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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 10:32

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Géant papillon

 

 

 

NE  PAS  CONFONDRE

COCCIDIOSE HEPATIQUE  ET  CYSTICERCOSE

 

 

 

Le foie, en raison de son rôle et de ses relations avec de nombreux autres organes, est le siège de lésions dans de nombreuses maladies.

Les lésions les plus fréquentes sont :

‑ des lésions jaunâtres de dimension et d'aspect assez variables, contenant un pus liquide jaunâtre. Elles sont spécifiques de la coccidiose hépatique,

‑ des lésions allongées vermiculaires de 1 mm de large sur 1 /2 à 2 cm de long, blanc jaunâtre, qui représentent des lésions anciennes de cysticercose ;

‑ des vésicules contenant un liquide clair et un point blanc, en suspension dans le liquide. Chaque vésicule est un cysticerque.

 

COCCIDIOSE HÉPATIQUE

 

C'est une forme de coccidiose très fréquente, mais, cliniquement moins grave, en général, que la coccidiose intestinale ; les lésions qu'elle cause sont souvent trouvées à l'autopsie ou à l'éviscération des animaux destinés à la boucherie. Ces lésions, à moins d'être très nombreuses et d'envahir la tota­lité du foie, n'entraînent pas, en général, de troubles visibles, ni même de ralentisse­ment important de croissance . En revanche, elles déprécient gravement les sujets de boucherie, la plupart des personnes non averties les considérant comme des lésions de tuberculose.

 

CAUSE ‑. la cause est une coccidie spéciale eimeria stiedae . les parasites ingérés par le lapin sous forme d'ookystes, s'ouvrent dans l'intestin et libèrent les sporozoïtes qui vont envahir les conduits biliaires. où leur évolution se poursuit pour aboutir aux ookystes qui, par la bile, sont véhiculés dans l'intestin, et éliminés avec les crottes. Tout ce qui a été dit des coccidies de l'intestin, est vrai ici aussi : sporulation, résistance aux antiseptiques, aux conditions exté­rieures, etc...

 

SYMPTÔMES : en général, la coccidiose hépatique passe inaperçue du vivant de l'animal, si les lésions sont peu nombreuses. Tout au plus, peut‑il y avoir un ralentisse­ment de croissance. Dans les formes plus graves, assez rares, il peut y avoir amai­grissement, diarrhée, voire même morta­lités dans les formes très sévères, quand le foie est totalement envahi.

 

LÉSIONS: les lésions de coccidiose sont irré­gulières. souvent en léger relief, jaunâtres : elles contiennent un pus jaunâtre, liquide, qui s'écoule quand on les ouvre ; dans les lésions anciennes, ce pus est plus consis­tant.

 

DIAGNOSTIC : il est facile à l'autopsie, d'après l'aspect caractéristique des lésions, mais on peut le confirmer au microscope, par la découverte des ookystes dans les lésions et dans la bile.

 

PROPHYLAXIE: elle est la même que pour la coccidiose intestinale.

 

TRAITEMENTS ‑ les divers traitements indiqués pour la coccidiose intestinale sont utilisables, mais le traitement préventif systématique est encore plus indispensable contre cette maladie, dont les signes exté­rieurs sont peu précis.

Quand elle est constatée dans un élevage, lors de l'abattage, le traitement préventif doit être fait de façon irrégulière ; comme pour la coccidiose intestinale, c'est surtout le traitement préventif qu'il faut appliquer. Il est d'ailleurs difficile de juger des résul­tats du traitement curatif sur les lésions, car on ignore leur importance avant le trai­tement.

 

CYSTICERCOSE

 

La cysticercose peut entraîner sur le foie deux sortes de lésions :

1 ‑ Présence de cysticerques normaux sous forme de vésicules de 5 à 6 mm de diamètre, renfermant un liquide clair et un point blanc, qui est la larve du ténia

2‑‑ Présence de lésions blanchâtres allon­gées, vermiculaires de 1 à 2 mm de large sur 10 à 15 mm de long. Cette forme allongée fait que certains éleveurs non prévenus les décrivent comme des vers du foie ».

Il s'agit de lésions anciennes, provoquées par le cheminement des larves de ténia à travers le tissu hépatique ou à la surface du  foie ; ces larves ont environ 3 mm et pourraient être prises pour des petites douves ; les sillons qu'elles creusent, d'abord hémorragiques. se remplissent de bile. de débris divers, puis se sclérosent en prenant cet aspect blanchâtre. A ce stade, les larves ont quitté le foie. et ont en géné­ral gagné le mésentère, où elles sont enkystées, sous forme de cysticerques. Quelques unes restent dans le foie, sous la forme de cysticerques déjà décrits.

Le lapin qui absorbe des herbes souillées par des excréments de chiens porteurs de ténias adultes dans leur intestin, ingère des oeufs de ces ténias. Cet oeuf libère une larve qui quitte l'intestin. et passe dans divers tissus et se fixe dans le foie. ou sur le mésentère. en formant une petite vésicule de la grosseur d'un pois, dans laquelle on voit un point blanc de 1 à 2 mm. dans un liquide clair cette vésicule constitue le cysticerque on les trouve souvent très nombreux en grappe, le long de l'intestin, autour de l'estomac et dans le foie ; chez le chien qui absorbe ces cysticeriques, la larve est libérée, se fixe dans l'intestin, où elle donne un ténia adulte, ténia pisiformis ou ténia serrata.

