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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 18:20

 

 

Oeufs-Marans.jpg

 

Depuis des dizaines d'années, les fabricants et vendeurs de médicaments ont fait

en sorte que le cholestérol serve de bouc émissaire dans les maladies cardio-

vasculaires, et ceci sans preuves vraiment tangibles. Fort heureusement,

des hommes de science courageux et épris de vérité, se sont élevés, contre ces mensonges et partis-pris intéressés, trop souvent hélas en pure perte.  Cependant,

un peu partout, des scientifiques ont repris le flambeau. C'est le cas en France,

du Professeur Philippe Even dont la compétence et la probité

ne peuvent être mises en doute.

Les explications que nous donne aujourd'hui le Professeur Even, corroborent 

l'article qui suit à propos duquel il est important de noter qu'il a éte publié

dans notre revue Sélections Avicoles, en Janvier 1973 à partir d'observations

faites depuis le début des années 1900.


 LES ŒUFS ET LE CHOLESTEROL

 

Depuis longtemps, le rapport a été établi entre la dose de cholestérol dans le sang, et l'athérosclérose. Dès le début, la réaction logique a été : «pour éviter l'athérosclérose (ou artériosclérose), éviter de consommer des aliments riches en cholestérol». Sans que cette méthode de prévention ait apporté la preuve de son efficacité, elle a été admise par le corps médical, puis par le grand public, sous l'impulsion de la presse « spécialisée» dans les questions de santé. C'est ainsi qu'il y a quelque temps on a pu voir une photo en couleurs représentant un poulet prêt à r6tir et un morceau de veau, avec un gros titre : «ces viandes infiltrées de cholestérol» ; le lecteur devait sans doute le voir, ce cholestérol ennemi, dans ces viandes qui, bien entendu. étaient baptisées pour la cir­constance : poulet d'élevage et veau aux hormones.

Mais avant d'en arriver à ces excès de plume et de photo­graphie, la première victime de ces notions fut l'oeuf qui, cela est bien connu, contient des quantités notables de cho­lestérol.

 

Or, depuis peu, on sait que ces données sont fausses. Le cholestérol du sang, le cholestérol qui se dépose dans certaines artères, n'a aucun rapport avec le cholestérol consommé ; c'est uniquement du cholestérol fabriqué par l'organisme. Bien plus, il apparaît que l'organisme en fabrique d'autant plus que la ration alimentaire est pauvre en cholestérol. On peut donc même être amené à prendre le contrepied de ce qui était admis, et à conseiller le cholestérol pour éviter les maladies cardiaques !

 

C'est évidemment une révolution dans ce qui était admis depuis 60 ans ; bien des médecins généralistes risquent de rester encore longtemps sur un principe aussi ancré dans les esprits, et ne parlons pas du grand public et de la presse «santé» qui, avec le cholestérol, va perdre son serpent de mer.

Les aviculteurs américains ont immédiatement compris que c'était une nouvelle importante qu'il fallait que chacun d'entre eux (ainsi que tous ceux qui sont intéressés par l'avi­culture), diffuse auprès de son médecin d'abord, auprès du public ensuite, Divers articles ont paru sur ce sujet dans la presse avicole américaine, et nous donnons ci‑après, la tra­duction d'un article paru dans Poultry Digest. C'est le conden­sé d'une causerie intitulée «les oeufs et le cholestérol», faite par le Docteur R. C. Atkins, médecin à New ‑York, devant 700 personnes, au cours d'un dîner offert en l'honneur de P. Alampi, secrétaire de l'Agriculture du New Gersey.

 

Le Dr. Atkins est un médecin spécialisé en maladies de la nutrition et dans le métabolisme des hydrates de carbone. Il est affilié au St Luke's Hospital. Il est l'auteur du livre «La révolution diététique du Dr. Atkins», publié aux U.S.A. le printemps dernier.

 

                                 CE N'EST PAS LE CHOLESTEROL DES OEUFS

QUI EST LE COUPABLE, MAIS LE SUCRE.

 

1 - La majeure partie du cholestérol du sang n’a pas été absorbée, mais est fabriquée par l'organisme.

2 - On ne peut pas augmenter le taux de cholestérol sanguin en man­geant plus de cholestérol.

3 -  La dose d'insuline dans le sang est étroitement liée aux troubles cardiaques.

 

Il y a 60 ans, on a montré qu'il y avait une relation entre la dose de cholestérol dans le sang, et une maladie que l'on venait de découvrir : l'athérosclérose.

 

Au cours des années qui ont suivi, on n'a jamais pu avoir la preuve que la dose de cholestérol dans le sang, qui ne pouvait être diminuée par le régime alimentaire, influait en quelque sorte que ce soit, sur les maladies cardiaques.

 

Cependant, presque tout le monde est prêt à accepter la recom­mandation médicale comme définitive. Et les médecins font preuve de cette logique que l'on attend de personnes non informées ; le Dr. A. Yudkin, l'un des plus grands nutritio­nnistes du 20ème siècle appelait cela «logique du Reader's Di­gest» : vous avez du cholestérol dans l'aorte et il y a du cholestérol dans les oeufs. Donc, si vous mangez des oeufs, vous augmentez votre cholestérol. Cela semble parfaitement logique. Cependant, maintenant, on a beaucoup appris sur le metabolisme sanguin et sur le cholestérol.

 

L'ORGANISME FABRIQUE SON CHOLESTEROL

 

La majeure partie du cholestérol du sang est synthétisé par l'organisme, et rie provient pas de l'alimentation. Environ 25 pour cent viennent de l'alimentation et 75 pour cent sont fabriqués par l'organisme. Si nous pouvions supprimer com­plètement le cholestérol de notre alimentation, notre organisme se mettrait à en produire davantage, et la dose totale ne serait pas sensiblement modifiée.

 

Pour chaque dose de 100 milligrammes de cholestérol que l'on enlève de la ration alimentaire, on abaisse le cholestérol sanguin d'environ 3 unités. Pour quelqu'un qui aurait une dose de cholestérol de 2000 mg/litre ‑ ce qui est le cas générai ‑, en enle­vant 100 mg de cholestérol du régime, le cholestérol sanguin deviendra 1970 mg/litre, soit une baisse de 1,5 pour cent.

 

Un oeuf contient environ 200 à 250 mg de cholestérol. Dans l'alimentation américaine actuelle, il se consomme en moyenne, à peu près un oeuf par jour et par personne. Cette moyenne a subi une baisse, et auparavant, il se consommait plus d'un oeuf par jour, alors que nous sommes maintenant un peu en‑dessou s ( en 1970, 320 oeufs par personne et par an).

 

Lors de statistiques faites en 1965, chaque personne absor­bait environ 275 mg par jour de cholestérol provenant des oeufs et la quantité totale se situait autour de 520 mg, ce qui fait ressortir que les oeufs apportaient un peu plus de la moitié du cholestérol quotidien.

 

Si une loi interdisait la consommation des oeufs, le cholestérol sanguin ne baisserait donc que de 8 unités, soit environ de 3 à 4 pour cent. Ce n'est pas suffisant pour changer quoi que ce soit aux maladies cardiaques

 

LE PRINCIPE DE LA CONSTANTE

                                                                                               

L'organisme vivant a un principe qui est de maintenir constantes, un certain nombre de données. Si nous mangeons du sucre, notre pancréas secrète plus d'insuline pour que la dose de sucre dans le sang (glycémie) reste sensiblement constante. Si nous mangeons plus de graisses, l'organisme s'efforcera de brûler l'excès. Il en est de même pour le cholestérol. ­Plus on en mange, moins l'organisme en fabrique, et on ne peut augmenter sensiblement le cholestérol du sang en mangeant plus de cholestérol.

 

  Pourtant, il ne fait aucun doute que quelque chose dans notre alimentation, favorise les maladies de coeur. Ce n'est qu'en 1911 que le premier cas de thrombose coronaire fut décrit Il a fallu arriver au 20ème siècle pour découvrir une maladie dont plus de la moitié d'entre nous sommes menacés.

 

Pourquoi cela n'a‑t‑il été découvert que si tard ? Ce n'est pas faute de compétence des pathologistes de nos universités ; ils étaient parfaitement habiles et compétents en anatomie pathologique, et capables de trouver ce qui était anormal. Et pourtant, ces spéciaIistes n’ont pas décrit la thrombose coronarienne. Cela semble invraisemblable compte tenu de la fréquence actuelle de cette maladie ; on peut donc dire qu'il s'agit vraiment d'une maladie du 20ème, siècle.

