES CHALAZES :

Ils se présentent sous forme de cordons appartenant à la masse du blanc, de quelques millimètres d'épaisseur et retournés en spirales, les rendant plus solides et leur donnant une teinte opaque. Ils se forment durant le trajet du jaune dans l'oviducte. C'est la conséquence des mouvements gira­toires imposés au vitellus qui provoque successivement le retrait d'une petite quan­tité de blanc prenant petit à petit la forme d'un tire‑bouchon, s'épaississant chaque fois un peu plus.

6) LE DISQUE GERMINAL OU BLASTODERME :

Sur la surface du jaune, on remarque une tache ronde et blanchâtre de 2,5 à 3,5 mm de diamètre, appelé disque germinal qui existe même dans l'oeuf non fécondé et peut induire en erreur.

LA FORMATION DE L’OEUF

Elle commence par le centre et se ter­mine par la périphérie. Chacun des organes de reproduction de la poule a pour mission de former une partie bien définie de l'oeuf. L'ovaire garde jusqu’à maturité les ovules réunis pour former une grappe.

La transformation du jaune en oeuf complet commence lorsque l'ovule tombe dans l'embouchure de l'oviducte que l'on appelle aussi trompe. Le follicule membra­neux qui, jusqu'à présent entourait l'ovule, se rompt, ce dernier demeurant dans l'ovaire en forme de calice membraneux, jusqu'à ce qu'il parvienne à l'oviducte. Dans ce canal, le jaune progresse en tournant, par mouve­ments péristaltiques jusqu'au tube albumini­pare où il reçoit trois couches de blanc dans un laps de temps variant de six à huit heures.

L’ovule joint au blanc poursuit son chemin et arrive à l'utérus où il séjourne de douze à vingt quatre heures pour permettre la formation de la coquille. Directement sur le blanc se dépose la première pellicule opaque, mince mais relativement rigide, qui est la membrane coquillère. De suite après, s'étend par-dessus la membrane, une pâte calcaire qui durcit rapidement et forme ce que l'on appelle, la coquille.

L'oeuf tout a fait terminé est expulsé par le cloaque grâce à une très forte contrac­tion des muscles pelviens, et parvient au dehors généralement par le gros bout.

 

LES ŒUFS ANORMAUX

Les oeufs présentent souvent des ano­malies : sans coquille, taches de sang dans le jaune dues soit à un mauvais fonctionne­ment de l'oviducte, soit à une légère déchi­rure causée au moment du détachement de l’ovule.

LA FECONDATION DE L’OEUF

En ce qui concerne la fécondation de l'oeuf, il est impossible de préciser si elle a lieu lorsque l'ovule se trouve dans l'ovaire ou dans l'oviducte. Les deux thèses ont leur partisans, mais par hypothèse, nous pouvons déduire qu'après l'accouplement, les spermatozoïdes demeurent dans l'oviducte jusqu'à l'arrivée du jaune. A ce moment là, le spermatozoïde le plus vaillant se dirige vers le balstoderme, se joignant au gamète femelle, et à partir de cet instant, l'oeuf est fécondé.

Etant donné que les spermatozoïdes restent dans l'oviducte, il est normal que les oeufs pondus huit ou dix jours plus tard soient fécondés, même si l'on a retiré le mâle du poulailler.

L’EVOLUTION APRES LA FECONDATION

Très vite, soit naturellement, soit par l'intermédiaire d’un appareil, la chaleur agit sur l'oeuf en modifiant sa structure inté­rieure.

Le blanc se fluidifie, laissant plus de mobilité au jaune, qui après douze heures d'incubation, vient frôler la coquille. Les chalazes disparaissent, le jaune grossit et se couvre d'une multitude de petites veines, de manière qu'il puisse être absorbé par ces vaisseaux sanguins. Le vitellus se rapproche de plus en plus de la coquille, offrant une plus grande superficie à la chaleur. Le blanc n'est pas directement absorbé par l'embryon en croissance, mais par l'intermédiaire du jaune qui subit une complète modification. C'est pour cette raison que l'on ne trouve jamais de veines dans le blanc.

LE BLASTODERME

Immédiatement après la fécondation, c'est‑à‑dire après la fusion des gamètes mâle et femelle, des changements commencent à se produire à l'intérieur du jaune, même durant son trajet dans l'oviducte. Dans la cellule, jusqu'alors simple du vitellus, se produisent des divisions grâce auxquelles l'embryon se développe. On constate la première segmentation du disque germinal qui se coupe en deux cellules : l'ectoderme et l'endoderme. L'oeuf peut rester ainsi vivant durant deux ou trois semaines. Passé ce délai, s'il n'est pas mis en incubation, le germe meurt.

LE DEVELOPPEMENT DE L’EMBRYON

Peu de temps après la mise en incuba­tion, il se forme entre l'ectoderme et l'endo­derme, une partie intermédiaire appelée mésoderme qui, plus tard, donnera naissance aux vaisseaux sanguins et au coeur.

L'organe de protection de l'embryon est l'amnios qui secrète un liquide dans lequel le germe flotte. L'organe d'alimenta­tion est le sac vitellin ou jaune. L'organe excréteur est l'allantoïde formée par une petite cavité sphérique se trouvant derrière le jaune. Cependant, le bastoderme se déve­loppe et les cellules de l'endoderme, du mésoderme et de l'ectoderme se multiplient rapidement.

Au troisième jour d'incubation, appa­raît le coeur, au quatrième on peut distin­guer les yeux et la tête. Après six jours, il est possible de remarquer les ailes, les pattes ainsi que le début de la formation du bec, terminée au neuvième jour, au moment où vient d'apparaître le duvet. Le dixième jour, l'embryon commence à bouger, le treizième il ouvre le bec, le quatorzième il est complè­tement formé. Le dixneuvième jour, le blanc a disparu, le vingtième on aperçoit une proé­minence au bout du bec qui, vingt quatre heures plus tard, si les conditions d'incuba­tion ont été normales, aidera le poussin à briser la coquille et à éclore.

 

A partir de l'ectoderme se sont formés le cerveau, la peau et les organes des sens. Du mésoderme se sont développés le sque­lette, les muscles, le coeur et les vaisseaux sanguins. L'endoderme a permis la formation du tube digestif, du foie, des glandes et des poumons.

Les poussins femelles nouvellement éclos possèdent les deux ovaires en vague forme de haricot. L'ovaire droit avec son oviducte correspondant, va bientôt s'atrophier complètement. Par contre, les testicules des mâles se distinguent des organes sexuels féminins par leur contour bien défini et leur égale grosseur qui variera d'ailleurs avec le temps. L'ovaire et les testicules sont collés à la colonne vertébrale.

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