 

Le traitement de la cysticercose est consi­déré comme impossible ; en général d'ailleurs. on la découvre à l'autopsie et à l'éviscération, car, quand elle reste modérée et limitée au mésentère. elle n'entraîne pas de troubles particuliers. Quand elle est intense et atteint le foie, elle entraîne l'anémie et la mort.

Pour le traitement de cette affection, certains auteurs ont proposé, autrefois, l'extrait de fougère mâle. mais sans preuves décisives. Certains éleveurs considèrent que le traitement à la phénothiazine élimine les cysticerques. mais les preuves sont difficiles à apporter.

La prophylaxie découle directement de ce que nous savons du cycle évolutif du parasite, cycle qu'il faut rompre :

1 ‑ en ne ramassant pas d'herbe pour les lapins, le long des chemins fréquentés par les chiens :

2 ‑ en vermifugeant les chiens réguliè­rement (niclosamide 8 ctg par kilo);

3 ‑ en ne donnant jamais à manger aux chiens des viscères crus de lapin.

 

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Nain japonais

 

 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 10:44

 

Papillon-anglais.jpg

 

 

COMMENT DISTRIBUER L’ALIMENT

AUX LAPINS

 

Tous les animaux soumis à un rythme de production soutenu, tels que les mères assu­rant la production continue des lapereaux ou les jeunes à l'engraissement, doivent pou­voir consommer à volonté un aliment complet de qualité. Pour obtenir de bons ré­sultats, les animaux devront avoir en permanence cet aliment à leur disposition.

Spontanément, les lapins effectuent une trentaine de repas répartis sur la totalité de la journée. S'ils ne peuvent les faire pen­dant un certain temps, par suite d'une absence passagère d'aliment, ils ont tendance à surconsommer lorsque l'éleveur remplit à nouveau leur mangeoire. Il est évident que de telles variations dans l'absorption De nourriture peuvent profondé­ment perturber le fonctionnement du tube digestif.

Par contre, les animaux qui ne sont pas soumis à une production intensive (futures reproductrices, mâles), doivent être ration­nés, afin d'éviter un embonpoint excessif. Il convient toutefois de proscrire les rationne­ments trop sévères qui peuvent affecter gravement le potentiel de reproduction des futures femelles. Pour les souches et races actuellement utilisées, le niveau de ration­nement des futurs reproducteurs doit être compriss entre 130 et 150 grammes par jour selon le format. Lorsqu'on pratique ce rationne­ment, il faut impérativement le réaliser tous les jours. Certaines techniques, telles que la distribution d'une ration de 2 jours tous les samedis par exemple, sont déconseillées, car elles provo­quent des « à‑coups » dans le fonction­nement digestif de l'animal et peuvent alors entraîner des troubles.

Pour permettre la distribution de l'aliment aux animaux, différents modèles de trémies sont proposés dans le commerce. Elles peuvent être également fabriquées par l'éleveur lui‑même à partir de plans qui peuvent lui être remis par le fabricant d'aliment. L'utilisation d'un chariot facilite la distribution de la nourriture. Pour les unités importantes, plusieurs fabricants de maté­riel proposent des chariots d'alimentation desservant des mangeoires linéaires placées en façade des cages, selon un système analogue à celui de certaines batteries pour pondeuses.

Comparativement aux mangeoires utili­sées traditionnellement, les trémies offrent de nombreux avantages. Elles permettent d'abord de réduire le nombre de distri­butions : une par semaine durant la période d'élevage et deux par semaine en fin d'engraissement. De ce point de vue, la capacité du réservoir de la trémie doit cons­tituer un élément déterminant au moment du choix, selon qu'elle est destinée à des cages maternité ou à des cages d'engraisse­ment.

L'aliment qui est mis en réserve dans le corps de la trémie ne peut pas être souillé ou humidifié ; les fermentations qui sont le plus souvent responsables de troubles digestifs graves, sont ainsi évitées.

Le gaspillage est très réduit, sinon nul, dans la mesure où la mangeoire a une conformation n'autorisant pas une descente trop rapide des granulés et où elle est équipée d'un dispositif antigaspillage. Si ce dispositif n'existe pas, il peut être confec­tionné facilement, surtout pour les portées particulièrement nerveuses.

Enfin, ces trémies garantissent une présence permanente de l'aliment. Il s'agit là de l'avantage principal puisque le potentiel de production considérable du lapin peut ainsi être exploité au maximum. Cela se traduit toujours par une augmen­tation du nombre de lapereaux produits par mère, par une accélération de la croissance avant et après le sevrage, ainsi que par une amélio­ration de la qualité des lapins à l'abattage.