 

LES SINGES ET LE REGIME ALIMENTAIRE AMERICAIN

 

Nous avons toujours rencontré des difficultés en expéri­mentation animale. Nous n'avons jamais pu provoquer chez l'animal d'athérosclérose, c'est à dire de durcissement des artères.

 

Il n'y a que très peu de temps que le Dr Wisler a montré que la meilleure façon de la provoquer chez le singe, était de lui donner à manger exactement ce que mangent les américains.


  Le Dr. Wilser et son équipe avaient tenté de parvenir à ce résultat en donnant aux singes du cholestérol, des graisses saturées et beaucoup d'autres choses, en vain. Mais, quand ils ont commencé à les alimenter avec le régime habituel des américains : pizzas, céréales, glaces, sucre candi et scraps, alors les singes commencèrent à présenter les mêmes genres de troubles coronariens que l'homme.

 

PROGRES DES MALADIES CARDIAQUES

BAISSE DE LA CONSOMMATION D'OEUFS

 

L'augmentation des maladies cardiaques est un fait très réel. L'Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) en fai depuis ces dernières années seulement ‑ l'étude. Nous igno­rons quelle en était l'importance au 19ème siècle, mais elle était sùrement très faible. Nous avons vu leur fréquence aug­menter de 20 pour cent au cours des quinze dernières années. Au cours de la même période, la consommation d'oeufs par personne baissait de 20 pour cent.

 

Quand l'O.M.S. a poussé ses investigations dans d'autres pays, elle a relevé qu'au Japon, il y avait eu dans la même période, une augmentation de la consommation de graisses saturées et de produits laitiers, et celle des oeufs avait aug­menté de 300 pour cent. On a pu vérifier ainsi qu'il n'y a pas de corrélation entre la consommation d'oeufs et les troubles cardiaques, et chaque fois qu'une étude a été faite sur ce problème ; les résultats ont été les mêmes.

 

En Israël, un certain Dr. Kahn, qui s'est beaucoup inté­ressé aux tribus du Yémen, avait été surpris de constater que ces gens ignoraient le diabète, les maladies de coeur et les troubles de l'aorte ‑ trois choses qui dans notre société, vont de pair, souvent chez un même individu.

 

Après la seconde guerre mondiale, beaucoup de yéménites gagnèrent les villes. Vingt ans plus tard, ils présentent le même pourcentage de troubles cardiaques que les autres habi­tants des villes ; un examen minutieux de leur régime alimen­taire révéla que leur consommation de graisses d'oeufs et de presque toutes les autres choses était sensiblement la même qu'avant leur installation en ville.


  Pourtant, il y avait une différence significative. La con­sommation du sucre était une chose inconnue dans les tribus yéménites, alors que ceux qui étaient venus vivre en ville s'étaient mis à consommer les mêmes quantités élevées de sucre que les autres habitants de la ville.

 

Dans chaque étude sur la fréquence des maladies de coeur, une corrélation a pu être établie avec la consommation de sucre ou d'hydrates de carbone raffinés comme la farine ou le riz poli.

 

  En Afrique,  les Massaïs et les Somburos sont connus pour leur très faible dose de cholestérol dans le sang. Pourtant, ils ont un régime très riche en cholestérol et en graisse, mais ils ne mangent pas de sucre. Les Esquimaux n'ont jamais de maladies de coeur, tant qu'ils vivent du seul régime esquimau qui n'est guère que de la graisse.

 

  LE REGIME ALIMENTAIRE DES AMERICAINS A CHANGE

 

 La preuve la plus évidente est donnée par une étude du régime alimentaire des américains au cours des 130 dernières années. En 1840, la consommation annuelle de sucre par tête ne dépassait pas 7 livres. Au début du siècle, elle était montée à 60 livres ; à la fin de la seconde guerre mondiale, elle était à 100 livres ; et elle est maintenant à 120 livres ( 1 livre = 454 g.). Si nous y ajoutons le sucre contenu dans les sirops, le miel, les fruits et le lait, cela porte à 170 livres environ.

Aux yeux de tous ceux qui ont étudié les maladies de coeur, cette consommation de sucre est l'explication de leur fré­quence actuelle.

 

NOS ANCETRES ETAIENT DES MANGEURS DE VIANDE

 

 Nos lointains ancêtres ‑ avant la civilisation ‑ étaient carnivores. Ils ne savaient pas cultiver les céréales et ne pouvaient que chasser. Peut‑être mangeaient‑ils des oeufs pris dans les nids, quelques fruits sauvages de faible valeur énergétique. Cette race a survécu avec une ration contenant 90 pour cent de graisse et de protéines, et pas plus de 10 pour cent d'hydrates de carbone.

 

Puis vint la révolution agricole quand l'homme a commencé à cultiver les céréales. A cette période correspond à peine 1 pour cent de la présence de l'homme sur la terre. Il disposait alors de céréales brutes, telles qu'elles sont récoltées, mélangées dans sa ration, avec graisses et protéines, ces dernières constituées, comme pour nous, de viande et d'oeufs. Et ce n'est pas en ces 100 dernières années, que l'organisme humain pouvait s'adapter à une aussi invraisemblable consom­mation de sucre tellement différente de tout ce que notre orga­nisme avait pu consommer jusque là.

 

Actuellement, notre organisme fait face à cet apport in­considéré de sucre, en secrétant de l'insuline. Notre pancréas est ainsi capable de faire face à peut‑être 10, 15 ou 20 livres de sucre raffiné par an.

 

En revanche ce même organisme ne peut faire face à 100, 150, voire 200 livres de sucre raffiné, comme cela arrive parfois. Cela se répercute sur le pancréas qui commence à fonctionner de façon désordonnée parce qu'il ne peut contrôler la dose d'insuline. Il devient suractif, et produit trop d'insuline. Nous arrivons ainsi à con­server une faible dose de sucre à cause de ce taux élevé d'insuline. Quand le pancréas devient incapable de faire face, le diabète survient. Dans ce processus, il y a un rapport entre la forte dose d'insuline secrétée, et les maladies de coeur.

 

LE ROLE DES TRIGLYCERIDES

 

Nous avons trouvé que la dose de cholestérol avait une corrélation avec les maladies de coeur. Un peu plus tard, cependant, nous avons découvert qu'une autre graisse, un triglycéride, avait elle‑même un rapport. Le triglycéride est la graisse que l'on stocke quand on est trop gros, et qui constitue une partie des cellules graisseuses. Ces triglycérides sem­blent avoir autant de rapport avec les maladies cardiaques que le cholestérol, et toute étude ou théorie qui cherche établir un rapport cholestérol/maladies cardiaques sans tenir  compte des triglycérides, est incomplète. Il est possible d'élever la dose de cholestérol et de réduire les triglycérides sans rien changer. On peut aussi réduire le cholestérol et augmenter les triglycérides sans rien changer non plus. Pour arriver à un résultat, il faut abaisser l'un sans augmenter l’autre.

 

RAPPORTS ENTRE INSULINE ET TROUBLES CARDIAQUES

 

Nous avons vu que la substance présente dans le sang qui avait le plus de rapports avec les troubles cardiaques, est l'insuline. Et les sucreries que nous devrions éviter sont ce qui fait produire le plus d'insuline. Nous savons tous que l'insuline est produite quand nous mangeons du sucre.

 

C'est la relation qui existe entre l'incidence croissante des maladies cardiaques, et la modification de notre régime alimentaire. Il existe une foule de faits qui prouvent le rôle de l'insuline dans les troubles cardiaques. Un pathologiste a pu montrer que si l'on injecte de l'insuline à un rat, la formation d'athérosclérose est augmentée.

 

EFFET DE FORTES DOSES DE SUCRE CHEZ LE RAT

 

J'ai récemment rendu visite au Dr. John Goodkin, à Lon­dres. C'est probablement le plus grand nom dans la compré­hension des maladies cardiaques. Il m'a montré les photo­graphies d'aorte d'animaux de laboratoire, qu'il avait prises. Les sujets recevant un régime riche en sucre présentaient des dépôts de graisse sur toute l'aorte. Ceux qui avaient reçu le même régime mais sans sucre, avaient des aortes normales.

 

Il y a bien d'autres faits techniques qui montrent qu'il n'y a aucun rapport entre la consommation d'oeufs et les maladies cardiaques. Les graisses présentes dans le sang ont mainte­nant été divisées en 5 types numérotés de 1 à 5. Un type correspond à une forte teneur en cholestérol, un autre à un taux élevé de triglycéride, un autre à une combinaison des deux. Dans nos études, 95 pour cent des sujets étaient nor­maux ou du type 4. Ce type 4 correspond au plus grand trouble, à une forte teneur en triglycéride. Il a été prouvé sans l'ombre d'un doute que ce type 4 est lié à une forte consommation de sucre et hydrates de carbone ; il est sans rapport avec la consommation de graisse.