En fait, la seule utilisation d'une trémie régulièrement approvisionnée ne permet pas d'obtenir que les animaux consomment effectivement tout l'aliment dont ils ont besoin. Il faut savoir que, d'une façon générale, le lapin ingère deux fois plus d'eau que d'aliment solide. En outre, il a été prouvé qu'un lapin, qui ne peut boire à sa soif, limite aussitôt sa consommation d'ali­ment.

Il est donc nécessaire de veiller à ce que les lapins disposent en permanence d'eau et à ce que le système d'abreuvement soit suffisant pour que tout animal puisse boire à volonté. Si ces conditions ne sont pas remplies, les lapins réduisent leur consom­mation d'aliment avec, pour conséquence, une diminution des performances de crois­sance et de reproduction.

Pour obtenir tous les résultats que l'on est en droit d'attendre de l'utilisation d'une trémie d'alimentation, il est donc indispen­sable d'envisager parallèlement la mise en place d'un abreuvoir automatique.

 

Pour en savoir plus afin de toujours mieux conduire votre

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 11:53

 

Noir jarres blancs

 

 

COMMENT DISTRIBUER L’ALIMENT

 

Tous les animaux soumis à un rythme de production intensif, tels que les mères assu­rant la production continue des lapereaux ou les jeunes à l'engraissement, doivent pou­voir consommer à volonté un aliment complet de qualité. Pour obtenir de bons ré­sultats, les animaux devront avoir en permanence cet aliment à leur disposition.

 

Spontanément, les lapins effectuent une trentaine de repas répartis sur la totalité de la journée. S'ils ne peuvent les faire pen­dant un certain temps, par suite d'une absence passagère d'aliment, ils ont tendance à surconsommer lorsque l'éleveur remplit à nouveau leur mangeoire. Il est évident que de telles variations dans l'absorption De nourriture peuvent profondé­ment perturber le fonctionnement du tube digestif.

 

Par contre, les animaux qui ne sont pas soumis à une production intensive (futures reproductrices, mâles), doivent être ration­nés, afin d'éviter un embonpoint excessif. Il convient toutefois de proscrire les rationne­ments trop sévères qui peuvent affecter gravement le potentiel de reproduction des futures femelles. Pour les souches et races actuellement utilisées, le niveau de ration­nement des futurs reproducteurs doit être compriss entre 130 et 150 grammes par jour selon le format. Lorsqu'on pratique ce rationne­ment, il faut impérativement le réaliser tous les jours. Certaines techniques, telles que la distribution d'une ration de 2 jours tous les samedis sont déconseillées, car elles provo­quent des « à‑coups » dans le fonction­nement digestif de l'animal et peuvent alors entraîner des troubles.

 

Pour permettre la distribution de l'aliment aux animaux, différents modèles de trémies sont proposés dans le commerce. Elles peuvent être également fabriquées par l'éleveur lui‑même à partir de plans qui peuvent lui être remis par le fabricant d'aliment. L'utilisation d'un chariot facilite la distribution de la nourriture. Pour les unités importantes, plusieurs fabricants de maté­riel proposent des chariots d'alimentation desservant des mangeoires linéaires placées en façade des cages, selon un système analogue à celui de certaines batteries pour pondeuses.

 

Comparativement aux mangeoires utili­sées traditionnellement, les trémies offrent de nombreux avantages. Elles permettent d'abord de réduire le nombre de distri­butions : une par semaine durant la période d'élevage et deux par semaine en fin d'engraissement. De ce point de vue, la capacité du réservoir de la trémie doit cons­tituer un élément déterminant au moment du choix, selon qu'elle est destinée à des cages maternité ou à des cages d'engraisse­ment.

 

L'aliment qui est mis en réserve dans le corps de la trémie ne peut pas être souillé ou humidifié ; les fermentations qui sont le plus souvent responsables de troubles digestifs graves, sont ainsi évitées.

Le gaspillage est très réduit, sinon nul, dans la mesure où la mangeoire a une conformation n'autorisant pas une descente trop rapide des granulés et où elle est équipée d'un dispositif antigaspillage. Si ce dispositif n'existe pas, il peut être confec­tionné facilement, surtout pour les portées particulièrement nerveuses.

 

Enfin, ces trémies garantissent une présence permanente de l'aliment. Il s'agit là de l'avantage principal puisque le potentiel de production considérable du lapin peut ainsi être exploité au maximum. Cela se traduit toujours par une augmen­tation du nombre de lapereaux produits par mère, par une accélération de la croissance avant et après le sevrage et par une amélio­ration de la qualité des lapins à l'abattage.

En fait, la seule utilisation d'une trémie régulièrement approvisionnée ne permet pas d'obtenir que les animaux consomment effectivement tout l'aliment dont ils ont besoin. Il faut savoir que, d'une façon générale, le lapin ingère deux fois plus d'eau que d'aliment solide. En outre, il a été prouvé qu'un lapin, qui ne peut boire à sa soif, limite aussitôt sa consommation d'ali­ment.

 

Il est donc nécessaire de veiller à ce que les lapins disposent en permanence d'eau et à ce que le système d'abreuvement soit suffisant pour que tout animal puisse boire à volonté. Si ces conditions ne sont pas remplies, les lapins réduisent leur consom­mation d'aliment avec, pour conséquence, une diminution des performances de crois­sance et de reproduction.

 

Pour obtenir tous les résultats que l'on est en droit d'attendre de l'utilisation d'une trémie d'alimentation, il est donc indispen­sable d'envisager parallèlement la mise en place d'un abreuvoir automatique.

 

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Grand Chinchilla 3

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:45

 

 

Géant papillon

 

 

 

SAVOIR MANIPULER UN LAPIN

 

Un quart au moins des heures passées sur une année aux diverses activités d'un clapier, est consacré à la manipulation des lapins.

Il est nécessaire que ce travail soit effec­tué dans les meilleures conditions possibles afin de gagner du temps, particulièrement dans les élevages importants, d'éviter des troubles et souffrances aux lapins... et de parer aux réactions, parfois vives à l'égard de l'éleveur, des sujets manipulés.

Inutile de s'étendre sur le fait qu'un lapin ne doit jamais être saisi par les oreilles Seuls les juges, dans les expositions, le sou­lèvent avec une grande habileté et pendant un temps très court, en le maintenant assis, pour s'assurer de la couleur du dessous du cou, et de la conformation des pattes de devant.

Un lapin doit être saisi (selon que l'on est droitier ou gaucher) d'une main par la peau des épaules. assez loin toutefois en arrière de la nuque, en lui soutenant de l'autre l'abdomen. Ces deux gestes doivent être effectués ensemble dans un même temps. Si le lapin doit être transporté assez loin, on peut, soit le déposer dans un panier, soit le placer sous le bras, le long d'un côté du corps comme on le ferait d'un sac léger, sans le serrer excessivement, et le mainte­nant toujours par ailleurs dans la position où il a été saisi.

 

DIFFICULTÉS DE PRISES

Elles apparaissent lorsque les cases sont trop profondes (plus de 0,70 m) ou lorsque celles du haut, en cas de clapier à 3 étages, sont hors de portée normale de l'éleveur (1.70 m). Lors de la reprise des sujets placés en semi‑liberté, il faut éviter les poursuites prolongées, causes de désordres généraux et de chocs nerveux, pour les jeunes lapins en particulier. On peut effectuer les reprises à l'heure habituelle du repas, lorsque les lapins sont réunis dans un petit abri clos attenant aux parcs. L'emploi d'une épuisette à très long manche est également recommandable.

En élevage sur litière, encore le plus fréquent, la prise entraîne souvent un certain débordement de paille, ce qui peut être évité en plaçant une planchette à  l'entrée de la case. Les cases préfabriquées, en ciment, comportent un pare‑fumier lourd et démontable.

 

CONTRÔLE DES SEXES

Dans les élevages de reproducteurs, la connaissance précoce des sexes s'impose (dès 1 mois, 1 mois 1/2) afin d'évaluer les disponibilités et de répondre en toute certi­tude aux clients qui retiennent des sujets par avance. Toute proportion gardée, les lapereaux sont plus difficiles à maintenir en main que les adultes, en raison de leur vivacité. Il faut agir avec douceur pour n'en blesser aucun, en les saisissant, non pas par la peau du dos cette fois‑ci, mais dans les deux mains, et en appuyant immédiate­ment leur dos contre soi. On libère ensuite une main qui vient enserrer le râble, le pouce effectuant une légère pression à l'avant de l'organe.

Les femelles présentent un sexe allongé formant déclivité en direction de la queue. Les mâles, eux, présentent un sexe en forme de petit tube sans aucune déclivité vers la queue. En ce qui concerne les adultes, il n'est pas toujours nécessaire de les sortir de leur case pour ce contrôle. Un éleveur averti, et qui possède des sujets aux caractères sexuels normaux, peut distinguer de visu un mâle d'une femelle, ne serait‑ce que par la conformation de la tête : forte chez le mâle, fine et allongée chez la femelle. Cependant, un contrôle de sûreté peut s'effectuer en posant une main bien à plat sur le dos du sujet, en l'obligeant à  s'allonger légèrement, et en soulevant sa queue de l'autre, les attributs sexuels apparaissent.


SOINS

Qu'il s'agisse d'injecter un vaccin, un liquide anti‑infectieux, de faire absorber un médicament par voie buccale à un lapin qui refuse toute boisson ou aliment. de traiter une gale auriculaire, ou soigner une blessure, en élevage courant la pose du sujet sur une petite table est la meilleure garantie d'immobilité. Mais cette table doit être stable. la dimension de son plateau ne doit pas permettre au lapin de circuler, celui‑ci doit avoir le vide autour de lui. Le lapin ne doit pas pouvoir non plus se rétracter ou reculer. C'est pourquoi l'opéra­teur doit se placer derrière l’animal et non pas devant ou sur les côtés.