 

Nous avons traité 8.000 patients avec un régime spécial réduisant les hydrates de carbone, mais nullement les oeufs, la viande et les graisses saturées.

 

QUAND LES ŒUFS FONT BAISSER LE TAUX DE CHOLESTEROL

 

Avec ce régime, 63 pour cent des sujets traités ont montré une baisse du taux de cholestérol ‑ 11 pour cent ont présenté une baisse de 100 unités ou plus, c'est‑à‑dire une diminution fantastique. Dans de tels cas, le problème du cholestérol disparut, bien que nous leur disions de manger autant d'oeufs qu'ils le désiraient. En outre, 95 pour cent ont montré une baisse du taux de triglycérides.

    

Nos théories s'écartent des données admises. Je ne sais pas comment la profession médicale ‑ et ceux qui ont recom­mandé de réduire la consommation d'oeufs ‑ peuvent être assez ignorants du métabolisme du cholestérol pour ne pas savoir que les oeufs n'ont rien à y voir. Ils sont vaguement au courant qu'il y a une erreur de régime parce qu'il y a recru­descence de maladies cardiaques, et ils pensent qu'il faut faire quelque chose. D'une façon ou d'une autre, ces hommes là se sont trouvés en position d'autorité, et du fait qu'ils ont eu à prendre position, ils ont dit la seule chose qu'ils sa­vaient : « s'il y a trop de cholestérol, cela vient des œufs ».

 

C'est sans doute qu'ils ne sont pas au courant d'études comme les nôtres car, en toute vérité, nous avons eu des difficultés à la suite de la publication de nos travaux. Des personnes comme le Dr. Frédérik Stare, de Harvard, conseil de l'Institut Américain des Céréales, ont à contrôler beaucoup de publications sur la nutrition. Chaque fois que nous écrivions quelque chose qui ne correspondait pas à son propre point de vue, cela était rejeté. C'est pourquoi nous avons dû avoir recours à des publications banales pour faire connaître nos idées.

 

Ce dont l'Amérique a besoin, c'est d'un régime alimen­taire totalement révolutionnaire. Nous devons revenir à l'ali­mentation des 17, 18 et 19èmes, siècles, avant que nous subissions une recrudescence des troubles cardiaques. C'est une alimentation qui est très pauvre en hydrate de carbone purifiés et qui comprend des oeufs, de la viande, et toutes les autres protéines.

 

Plutôt que de jouer le rôle de bouc émissaire, l'aviculture serait bien inspirée de patronner des recherches, je peux lui promettre qu'elle sera très heureuse ‑ sans préjuger des recherches entreprises ‑ que ces études, avant tout autre chose confirmeront qu’une forte consommation d'oeufs est, de toutes manières, un progrès par rapport à notre régime alimentaire actuel. Il est grand temps de faire quelque chose.

 

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 18:33

 

 

Agate-mosaique-jaune.jpg

 

 

 

 LES PROTEINES DANSL’ALIMENTATION DES OISEAUX

 

Les protéines sont des composés très complexes souvent connus aussi sous les termes de matières azotées, albumines, matières protéiques. Les protéines sont toujours d'origine vivante, animale ou végétale. Elles sont constituées par des enchaînenents complexes d'un grand nombre de molécules élémen­taires chimiquement assez simples, les acides aminés, que l'on peut fabriquer par synthèse chimique ; ces acides aminés (donc également les protéines) sont constitués de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote ; certains contien­nent du soufre. Une protéine donnée est faite de l'enchaînement, dans un certain ordre et répété un grand nombre de fois, d'un certain nombre d'acides aminés.

Du point de vue alimentaire, les protéines apportent donc en particulier l'azote qui permet à l'organisme de constituer ses propres tissus vivants ; pour cela la digestion détruit les protéines et les réduit en acides aminés et souvent même détruit ces acides aminés eux‑mêmes : à partir des éléments de ce jeu de construction », l'organisme reconstruit des acides aminés puis les protéines qui lui sont propres. Cependant il existe certains acides aminés que l'organis­me animal est incapable de fabriquer et, tout comme des vitamines, il faut absolument que ces acides aminés dits «essentiels» ou «nobles» figurent dans la molécule des protéines présentes dans la ration. C'est le cas de la méthionine par exemple.

 

DESTRUCTION DES PROTÉINES

Dans un organisme, il y a constamment des cellules vivantes qui meurent et sont remplacées par d'autres : ces cellules mortes libèrent des produits azotés ; les protéines en excès dans la ration sont digérées et utilisées à la production d'énergie ou de chaleur tout comme les sucres ou les graisses. Il en résulte encore des déchets azotés.

Chez le marrimifère, ces déchets sont éliminés par les reins sous forme d'urée ; chez l'oiseau,sous forme d'acide urique et d'urates. Ce sont ces urates qui constituent l'urine (solide) des oiseaux et que l'on trouve dans les fientes sous la forme de matières blanchâtres.

 

TROUBLES ET AFFECTIONS LIÉS AUX PROTÉINES

 

      FIEVRE ET DIARRHÉE BLANCHE:

Dans de nombreuses maladies on note le symptôme diarrhée blanche qui n'a rien de caractéristique et est lié à la fièvre. L'élévation de la température corporelle correspond à une produc­tion accrue de calories qui devrait être compensëe par un apport alimentaire plus important de graisse ou surtout d'hydrates de carbone plus rapidement utilisables ; en leur absence, en raison de la perte d'appétit de l'oiseau malade, l'organisme brùle ses propres tissus, ses protéines, pour faire des calories. L’oiseau malade et fiévreux maigrit ,non seulement parce qu'il mange peu mais aussi parce qu'il perd ses réserves plus vite qu'un oiseau bien portant soumis au jeûne, car il les brûle,en plus, pour les transformer en chaleur. Cette destruc­tion importante de protéines augmente les déchets azotés, donc l'élimination des urates et par suite la diarrhée blanche.

Chez l'oiseau fiévreux, assurer un supplément d'alimentation sous forme de sucre, de miel, est une chose nécessaire ; si l'oiseau ne mange pas, sucrer son eau de boisson car, en général, il continue à boire à cause de sa fièvre.

 

       EXCES D'AZOTE ‑ TROUBLES DE L'ÉLIMINATION DES URATES

       GOUTTES VISCÉRALE ET ARTICULAIRE :

Ce sont les reins qui assurent l'élimination des déchets azotés ‑, cette élimination peut être insuffisante en cas d’apport excessif de protéines dans l'alimentation ou par suite de lésions des reins (néphrite par intoxication, par avitamInose A, par maladies infectieuses ‑ tumeur,des reins).

Il en résulte une accumulation d'urates, d'abord dans les reins puis dans tout l'organisme : c'est la goutte viscérale ; des urates blanchâtres apparais­sent à la surface des organes internes : coeur, foie, etc... . C'est la forme grave et aiguë, rapidement mortelle, correspondant à la crise d'urémie chez le main­mifère.

Dans la forme chronique qui résulte en général d'un excès prolongé de protéines dans la ration, les urates s'accumulent dans les articulations, surtout des pattes, et forment des nodules blanchâtres très visibles sur celles‑ci : c'est la goutte articulaire.

Le traitement est souvent illusoire dans la goutte viscérale dont l'évolution est rapide, il consiste à supprimer totalement l'azote de la ration. Opter pour l’alimenta­tion sucrée. En outre, donner de la pépérazine (solvant de l'acide urique) et des diurétiques. Donner de la Vitamine A pour améliorer l'état de l'épithélium rénal. Dans la goutte articulaire, la diminution des protéines sera moins totale ; les autres traitements restent valables.

 

BESOINS EN PROTEINES :

Ils n'ont pas été établis avec précision pour les diverses espèces d'oiseaux ; Ils sont plus importants pour les insectivores, dont la nourriture est surtout animale, que pour les granivores ; chez ces derniers les besoins sont cependant élevés pour les jeunes dont la croissance est si rapide. On considère qu'une propor­tion de 18 à 20 % de protéines est correcte pour les jeunes canaris. Une fois la croissance terminée, cette proportion peut être réduite de moitié.

Pour en savoir plus afin de toujours mieux conduire votre élevage,

Cliquez  ICI

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 11:57

 

 

Tragopan.jpg

 

Tragopan de Temminck

 

 

  L’ELEVAGE DES TRAGOPANS

Les Tragopans sont des oiseaux ro­bustes et très doux, dont la richesse de coloris est inimaginable. Par leur forme compacte, ils ressemblent aux perdrix , mais sont beau­coup plus grands. Leur queue arrondie se compose de 18 pennes. Seul le mâle porte des ergots.