Bien entendu, lorsque le vétérinaire est appelé à l'élevage, il opère très souvent différemment. Question de technique et de rapidité d'exécution. Il est quelquefois utile d'employer, pour faire absorber de force un médicament au lapin, l'espace qu'il possède entre les incisives et les molaires qui, toute proportion gardée est comparable à la barre du cheval. L'emploi d'une cuillère n'est guère recommandable car la perte de médi­cament est souvent importante. Une ancienne méthode qui consiste à injecter le produit dans cet espace, à l'aide d'une petite poire, est toujours valable, en procédant toujours avec douceur.


  SACRIFICE

Si, pour des raisons pratiques, on saisit le lapin destiné à être sacrifié, par la peau du dos, on s’aperçoit, au dépouillage que des traces rouges marquent la chair du lapin à cet endroit. Ces marques, qui ne disparais­sent pas au refroidissement de la chair, nuisent à la présentation en cas de vente. Il est donc préférable, de saisir le lapin d'une main par les pattes de devant, et de l'autre par les pattes postérieures en collant le corps du lapin bien allongé contre soi. La prise seulement par les pattes postérieures peut d'ailleurs amener le lapin à effectuer une défense par soubresauts ayant de graves conséquences pour l'éleveur : griffures, morsures, suivies de plaies avec danger d'infection.

 

CONDUITE DE LA FEMELLE AU MALE

Lorsqu'une femelle présente des chaleurs intenses, l'acte reproductif s'effectue rapi­dement, quel que soit le cadre ou l'ambiance dans lesquels cet acte doit se dérouler. Toutefois, certaines femelles nerveuses à l'excès, font preuve d'une agi­tation désordonnée en présence du mâle : course en rond autour de la case, bond, litière bouleversée, mâle dominé par la femelle qui s'adonne sur lui à un simulacre d'accouplement. Cette attitude oblige souvent l'éleveur à réintégrer rapidement la femelle dans sa case, sans que l'acte n'ait pu se réaliser. La manière calme ou brusque, avec laquelle la femelle est portée dans la case du mâle peut influer dans une certaine mesure sur cet état de nervosité.

On peut porter la femelle au mâle dans un large panier sans anse, poser le panier tran­quillement sur le bord de la case du mâle, et la femelle ne tarde pas à en sortir. Pour éviter toute ma

nipulation et reprise malaisée, il est toujours préférable que la case du mâle, dans les clapiers à trois étages, soit située dans l'étage intermé­diaire, à bonne hauteur de l'éleveur. Après l'accouplement la femelle se tient en général quelques minutes allongée, temps de repos qu'il faut respecter. On la réintègre ensuite avec précaution, compte tenu que le sperme du géniteur est encore en attente dans le réceptacle génital.

Bien entendu, tous cahots, voyage en voiture, moto, sont à éviter à la femelle fraî­chement saillie, sans qu'il y ait là, toutefois, un danger absolu de saillie blanche.

 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 18:26

 

Blanc de Hotot 2

 

 

PREPARER LA MISE BAS

 

Durant la première période de la gestation, la femelle ne doit recevoir qu'une ration d'en­tretien d'adulte au repos ou être rationnée. Dans la seconde période, après constatation de l'état de gestation ‑ entre le 10e et le 15e jour après la saillie ‑ l'état de la reproductrice jus­tifie des soins attentifs : ration plus riche et équilibrée ; éventuellement compléments alimentaires et vitamines ; éviter pendant cette phase la vaccination contre la myxomatose qui risque de perturber la fin de la gestation. Il convient aussi, rappelons‑le, de loger la femelle gestante dans un clapier tempéré et calme.

 

La boîte à nid dont l'emploi est obligatoire en cages métalliques, peut avantageusement être utilisée en élevage sur litière car elle apporte à la mère, en toute circonstance, un sentiment de sécurité qui facilite la mise bas, et aux jeunes la chaleur et la sécurité. En hiver, la boîte à nid reste relativement chaude, et protège notamment les nouveau‑nés des températures assez basses. En période de froid, on peut aussi faire accoucher les lapines dans des locaux chauffés, en entretenant une ventilation suffisante (sans courant d'air) pour éviter les mauvaises odeurs, et évacuer, notam­ment, le gaz d'ammoniac.

 

Il convient d'insister sur le rôle bénéfique, en toute saison, de la boîte à nid qui, en reproduisant d'assez près les caractéristiques du terrier ancestral, procure à la lapine, éternelle inquiète, une douce chaleur ainsi que la sécurité.

Il est préférable de ne mettre la caisse à nid à la disposition de la lapine que 4 à 5 jours avant la parturition, après avoir désinfecté la cage (à l'aide de la lampe à souder) ou la case par les moyens habituels. En effet, si l'on introduit la caisse à nid dans la loge 10 jours avant la date prévue pour la mise bas, comme le préconisent certains traités cunicoles, on constate que la paille (ou le foin) est rapidement rongé, et le nid souillé. Dans ce cas, l'éleveur est contraint de remplacer la boîte avant la mise bas. Or, nos reproductrices sont généralement des bêtes dociles qui ne se refusent pas à « coo­pérer », acceptent bien la caisse à nid, et l'uti­lisent sans réticence, même lorsqu'elle leur est présentée, parfois peu avant l'accouchement.

 

Avec la paille ou le foin placé dans la boîte (ou dans la loge) la mère en puissance fabrique un nid confortable qu'elle rend douillet et chaud en le garnissant de poils qu'elle s'arrache au cou et au ventre, dégarnissant ainsi ses mamelles pour permettre aux jeunes de s'en saisir plus facilement. Il est judicieux de garnir l'emplacement du futur nid d'une bonne épaisseur de paille (ou de foin) car la parturiante, surtout s'il fait froid, enfonce son nid au plus profond de la couche, risquant ainsi de déposer ses jeunes directement sur le fond de la caisse ou de la loge, sans protection au‑dessous. Cette remarque fait également ressortir la nécessité de curer les loges, avant la mise bas, car lorsque ce travail n'est pas effectué, très souvent, la femelle enfonce son nid dans l'épaisseur du fumier, et si le fond est humide d'urine, le nid est mouillé et les lape­reaux sont souillés. Il est alors difficile de les sauver, même en intervenant sans trop tarder pour confectionner un autre nid. De tels inci­dents ne doivent pas se produire dans un élevage bien conduit !

 

Il est très important aussi, de mettre de l'eau propre à la disposition de la parturiante.

 

La mise‑bas a généralement lieu la nuit, par expulsion du foetus arrivé à terme. Les lapereaux naissent l'un après l'autre. Une bonne mère les dépose un à un dans le nid qu'elle a préparé, après les avoir nettoyés en les léchant, puis absorbe le placenta et fait enfin sa toilette.

 

Lorsqu'une lapine dépose ses jeunes au hasard dans sa loge, et semble les abandonner, c'est souvent parce que l'instinct maternel ne s'est pas encore éveillé, sous la poussée du lait. Il ne faut guère espérer que la lapine répare son erreur, et les nouveau‑nés exposés à l'air ne tardent pas à mourir de congestion. Aussi, lorsque la mise bas a lieu dans ces conditions, au milieu de la nuit ‑ à moins que l'éleveur ne veille auprès de la parturiante ‑ la portée est perdue. C'est pourquoi tant d'éleveurs avisés, sans s'imposer des veilles qui, dans un élevage quelque peu important, seraient continuelles, visitent les femelles en instance de mise bas aussi tard que possible, et tôt le matin, afin d'intervenir au besoin. Dans le cas en cause, on peut avec quelque chance de succès procéder de la façon suivante : éloigner la lapine pendant 1 ou 2 heures (les petits n'éprouvent pas encore vraiment le besoin de s'alimenter), confectionner, si c'est nécessaire, un nid confortable ; y placer avec soin les jeunes. Lorsque la mère est replacée dans son nid, elle s'intéresse alors généralement à ses petits, l'arrivée du lait s'étant manifestée.

 

La mise bas a généralement lieu après une gestation de 32 jours, mais elle peut être avancée ou reculéee, selon la race et le nombre de jeunes attendus. Lorsque la portée est nombreuse (11 lapereaux et parfois plus), la naissance a lieu à 30 ou 31 jours, tandis qu'avec de faibles portées, elle peut se produire à 33 ou même 35 jours.

Le poids des jeunes à la naissance est d'autant plus faible que leur nombre est plus important, la surface de placenta pour chaque embryon étant plus réduite et, partant, leur ali­mentation moins forte.

 

La prolificité est, par ailleurs, d'une façon générale, fonction de la taille de la race. Les petites races ne donnent souvent des portées 5 à 6 jeunes ; les races géantes, comme le géant des Flandres, peuvent donner naissance à 4 ou 5 jeunes.

A remarquer qu'il n'est pas rare que dans une portée très nombreuse, la mère mange quelques jeunes, ceux en surnombre, laissant un nombre de jeunes correspondant à une portée normale. Il peut arriver également que ce genre de cannibalisme soit dû à une carence en minéraux, calcium et phosphore srtout.

 

Il peut aussi se produire qu'une femelle, notamment une jeune, ou encore une femelle soumise à une production intensive, confec­tionne un nid sans le garnir de poils et y dépose cependant ses petits. Il convient alors, après avoir retiré la lapine de sa loge, de lui prélever du poil (l'épilation est aisée lorsque la lapine vient d'accoucher) et d'en feutrer convenablement le nid. On replace ensuite la mère dans sa case en lui offrant une friandise pour la rassurer. Cependant, s'il s'agit d'une bête nerveuse, il est sage de la laisser éloignée de son nid pendant environ une heure, et de ne la rapprocher de ses petits que quand elle est apaisée.

 

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Argente anglais gris

 


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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 16:30

 

 

Neo-zelandais-rouge.jpg

 

 

LA CARTE DE CLAPIER

Est‑il indispensable d'insister sur la nécessité de l'enregistrement précis et complet de la vie du clapier ?

Cet article revient sur le sujet et vous propose une méthode intéressante.