Les Tragopans, dont nous connais­sons 6 espèces~ vivent dans les montagnes de l'Asie Centrale, entre 1000 et 4000 m d'altitude. Ils séjournent de préférence dans des forêts humides. Leur nourriture naturelle se compose de bourgeons, de feuilles, de baie, de différentes semences et d'insec­tes. Par Ieur comportement, leur type et leur voix, ils ressemblent davantage au coq de bruyère et à la gélinotte qu'aux phasianidés auxquels ils sont assimilés. La mue de la queue les apparente davantage aux cailles, aux francolins car, comme chez ces derniers, la mue commence par la paire des pennes du milieu et se poursuit vers les côtés.

Peut‑être les Tragopans forment‑ils le trait d'union entre les gélinottes et les fran­colins.

En tant qu'oiseaux des bois, les Trago­pans utilisent souvent des nids abandonnés de corbeaux ; la femelle y construit à l'aide de branches, de feuilles et de mousse un nouveau nid. Ces oiseaux sont, en principe, monogames, mais en volière il est possible d'adjoindre au coq plusieurs poules, bien que cela conduise parfois à des rixes entre ces dernières. Leur cri d'alarme et d'angois­se est un "kwak ‑ kwak" rapidement répété tandis que l'appel amoureux du coq au printemps peut se traduire par "waa‑oh‑wa" et fait penser au vagissement d'un bébé, mais n'est pas pénétrant. La poule émet enfin un "rrr", lorsqu'elle est excitée, veut couver ou si on la dérange. Même des poules immatures émettent déjà ce son bien qu'elles puissent aussi pépier comme des poussins d'un jour souffrant du froid.

Pendant la parade, le coq peut gonfler les deux cornes charnues qu'il possède sur le sommet de la tête (et qui par ailleurs sont complètement invisibles) ; en même temps, il peut gonfler la caroncule qu'il a sous le bec. Les cornes sont bleu azur tandis que la couleur de la caroncule varie selon l'espèce. Un Tragopan en parade est une merveille que peu d'oiseaux peuvent égaler.

Pendant la parade, le Tragopan se pré­sente à sa femelle de côté, déploie l'aile et le flanc tournés vers celle‑ci. La saison des amours commence au mois de mars et la poule pond du mois d'avril au mois de juin, selon les conditions atmosphériques. Les deux sexes n'atteignent leur maturité sexuelle complète qu'à l'âge de deux ans. Les jeunes poules ne pondent que 4 à 8 oeufs bruns, pointillés, qui diffèrent entre eux par la teinte et le dessin. Les poules plus âgées peuvent pondre 10 à 16 oeufs à des intervalles très irréguliers, à condition que les oeufs pondus soient enlevés au fur et à mesure de la ponte.

Le plus souvent, la poule choisira pour couver un vieux nid sur un arbre ou un pa­nier fixé dans la volière intérieure ou exté­rieure, à hauteur des yeux. Le nid doit être garni de paille ou de foin. Elle pondra aussi parfois par terre. Il faut alors immédiatement enlever les oeufs avant que le coq ne les pique.

Après 28 jours de couvaison, les pous­sins brun noir viennent au monde. Ils ont déjà de petites ailes, sont très remuants et on besoin de beaucoup de chaleur.

Une température constante de 32° centigrades dans la boîte d'élevage est indispensable à toutes les variétés de Tragopans dans les premières semaines de leur vie. Si la tempé­rature est plus basse, les poussins ne quittent pas l'éleveuse et, de ce fait, man­gent trop peu et meurent de faim. L'eau de boisson doit être tiède.

On leur servira de l'aliment pour faisan­deaux ainsi que de la verdure renouvelée fréquemment.

Les poussins grandissent lentement, et à l'âge de 8 semaines n'ont plus besoin de source de chaleur supplémentaire dans la journée.

A la période immature, on peut déjà discer­ner le sexe des Tragopans ; un observateur attentif remarquera que les jeunes coqs prennent parfois des attitudes de parade. Ils sont aussi plus forts de carrure. Mais surtout la longueur et la grosseur des pattes s’avère rapidement déterminante pour le sexe. Comme tous les autres phasianidés, les Tragopans adorent les bains de sable. Il faut donc que le sol de la volière intérieure soit recouvert d'une épaisse couche de sable blanc, bien sec. Des poussins de 7 jours utilisent déjà dans le promenoir, de petits perchoirs qui doivent être installés à temps.

A l'âge de 4 mois, les magnifiques cou­leurs de la livrée commencent à poindre chez les coqs, surtout au cou, tandis que la teinte brune des poules s'éclaircit. Une bande transversale noire apparaît sur les pennes caudales des coqs..

A l'âge de 2 ans, les coqs sont en pleine splendeur et les poules prêtes à pondre.

Les oiseaux adultes ont besoin de volières très spacieuses, abondamment plantées et pourvues de nombreux per­choirs.

De plus, chaque couple de Tragopans doit recevoir quotidiennement un demi seau de verdure composée de pissenlits, d'orties, de feuilles de divers arbustes et plantes et d'herbe fraîche. Les oiseaux choisissent à leur gré dans ce mélange. Parfois ils dédaignent une plante qu'ils mangeront volontiers à une autre époque de l'année. Pour ces oiseaux qui se nourrissent pour une grande part de verdure, leur goût pour celle‑ci varie selon les saisons.

En autre, les Tragopans recevront le soir, en supplément, une poignée de granulés d'un aliment composé ainsi que des fruits et des légumes de toutes sortes. Les Trago­pans s'apprivoisent facilement, mangent dans la main et se posent sur les épaules de leur éleveur. lis conservent cependant un instinct d'oiseaux sauvages, sujets à la panique en cas de danger soudain.

A l'égard d'autres oiseaux d'ornement, tels que les paons ou les canards, ils mani­festent du respect ou un manque d'intérêt total. Qui n'a encore jamais vu un Tragopan mâle, ne peut s'imaginer la beauté et la richesse de coloris de cet oiseau. Ceux qui disposent de 20 m2 de terrain sur lequel on peut construire une volière extérieure et une volière intérieure de 2 x 2 m peuvent se permettre d'élever un couple de Tragopans.

Ce sont des oiseaux robustes, au comportement très paisible qui ne courent pas toute la journée le long du grillage. Pendant la saison des amours, le mâle émet des sons extrêmement curieux qui évoquent la jungle et les contrées lointaines.

Les Tragopans n'ont qu'une habitude désagréable : ils adorent renverser les abreuvoirs et se gaver de sable mêlé d'eau ; c'est probablement un besoin vital pour ces oiseaux. Ils se tiennent volontiers sur les bords des petits bassins et cascades et s'acharnent à troubler l'eau en la mélan­geant avec du sable. Ils ont cependant tant de qualités, qu'on leur pardonne volontiers cette manie

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:39

 

 

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EVITER LES PERTES PENDANT

LA MAUVAISE SAISON

 

A cette époque de l'année, il est de cou­tume d'entendre nombre de cuniculteurs se plaindre des fortes pertes qu'ils ont subies parmi leurs lapereaux nouvellement nés et qui étaient encore dans leurs boîtes à nids. La cause est due  ,dans presque tous les cas, à deux facteurs : le facteur d'environne­ment et le facteur maternel.

UNE BONNE BOITE A NID

Occupons‑nous du premier point : on devrait se rappeler que les jeunes lapereaux, quand ils naissent, se reposent entièrement sur la protection, par des moyens artificiels, provenant des conditions d'environnement dans lesquelles ils sont nés. Il est donc essentiel que l'on donne à toutes les lapines, dont on s'attend à ce qu'elles mettent bas des portées et les élè­vent, des boîtes à nids dans lesquelles elles déposeront leurs petits, et qu'elles aient suffisamment de matériaux convenables de garniture pour mener à bien ces opérations.

De nombreuses portées, que l'on est à examiner après leur mort qui s'était produite dans les deux ou trois premières semaines après leur naissance, avaient, à l'examen, été privées de toute forme de litière de garniture, sous les jeuns animaux eux‑mêmes.

DE BONS MATERIAUX

Il est important de se rappeler, et on l'oublie ordinairement, qu'il est essentiel qu'il y ait une couche isolante d'au moins 2,5 cm entre les petits lapereaux et le fond de leur boîte à nid.

La nature des matériaux placés entre les animaux et le fond de la boite à nid est de peu d'importance : copeaux de bois, paille, foin, journaux, toile de sac, etc., ils sont tous très convenables et leur offrent une isolation suffisante pour maintenir leur température corporelle jusqu'à ce qu'ils soient âgés de plusieurs jours et que leur fourrure commence à pousser. Les pertes se produisent toujours lorsque les lapins ne sont pas assez protégés au début de leur exis­tence.