Pour être capable de garder trace de toutes les dates, des enregistrements de ' la production et maintes autres données que nécessite toute exploitation, un certain sys­tème d'enregistrement est nécessaire, qui doit être exact, cependant complet et simple. A moins que tout cela soit présent, tout système d'enregistrement des résultats ne sera pas complet et ne donnera pas un tableau exact de la marche de rélevage. ‑

Il y a de nombreuses manières d'enre­gistrer les résultats, mais la seule chose qui nous intéresse est que, quelle que soit la méthode employée, elle donne tous les renseignements nécessaires et désirables.

Nous parlerons tout d'abord de la carte du clapier. Il en existe de nombreux modè­les. Elles doivent être fixées sur chaque case et placées dans un étui de métal, et de telle façon que ni les éléments ni les lapins eux‑mêmes ne puissent les détruire. Bien souvent, si la carte de clapier est égarée, tous les renseignements sur la lapine sont perdus. Quelle que soit la place où on la garde , le principal est qu'elle soit en sûreté et qu'on puisse identifier chaque carte avec chaque case. On y arrive en numérotant les cases et en inscrivant ce numéro sur les cartes.

Les indications portées sur les cartes diffèrent suivant l'importance que leur attribue l'éleveur. Celles qui intéressent les éleveurs de lapins de concours ou d'agré­ment donnent des renseignements inutiles dans une exploitation commerciale et inver­sement. Cependant, certaines choses doivent figurer sur les cartes, quel que soit le genre d'élevage. Tout lapin utilisé comme reproducteur devrait avoir un numéro permanent tatoué dans son oreille, et reproduit sur la carte de clapier.

Sur chaque carte devraient figurer la date de naissance du lapin, le numéro de l'oreille des parents et le numéro de la case. Ceci devrait constituter le titre de chaque carte. Beaucoup de cartes que l'on peut se procurer ont au dos un espace pour le pédi­gree complet du lapin. C'est particulièrement précieux pour les éleveurs qui élèvent du contingent reproducteur ou de concours, car cela leur permet de voir d'un coup d'oeil l'histoire d'un lapin dans chaque case en particulier.

Le reste du recto de la carte devrait être divisé en colonnes verticales portant : la date de l'accouplement, le numéro du mâle auquel la lapine a été accouplée, et l'indication si la lapine a conçu au a manqué ; on met une marque (+) (plus) si la lapine a conçu, et une marque (‑) (moins) si elle a manqué. Puis vient une colonne qui indique le nombre de jeunes nés vivants. La colonne suivante indique le nombre de jeunes lais­sés avec la lapine. Si elle en a donné quatre et que ces quatre soient ajoutés à une autre lapine, on doit le voir sur la carte.

Si l'on doit pour une raison ou pour une autre, garder trace des jeunes ajoutés, le numéro de la lapine ou de la case d'où venait ces jeunes additionnels doit être inscrit sur la carte, et les jeunes sont marqués de la même manière pour les identifier. Si des jeunes sont enlevés parce que la portée est trop nombreuse, et donnés à élever à une autre lapine, cela sera indiqué de la même manière, en montrant à quelle lapine les jeunes ont été transférés.

Dans une exploitation importante, un certain nombre de lapines mettent bas le même jour ou à deux jours d’écart, et en égalisant les portées, il est possible généralement de laisser huit jeunes à chaque lapine. Il n'est pas habituel que l'on ait à détruire des jeunes en excès. On peut laisser à chaque lapine huit petits et on le fait ordinairement en retirant les jeunes au­-dessus de huit pour les donner à une lapine qui en a moins.

Nous avons une colonne qui donne le nombre de petits encore vivants à un mois ; à ce moment, on met le nid-caisse hors de la case. Le seul but de les compter est de déterminer le pourcentage des pertes pendant le temps que nous appelons les pertes du nid‑caisse.

La colonne suivante donne le nombre de jeunes ayant atteint 2 mois ; à ce moment ils sont sevrés ou vendus. Il y a une colonne pour le poids de la portée entière, une pour le poids moyen de chaque jeune et une colonne donnant la qualité de la portée. Pour avoir une carte plus complète, on peut indi­quer si les jeunes de la lapine sont de bons producteurs et si l'on doit ou non en réserver davantage pour le contingent reproducteur. Cela est très important pour le choix de ce contingent.

Tout cela est nécessaire pour avoir une note indiquant sur la carte si on doit ou non réserver davantage de sujets d'une produc­trice par ailleurs excellente. Une carte de clapier devra être placée sur chaque case de mâle également. Le litre serait le même mais les colonnes disposées autrement. Elles devraient donner la date de l'accouple­ment, le numéro de la lapine, et mentionner également dans une colonne finale, le poids total, le poids moyen des jeunes et la qualité de la portée.

Les cartes de clapier donnent une quan­tité de renseignements dont dépend le succès ou la faillite de l'exploitation. On peut, par ce moyen, indiquer du premier coup d'oeil combien a produit chaque lapine, si elle est aisée à accoupler, combien de fois elle a manqué la mise bas, combien de jeunes elle a mis bas, comment elle en prend soin pendant les mois de nid‑caisse, combien elle en élève, combien pèse la portée à 2 mois, et la qualité des jeunes, Les cartes du mâle diront la quantité des jeunes et ce qui est important dans le cas de mâles devenant stériles périodiquement, combien de fois la lapine n’a pas été fécondée.