La combinaison idéale pour la boîte à nid que découle de l’expérience, c'est de mettre sur le fond de la boîte quatre ou cinq feuilles de vieux journaux et par­-dessus quelques poignées de copeaux de bois blanc bien propres (mais pas de sciure de bois car elle provoque des troubles res­piratoires et, aussi, colle sous le ventre de la lapine reproductrice), puis on y ajoute de la paille et du foin bien mélangés, ou l'un ou l'autre de ces matériaux.

N'essayez pas de former le nid à la place de la lapine ; garnissez seulement la boîte à nid de ces matériaux. Elle fera le reste. En effet, nombre de femelles videront la garni­ture hors de la boîte, puis l'y remettront, mais à leur manière à elles. Il faut aussi prendre la bonne précaution de couvrir le sol grillagé (quand il s'agit de cages métalli­ques) avec une feuillle de papier d'emballa­ge, juste avant et immédiatement après la mise bas des lapereaux.

C'est une précaution à deux fins : d'abord, elle diminue les risques que les lapereaux soient dispersés sur le treillage métallique et saisis jusqu'à ce que mort s'ensuive par cette brusque exposition au froid. Ensuite, elle réduit justement le léger flux d'air qui passe à travers la cage et qui a, par là, un effet refroidissant notamment sur les lapereaux.

L’attention portée à ces petits détails prendra évidemment du temps, mais quand on veut réussir avec des lapins de bouche­rie ou de n'importe quel autre type, il est essentiel que chaque détail soit méticuleu­sement soigné.

Les lapins élevés sur planchers pleins supportent aussi de la même façon des pertes de portée pendant les mois d'hiver si l'on ne fait pas attention, de manière toute semblable, à ces mêmes détails.

C'est pendant les mois d'hiver que les loges à plancher plein tendent à se révéler supérieures aux cages métalliques. Mais on devrait se rappeler que nombre de clapiers à plancher plein sont en extérieur , et qu'il leur faut donc des matériaux de litière et de garni­ture supplémentaires pour les mères.

MEME EN PLEIN AIR

Bien des gens qui ont vu fonctionner des clapiers sous de simples abris ont été stupéfaits de noter que l’on peut y faire vrai­ment de la reproduction pendant toute l'année.

En ce qui concerne les pertes dues au facteur maternel, il est aussi capital de se rappeler qu'aucune lapine n'élèvera sa portée de façon satisfaisante si elle est physiquement en mauvaise condition.

Une femelle médiocre ou même de mauvai­se qualité pourra parfois s'arranger pour élever ses lapereaux avec succès pendant les mois normalement chauds, mais l'hiver exercera sur elle une contrainte trop brutale pour qu'elle réussisse. Il est donc essentiel de se rappeler que les points suivants, offriront toutes les chances de succès et donneront aussi la certitude qu'un cheptel de première classe n'aura aucun ennui en assumant ses fonctions.

L’ABREUVEMENT

La boisson devra être soigneusement surveillée et l'on devrait avoir en tout temps une libre arrivée d'eau claire et propre pour les lapins. Assurez‑vous que l'eau ne gèle pas, notamment pendant la nuit et que les abreuvoirs ne débordent pas.

Les lapins élevés en loges d'extérieur pourront avoir suffisamment d'eau la nuit en suçant la glace qui peut se former dans leurs abreuvoirs, car les lapins de garenne peuvent survivre pendant plusieurs semaines de la même façon. Mais la première chose qui doit être faite dès le matin sera de dégeler les coupelles.

LA NOURRITURE

La nourriture doit aussi être de nature assez riche pour permettre une consommation d’énergie qui soit suffisante en vue de maintenir un régime alimentaire convenable et permettre ainsi à la femelle d'assumer de façon satisfaisante ses fonctions maternelles. On notera. évi­demment, que par temps plus froid, la consommation augmente considérablement, et ce point ne devrait pas être négligé dans un élevage rationnel.

Le froid, une loge humide provoqueront presque certainement un échec, mais les logements confortables exempts de courants d'air, même s'ils ne sont pas du dernier modèle, devraient assurer à vos lapines une bonne chance de succès. Les portées d'hiver devraient donc être raisonna­blement nombreuses, et les résultats également satisfaisants.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 11:36

 

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DES ALIMENTS COMPOSES POUR LES PIGEONS

 

Les aliments composés constituent la base de l'alimentation rationnelle. Trois idées principales se dégagent de ce que nous savons:

1) Parmi les très nombreux éléments nutri­tifs, chacun d’eux a un rôle bien défini en matière d’alimentation animale, et ce serait une erreur de considérer comme plus ou moins négli­geables, ceux qui, tels les vitamines et certains éléments minéraux, sont utiles à très petites doses.

2) Aucun aliment simple n’est à lui seul, complet. La plupart sont même très déséquilibrés et une bonne ration ne peut être obtenue que par la combinaison de nombreuses matières premières.

3) Les besoins de chaque production sont extrêmement différents les uns des autres suivant le cas considéré. Les rations doivent donc varier suivant l'animal qu'il s'agit de nourrir.

De plus, l'établissement d'une ration équilibrée est à la fois d'autant plus impor­tant et délicat que l'animal produit davantage.

Les céréales étant, comme nous l'avons vu, particulièrement pauvres en ma­tières azotées, matières minérales et vita­mines, c'est‑à‑dire en "éléments de construc­tion" et en "facteurs de fonctionnement", il est indispensable de les compléter par un mélange d'aliments concentrés apportant les matières protéiques, minérales, et les vitamines qui font défaut.

Suivant la façon dont ils doivent être employés, on distingue deux grandes caté­gories d’aliments composés :

a) Ceux qui apportent à eux seuls tous les composants d!une ration équilibrée : ce sont les aliments composés complets qu'on doit donc distribuer seuls.

b) Ceux qui, au contraire, fournissent ce que les céréales n'apportent pas en quantités suffisantes ; ce sont alors des aliments composés complémentaires.

 

LES ALIMENTS COMPOSES NE SONT PAS

DES « ALIMENTS CHIMIQUES »

 

Notons en passant, qu'un aliment composé est essentiellement constitué par un mélange de :

‑ céréales (orge, maïs, avoine, etc...

‑ issues de céréales (son, remoulages), ‑ luzerne déshydratée,

‑ tourteaux (de graines et oléagineuses),

‑ produits d’origine animale (plus rarement),

‑ éléments minéraux : calcium, phosphore, sel...

‑ vitamines et oligo‑éléments (biocataly­seurs).

 Quoi de plus naturel que ces produits ? Aussi est‑il tant regrettable que ridicule de parler d'aliments "chimiques" ou "artificiels" pour désigner les aliments composés comme le font certains propa­gandistes en général mal informés.

 Quant aux "produits auxiliaires" (antibiotiques, anticoccidiens, etc ... ), ils n'entrent au besoin dans la composition des aliments qu'à des pourcentages infimes, et ne les transforment pas pour autant en "aliments chimiques" ! Ceci dit, il convient de ne les utiliser qu'à bon escient, et de les éviter dans toute la mesure du possible.


COUVERTURE PRATIQUE DES BESOINS ALIMENTAIRES

 

Les grains, nourriture traditionnelle des pigeons, sont cependant loin d'être capables à eux seuls de couvrir des besoins aussi complexes et aussi élevés, en raison surtout de leur manque de matières protéiques et de certains acides aminés, de matières rninérales et de vitamines. C'est pourquoi, s'ils constituent toujours la base des aliments volailles (50 à 70%), il est absolument nécessaire de leur ajouter, en proportions rigoureusement choisies : tour­teaux riches (soja cuit, arachide), protéines animales de tout premier choix, éléments minéraux, biocatalyseurs (ou oligo­éléments), vitamines stabilisées ‑ sans compter éventuellement les produits de sup­plémentation.

La seule solution à la fois technique­ment satisfaisante et pratiquement réalisable, donc économiquement viable, est l'emploi généralisé, dans tous les élevages, petits ou grands, d'aliments composés complets ou complémentaires du grain, spécialement étudiés et adaptés aux besoins de chaque production.

 

CARACTERISTIQUES DES ALIMENTS COMPOSES

UTILISABLES POUR LES PIGEONS

 

Outre ce que nous avons dit des teneurs en protéines, minéraux, vitamines, etc..., ajoutons ceci :

- d'une façon générale, la teneur en cellu­lose, éléments très peu digestible, doit être très faible,

- il est nécessaire que l'appétence soit excellente,

- la présentation contribue à cette appétence. La qualité des granulés est essentielle, tant en ce qui concerne la formulation que la fabrication. En revanche, dans une certaine mesure, leur taille est secondaire, voire sans importance.

C'est le perfectionnement continuel de la qualité des aliments composés qui a permis à l'aviculture de se développer aussi vite et aussi largement. Pourquoi en serait‑il autrement pour la colombiculture ?

L'emploi d'un bon aliment composé permet en effet à l'éleveur de distribuer en permanence à ses animaux, une ration équilibrée, condition indispensable au bon état sanitaire de son cheptel.

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 17:57

 

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EMPECHER LE PICAGE CHEZ LES POUSSINS

 

Au cours de l'élevage des poussins, vous constatez que les jeunes sujets se piquent fâcheusement les uns les autres, s'arra­chent mutuellement les plumes, arrivant même à provoquer la mort de plusieurs d'entre eux. Il convient donc de supprimer sans délai la cause de cette affection d'origine physiologique, due soit à un déséquilibre alimentaire, soit à des conditions anormales de vie.

 DÉSÉQUILIBRE PHYSIOLOGIQUE

Lorsque le picage est la conséquence d’une ali­mentation déséquilibrée, il résulte soit d'une carence en matières azotées, soit d'un manque de vitamines. Dans le premier cas, vos jeunes élèves manquant de protéines, cherchent à s'en procurer au détriment de leurs congénères ; ils commencent à les piquer principalement à la base des plumes. La vue du sang les excitant, ils ne se contrôlent plus et arrivent à mettre à mort ceux qu'ils ont commencé à piquer. En effet, leurs attaques se situent plutôt au croupion et plus spécialement autour de l'anus, cette région du corps du poussin étant la plus vulnérable. Ayant attaqué leur victime à l'anus, ils atteignent les intestins, et se mettent alors à vider leur proie.

Lorsque vous constatez une manifestation de picage, examinez donc la composition de la nourriture de vos élèves. Les aliments les plus riches en protéines étant les farines animales et les tourteaux, la nourriture de vos poussins doit contenir en contenir suffisamment pour que la proportion de protéines soit de l’ordre de 20 %. Les proportions des protéines ne sont peut‑être pas suffisantes dans les rations. Dans ce cas, augmentez‑les pour arriver au minimum indispensable en ayant recours à un aliment  suffisamment riche en protéines ou à des compléments alimentaires adéquats.

 CONDITIONS ANORMALES DE VIE

Des groupes de poussins étant élevés souvent dans des conditions de vie un peu contre nature, il en résulte une sorte de déséqui­libre pour l'organisme. Ce déséquilibre provient soit du confinement exagéré dans la poussinière, soit d'une nourriture trop concentrée. Considérez ces deux points importants auxquels il vous est possible d'apporter des mesures pour faire cesser ce déséquilibre.

A l'état naturel, les volailles prennent beaucoup d'exercice physique en se dépensant à la recherche de leur nourri­ture. Confinés en nombre dans une chambre close, les poussins privés de cet exercice physique essaient de dépenser leur énergie d'une autre façon, et c'est à ce moment que risque de survenir le picage.

Prévenez cet inconvénient en donnant à vos élèves la possibilité de s'évader hors de la poussinière, dans le parquet enherbé attenant, dès que la tempé­rature extérieure le permet évidemment.

 PROLONGER LA DURÉE DES REPAS

Pour conserver à vos poussins un bon équilibre « mécanique », donnez‑leur une ali­mentation bien dosée. Ils doivent absorber un volume déterminé de nourriture. Les mélanges secs et les granulés sont en général équilibrés, mais en même temps très concentrés. Vos poussins ont donc vite absorbé la dose nécessaire pour calmer leur faim ; ils passent à manger un temps beaucoup plus limité que s'ils devaient, comme primitivement, chercher leur ali­mentation dans la nature à la suite de la mère poule. Leur bec restant trop longtemps inoccupé, ils éprouvent une sorte d'ennui et cherchent quelque chose à picorer. Ne trouvant rien d'autre, ils s'atta­quent à leurs congénères.

En pareil cas, modifiez le régime alimen­taire de vos élèves. Sans supprimer l'ali­ment composé sec dont ils disposent, ajoutez un ou plusieurs de ces aliments de suivants qui apportent du volume :

Préparez une pâtée humide en humec­tant une partie du mélange sec. L'absorp­tion de celle‑ci étant plus longue, vous pro­longerez la durée des repas. Distribuez cette pâtée humide en supplément de la pâtée sèche ou des granulés. Veillez cependant à ce que cette préparation humide soit consommée dans la demi-journée car elle risque de fermenter, surtout en été. Vous pouvez aussi distribuer dans la litière et en faibles quantités, des petites graines comme le millet et le sorgho. Ajoutez également des légumes. Ces derniers n’étant pas très nourrissants, vos élèves en mangeront une quantité relativement importante pour être suffisamment rassasiés.

Donnez‑leur à picorer de la verdure (choux, laitue, chicorée, épinard, mouron blanc, carottes, betteraves). Ainsi occupés, ils n'éprouvent plus cette sensation de faim provoquée par la concentration d'aliments qu'ils absorbent et qui les nourrissent, mais cela sans vraiment satisfaire leur faim. Ne ressentant plus le besoin de manger, ils ne sont plus tentés de s'adonner au picage. Parez à cet inconvénient en distribuant chaque jour verdures et racines sur lesquelles vos poussins occupent leur bec désoeuvré.

Voici des moyens à votre portée. Connaissant les causes de ces regrettables déviations et les moyens d'y remédier, vous pourrez mettre ces derniers en oeuvre avec toutes les chances d’obtenir des résultats satisfaisants.

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Poule Orloff

 

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:56

 

Glosters au nid

 

ACCIDENTS DE PONTE

 

Ponte intra-abdominale :

L’ovule, au lieu d'être recueilli par le pavillon et introduit dans l'oviducte, tombe dans la cavité abdominale. S'il est sain et si cet accident reste rare, il peut rester entier et s'enkyster en se greffant sur le péritoine ou l'oviducte ou se crever. Si l'ovule pondu est infecté, il en résulte plus ou moins vite une péritonite mortelle alors que dans le premier cas, cette ponte abdominale peut rester ignorée.

 

Rétention d'oeufs et d'ovules :

Il peut y avoir arrêt du cheminement de l'ovule dans l'oviducte dans la partie sécrétant l'albumine : les ovules peuvent alors s'accumuler, s'entourer de masses fibrineuses. Il peut y avoir aussi infection avec issue fatale. Ces arrêts d'ovules peuvent être la conséquence d'une atonie de l'oviducte (fatigue, carences) ou d'une torsion ou volvulus de cet organe.

 

La rétention d'oeufs est plus fréquente que la rétention d'ovules. Elle est due soit à une fatigue de l'oviducte, soit à des oeufs anormalement gros ou ayant une mauvaise position, ce qui est plus rare .On a signalé une rétention d’oeuf par contraction de l'oviducte, attribuée au froid.

 

Cet accident est dénommé «mal de ponte» par les éleveurs d'oiseaux. La femelle qui ne peut évacuer un oeuf est inquiète,va au nid, en ressort ; elle est en boule, tremble. On conseille de la présenter en la manipulant délicate­ment, au‑dessus d'un récipient contenant de l'eau bouillante, sans la brùler.

Chez les poules, on injecte 1/2 cc de post‑hypophyse, mais cette méthode est difficile à appliquer chez les petits oiseaux, les injections étant délicates. Cette méthode est efficace, et il est regrettable que son application chez les petits oiseaux soit difficile. Certains éleveurs auraient essayé avec succès de mettre'quelques gouttes de post‑hypophyse diluée au 1/10ème dans le bec ou directement au cloaque ; l'action semble s'expliquer par une absorption par les muqueuses (et non par voie digestive, ni par un effet direct). L'extrait de post‑hypophyse n'est délivré qu'en pharmacie et sur ordonnance.                                          

 

Rupture d’oviducte :

C'est souvent la conséquence de la rétention d'oeufs. Il y a en général une péritonite mortelle et on retrouve un ou plusieurs oeufs entiers avec leur coquille, dans la cavité abdominale. Il n'y a évidemment aucun traitement.

 

Prolapsus de l’oviducte :

L’oviducte s’évagine au moment de la ponte mais reprend rapidement sa place. A la suite de pontes difficiles, il peut rester sorti et cela se complique souvent du renversement du cloaque et même de l'intestin, Lorsque le prolapsus est simple, on doit essayer de remettre l'organe en place avec un instrument arrondi enduit de vaseline. Gray a recommandé de tamponner la muqueuse avec un coton imbibé de solution d'adrénaline à 1 pour 1000. Si les cas sont fréquents, vérifier le régime alimentaire (carence possible en phosphore).

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 18:03

 

 

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LA VEGETATION AUTOUR ET SUR LES PLANS d’EAU

 

Dans certains marais, étangs et anciennes tourbières, le milieu végétal aquatique et ter­restre est complet et ne nécessite aucune modification, sauf, parfois, l'élimination ou le contrôle de certaines espèces pouvant s'avé­rer nuisibles, ou trop abondantes.

Par contre, pour les étangs mis en eau périodiquement, pour les réservoirs récem­ment créés, les lacs artificiels, les balastiè­res, etc., il faudra procéder à la création d'un milieu naturel à caractère marécageux, car les plans d'eau nus ne retiennent pas l'at­tention des canards, surtout quand il s'agit pour eux de nidifier. Il sera donc indispensa­ble d'introduire une certaine végétation pour que les oiseaux puissent se cacher, s'abriter du vent et des prédateurs, établir son nid et se nourrir.

Ces plantes, dont nous citons ci‑dessous un certain nombre d'espèces, seront repi­quées, de préférence au printemps.

On pourra se procurer les plants dans des marais et étangs comportant une végétation abondante, ou encore dans le commerce. (Nous déconseillons l'utilisation de semen­ces, d'une germination trop aléatoire.)

Enfin, une trop grande profondeur interdi­sant les plantations, il faudra parfois aména­ger des rives en pente douce, ce qui aura également l'avantage de donner aux oiseaux des points d'accostage indispensables.

 

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 Canard Souchet

Végétation de bordure:

Si le plan d'eau a des rives dénudées, il conviendra de planter en bordure une végétation haute, se développant aussi bien dans l'eau que sur le terrain avoisinant. Parmi les nombreuses espèces qui peuvent être re­commandées, nous conseillons particulière­ment le jonc commun, ou jonc des marais (scirpus lacustris) et le roseau Phragmite (phragmites communis) vulgairement appelé « rouche », « roseau à balai », etc. Ces deux espèces, qui atteignent 2,50 m de haut, constituent un couvert remarquable. Elles s'implantent et se multiplient très facilement.

Citons également la massette à larges feuilles (typha latifolia), le rubanier dressé (sparganium erectum), l'oseille géante (ru­mex hydrolapathum) et sa proche parente l'oseille des eaux (rumex aquaticus), l'iris d'eau (iris pseudacorus), etc.

Enfin, une excellente végétation de rive peut être constituée par les carex, également appelés « leiches », plantes moins hautes mais très appréciées par le gibier. Citons en­tre autres le carex en ampoule (carex am­pullacea), le carex jaune (carex falva) et, sur­tout, le carex stricta, variété très répandue qui forme de grosses touffes émergées très propices à l'établissement des nids. Le seul défaut de cette espèce, que nous conseillons très vivement, est de combler à la longue les eaux peu profondes dans lesquelles elle se développe, inconvénient évidemment regret­table, mais qui est largement compensé par l'intérêt présenté par cette plante sur le plan de la nidification.

Végétation purement aquatique émergée ou flottante :

Indépendamment des couverts de bordure, il est toujours souhaitable qu'un plan d'eau comporte une végétation purement lacustre. Elle sera constituée de plantes émergées, enracinées sous l'eau, ou de plantes flottan­tes.

Parmi les premières, citons les renouées aquatiques (polygonum amphibium), les po­tamots, dont on compte de nombreuses va­riétés: potamogeton natans, potamogeton flui­tans, potamogeton densus, etc.), le trèfle d'eau (menyanthes trifoliata), la sagittaire (sagittaria sagittaefolia), la renoncule d'eau (renonculus aquatilis) et les cressons (roripa amphibia et nasturtium officinale), ces der­niers ne se développant qu'en eau courante.

Sont également très appréciées des ca­nards, les différentes espèces de nénuphars et nymphaea. Des études du contenu de l'es­tomac des anatidés ont montré que ces plan­tes pouvaient atteindre 80 % du régime ali­mentaire des anatidés. Toutefois, nous atti­rons l'attention du lecteur sur le fait que ces espèces peuvent envahir très rapidement les plans d'eau.

En ce qui concerne les plantes flottantes non enracinées les plus intéressantes sont celles qui composent la famille des lentilles d'eau (lemna) dont les palmipèdes font une grande consommation. Toutefois, nous n'en conseillons l'introduction qu'avec la plus grande prudence et uniquement sur les étangs de grande superficie. En effet, cette espèce est, elle aussi, très envahissante et peut, en une seule saison, recouvrir d'un épais tapis vert uniforme toute la surface d'une pièce d'eau qui perd ainsi une grande partie de son attrait par manque de visibilité.

 

Fuligule Milouin mâle

 Fuligule Milouin mâle

 

Végétatlon aquatique Immergée :

Bien que moins intéressantes pour un ca­nard de surface comme le colvert, les plan­tes totalement immergées ont l'avantage de favoriser la prolifération d'une série de petits insectes et crustacés aquatiques recherchés par la gibier.

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 17:27

 

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L’EAU DE BOISSON

Une impérieuse nécessité pour le lapin

L'eau représente l'un des principaux problèmes de l'élevage du lapin, qui, comme toute créature vivante a des besoins en liquide très importants.

Il suffit de rappeler que son corps est composé d'eau pour les DEUX TIERS. L'eau est partout dans ce corps ; elle est dans les cellules qui composent les muscles, les os ; elle est dans le sang. Elle joue un rôle considérable dans les phénomènes de nutrition. Les besoins journaliers sont donc élevés, et il est primordial d’en tenir compte.

Cependant, durant de nombreuses années et jusqu'à une époque assez récente, le lapin passait pour pouvoir se passer complètement de boisson. Encore est‑il certainement des élevages familiaux où les lapins ne reçoivent toujours pas à boire de façon régulière. Une semblable illusion est tout de même assez choquante, puisque les mêmes éleveurs avaient depuis longtemps reconnu la nécessité d'abreuver régulièrement leurs autres animaux : gros bétail et aussi volailles. Il est assez important de rechercher l'origine de cette mauvaise idée, parce que nous allons trouver que, comme il arrive souvent, elle repose sur un fond de vérité, mal interprétée certes, mais qui peut tout de même nous conduire aujourd'hui encore à des conclusions intéressantes.

Il nous semble que cette idée provient de la remarque tôt faite par les éleveurs de lapins de la grande susceptibilité de cet animal à l'humidité. Nous savons tous très bien que le lapin est très sensible à l'humidité, et qu'il redoute particulièrement celle‑ci, qui se révèle un facteur à surveiller attentive­ment. Les éleveurs ont ainsi depuis longtemps évité de tenir leurs sujets dans des locaux humides, mal aérés, de leur donner des verdures mouillées, et de les tenir à un régime trop aqueux. Nous savons que l'humidité favorise le développement des coccidies, et que c'est là la cause principale des accidents constatés lorsque les règles concernant l'humidité étaient inobservées. Il nous semble que la mauvaise utilisation de l'eau de boisson ait la même origine que ces règles.

Il faut ajouter que la question était moins importante dans des conditions d'élevage toutes différentes, où le lapin était essentielle­ment nourri de verdures, nécessairement très aqueuses, qui lui apportaient une ration d'eau pouvant passer pour suffisante. On constate d'ailleurs aujour d'hui que les sujets soumis à ce même régime essentiellement « vert », boivent très peu, ou pas du tout.

Cependant, dès que les amateurs commencèrent à s'inté­resser à cet animal, son régime alimentaire se trouva enrichi et amélioré par la substitution pour partie, aux aliments verts, d'aliments plus nourrissants et plus énergé­tiques, mais contenant infiniment moins d'eau que les premiers. Il nous paraît utile de rappeler ici que des aliments comme l'avoine renferme 10 % d'eau seulement, alors que la betterave en contient 88 % et l'herbe de prairie fraîche entre 75 à 80 %.

Les éleveurs constatèrent alors que l'eau contenue dans les rations nouvelles ne pouvait plus suffire aux besoins des sujets et qu'il fallait compléter le régime par des distributions d'eau. Déjà en 1895, dans son livre sur « Le Lapin et ses Races », Pierre Mégnin écrivait que « l'eau est indispensable, surtout quand on nourrit les lapins au sec », et il ajoute que ce serait la soif qui conduirait certaines femelles à dévorer leurs portées, principe encore actuelle­ment admis. A cette époque, nous voyons que par conséquent le principe de l'absolue nécessité de l'abreuvement des lapins n'est pas encore admis de façon tout à fait générale. Il s'est imposé depuis et n'est plus discuté.

L'adoption des aliments composés concen­trés secs, que ce soit à titre complémentaire de verdures ou à titre unique, impose la distribution régulière et abondante d'eau propre et fraîche. Cela est plus indispensable encore en été. C'est exact, mais cette distri­bution doit se faire en toute saison, ce qui ne va pas d'ailleurs sans poser quelques diffi­cultés.

La première d'entre elles concerne le contenant : celui‑ci doit rester propre, et le lapin a tendance à y transporter des débris de litière, des détritus alimentaires, quand ce n'est pas des crottes et quand il ne la souille pas de son urine. Tout cela détermine des alté­rations capables de causer de graves ennuis pathologiques. Cela impose une surveillance quotidienne, et bi‑quotidienne parfois, des récipients, leur nettoyage journalier et leur désinfection périodique énergique. Il en résulte évidemment un accroissement du temps passé pour les soins et dans le cas d'élevage de quelque importance, une aggravation sensible du poste « main d'oeuvre » dans le budget de l'éleveur. Il serait donc utile d'étudier, soit un récipient clos, ne laissant qu'une très petite surface à l'air libre, soit une distribution auto­matique.

Nous touchons là en effet à une notion des plus importantes. Il faut que le lapin puisse boire par petites quantités réparties sur toute la journée, quand il en sent le besoin, et non pas en une ou deux prises au moment du remplis­sage des abreuvoirs, restés vides le reste du temps.

Surtout avec l'emploi d'aliments composés, il est essentiel que le lapin ait en permanence à sa disposition suffisamment d'eau de bonne qualité.

L'observation de cette règle est assez aisée en hiver, encore que l'éleveur débutant puisse être surpris par l'importance de la consom­mation d'eau d'une femelle allaitante, ou d'une bande de jeunes lapins. Elle est parfois plus délicate en été, où la consommation s'accroit de manière sensible. Cela impose des tournées de surveillance et d’approvisionnement si l'on veut éviter de laisser les animaux souffrir.

 De même en été, quand les altérations et fer­mentations sont des processus infiniment plus rapides, la surveillance de la propreté des récipients et leur hygiène doivent être renforcées.

Tous ces principes sont évidemment bien connus des éleveurs pratiquant de longue date l'élevage, et nous sommes un peu confus de les avoir rappelés. Mais ils sont d'importance si grande que ce bref rappel nous a cependant paru utile.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 10:50

 

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PROPHYLAXIE SANITAIRE EN COLOMBICULTURE

 

La prophylaxie sanitaire est l'ensemble des mesures qui permettent d'éviter l'appa­rition ou l'extension des maladies et qui sont autres que les traitements des animaux constituant la prophylaxie médicale.

La prophylaxie sanitaire comprend les divers traitements du milieu où vivent les animaux et les mesures d'isolement qui permettent d'éviter le contact entre animaux sains et malades.

Les traitements du milieu réunissent toutes les mesures d'hygiène classique : nettoyage, désinfection, désinsectisation.

Les mesures d'isolement, de quarantaine de nouveaux oiseaux prennent une impor­tance toute particulière dans les pigeon­niers sportifs (voyageurs ou races pures) en raison des nombreux contacts des oiseaux avec des sujets de l'extérieur à l'occasion des concours, des expositions et des achats d'oiseaux à l'extérieur. L'élevage industriel ou simplement pour la chair ne connaît pas ces problèmes ou à un bien moindre degré.

LA PROPHYLAXIE D'ÉLEVAGE

Avant d'aborder ce problème, il faut bien comprendre ce qu'est une maladie, sa trans­mission et les réactions de l'organisme de l'oiseau atteint. Une maladie, au sens où on l'entend en élevage, c'est‑à‑dire d'origine infectieuse ou parasitaire, est pratique­ment toujours contagieuse. C'est le cas, de toutes façons, pour les grands problèmes qui concernent le pigeon : salmonellose, trichomonose, maladies respiratoires, ornithose.

Quand un oiseau atteint d'une maladie survit soit par guérison spontanée, soit par traitement, il en garde une immunité plus ou moins solide. Cette immunité, la femelle la transmet par l'oeuf aux jeunes pour une période limitée qui couvre les 2 à 3 premières semaines de la vie du pigeonneau. Chez cette espèce, elle est peut­-être renforcée par cet allaitement compa­rable à celui des mammifères, car le lait maternel, au moins tout au début de la vie, apporte un supplément d'anticorps.

Le jeune reçoit donc une protection pour ses premiers contacts avec le milieu où il va vivre et il peut ainsi commencer à cons­truire lui‑même sa propre immunité. Bien entendu, cela ne conduit pas à une protec­tion totale et cette protection par les anticorps maternels n'existe pas pour la salmonellose car le pigeon adulte porteur de salmonelle dans l'intestin ne produit pas d'anticorps. Il n'en est pas moins vrai que, dans un élevage, il se crée dans la population une certaine résis­tance aux agents pathogènes qui y sont présents.

LES AGENTS PATHOGENES : NOTION DE SOUCHE

Ce n'est pas parce qu'un pigeon est immunisé vis‑à‑vis de la salmonelle ou vis‑à­vis des trichomonas présents dans le pigeonnier qu'il sera à même de résister à toutes les salmonelles ou trichomonas. Il en est chez les microbes et les parasites comme chez les pigeons : un mondain et un pigeon paon sont tous deux des pigeons, pourtant quelle différence ! Une comparaison simple permet de mieux comprendre : vous élevez des gros mondains et votre voisin a protégé son jardin contre leurs incursions par un filet à larges mailles ; un beau jour, vous vous mettez à élever une petite race : elle passera à travers le  filet et pourtant ce sont toujours des pigeons.

On comprend alors qu*une population peut être habituée à vivre avec certains agents pathogènes sans grand dommage sinon sans incident et que l'introduction d'un agent pathogène similaire, mais de souche différente, puisse causer une catastrophe ; l'inverse est également vrai et un pigeon venant de l'extérieur peut se trouver sans défense vis‑à‑vis des microbes qu'il trouve dans le pigeonnier où on l'introduit. A l'extrême, on peut voir ce pigeon être victime d'une trichomonose trouvée dans ce pigeonnier et les pigeons de ce pigeonnier être victimes d'une salmonel­lose apportée par le sujet étranger !

On voit tous les risques que représentent les achats fréquents d'oiseaux et le retour au pigeonnier des sujets ayant participé à des concours ou à des expositions ; alors que, dans les pigeonniers de consommation, les problèmes sanitaires se limitent au para­sitisme et aux maladies respiratoires, on peut dire que 19 cas de salmonellose au moins, sur 20, sont observés dans les pigeonniers dits « sportifs ».

LE MODE DE CONTAGION

Il varie suivant les maladies et se ait selon les cas : par l'air (inhalation de poussières, gouttelettes), par l'eau, par le sol (excréments) ou par inoculation (piqûres d'insectes). Chaque maladie a son ou ses modes de transmission principaux :

‑ par l'air : maladies respiratoires et ornithose ;

‑ par l'eau (d'un même abreuvoir) : tricho­monose ;

‑ par le sol et les fientes : salmonellose, vers, coccidiose et tuberculose ;

‑ par inoculation, variole.

Dans les expositions, le plus grand risque de contagion est par l'air, donc vis‑à‑vis des maladies respiratoires, sans parler de l'orni­those sans doute assez répandue dans ce type d'élevage pour ne pas présenter de risques (le problème des souches ne semble pas jouer pour l'ornithose comme pour la salmonellose ou la trichomonose).

Bien que les cages soient contiguës, la transmission de salmonellose est moins probable, de même celle de trichomonose, les abreuvoirs étant séparés.

L'introduction d'un oiseau dans un pigeonnier permet, par contre, tous les modes de transmission et cela pose la question de la quarantaine.

LA QUARANTAINE

Préconisée par certains, elle consiste à laisser tout nouveau sujet séparé des autres oiseaux pendant un temps déterminé avant son introduction dans le pigeonnier. C'est une mesure sage mais qui n'apporte pas de véritable garantie en pratique. Elle permet seulement, en effet, de déceler un pigeon qui serait en incubation d'une maladie, ce qui représente une éventualité assez impro­bable ; elle ne permet pas de déceler un simple porteur de germes ou de parasites qui, par définition, ne présente aucun signe particulier. La quarantaine n'apporte donc qu'une sécurité trompeuse, sauf si elle est assortie de traitements préventifs efficaces contre les affections les plus courantes, ce qui implique une durée de quarantaine relativement longue.

En conclusion, on peut dire que l'élevage sportif, avec ses mouvements continuels d'oiseaux, représente un maximum de risques sanitaires contre lesquels l'amateur a passablement de difficultés à lutter.

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