On peut sans doute procéder autre­ment, mais la carte de clapier est la méthode la plus simple et la plus exacte pour enre­gistrer les résultats de l'occupant de chaque case. Nous savons où est chaque lapin mais il est impossible de se rappeler tous les numéros de tatouage de chacun. Nous maintenons donc chaque animal dans sa case pendant toute sa vie et nous l'identifions par le numé­ro correspondant.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 17:41

 

Hollandais 3

 

 

LES QUALITES D’UN BON CLAPIER

  

LE CLAPIER DOIT ETRE SEC


L'humidité est une des plus ferventes adversaires de la gent cunicole, incommo­dant non seulement le lapin qui aime s'éten­dre entre ses repas, mais aussi et surtout favorisant l'éclosion et la contagion des maladies.


Pour réduire l’humidité à l’intérieur du cla­pier, il est indispensable en premier lieu d'assurer le mieux possible l'écoulement des urines. Le minimum que l'on puisse faire à cette intention est, si la case consiste en une simple caisse, de percer son fond de trous. Mais c'est en réalité insuffisant, et l'on ne saurait trop recommander de cons­truire le fond des cases en matériaux imper­méables, (bois recouvert de zinc, plaque de fibro‑ciment, etc ... ) en lui donnant une légère pente d'avant en arrière (3 à 4 centimètres). Sur ce fond sera posé un cadre en bois amovible, sur lequel seront cloués des liteaux de coupe trapézoïdale distants de 1,5 cm à leur base et de 0,5 cm à la surface supérieure, avec un grillage à mailles fines. C'est sur cette sorte de calle­botis ou sur ce grillage que vivront les animaux. Leurs urines tomberont sur le fond imperméable et s'écouleront au dehors dans une goulotte prévue à cet effet. De plus, le cadre étant amovible, le nettoyage de la case sera facilité.


Lorsque les cases ne sont pas super­posées, on peut à la rigueur supprimer le double fond imperméable ; les urines tom­bent alors directement sur le soi. En suréle­vant suffisamment les cases, il est commode, en plaçant en‑dessous un matériau absorbant, de maintenir le sol propre par des nettoyages fréquents.

Une autre cause de l'humidité provient des précipitations atmosphériques, lorsque le clapier est placé à l'extérieur. Dans ce cas, il faut non seulement rendre les parois des cases parfaitement étanches (couvre‑joints, planches bouvetées) mais aussi prolonger le toit par un auvent suffi­samment grand pour empêcher la pluie ou la neige de pénétrer dans les cases.


Favorisent enfin l'humidité, une expo­sition au nord et certains matériaux, telles les pierres poreuses, si le clapier est en maçonnerie et souvent aussi le ciment, surtout si les parois sont épaisses. La vapeur d'eau provenant de la respiration des lapins se condense sur les parois et ruis­selle à l'intérieur lorsque la température est basse. Pour la construction d'un clapier, les matériaux à préférer sont ceux qui sont les plus isothermes.

 

LE CLAPIER DOIT ETRE AERE ET SUFFISAMMENT ECLAIRE


Ces deux conditions complètent heu­reusement la première. Il est bien évident en effet que si elles sont réalisées, l'état de sécheresse du clapier sera plus facile à maintenir ; d'autre part, l'état sanitaire des animaux y gagnera. Mais qui dit aération ne dit pas courants d'air. Ceux‑ci sont à éviter très soigneusement.


En pratique, cela nous amènera à munir les cases de portes largement grillagées, facilitant la circulation de l'air et la pénétra­tion de la lumière. Quant à la quantité de cette dernière, s'il s'agit d'un clapier intérieur, un hangar clair sera parfait. Si le clapier doit rester dehors, nous l'orienterons de préférence à l'Est.


Ce faisant, les lapins profiteront des rayons du soleil levant, tout en évitant les rayons brûlants de l'été. Ils craignent en effet la trop grande chaleur. Quant au froid, notons‑le ne passant, les lapins le suppor­tent bien ; cependant il est préférable de protéger les cases des vents glacés et d'éviter que la température y descende au­-dessous de zéro, ce qui provoquerait tout au moins le gel de l'eau de boisson, et d’autres inconvénients.


LE CLAPIER DOIT ETRE TRES FACILE A NETTOYER


La propreté des cases est nécessaire ; il faut changer fréquemment les litières, désinfecter régulièrement et immédiatement si les maladies se déclarent. Pour plus de commodités, nous munirons les cases de portes amovibles, (nous savons déjà qu'elles doivent être larges) : nous éviterons d'y laisser subsister des recoins inaccessi­bles. Les clapiers entièrement démontables sont particulièrement à recommander.

 

LE CLAPIER DOIT ETRE D'ACCES ET DE SERVICE FACILES


En cuniculture, l’oeil du maître, comme partout, est indispensable. C'est en surveillant ses élèves régulière­ment qu'on décèlera à temps la maladie, qu'on séparera des batailleurs, qu'on remé­diera à telle ou telle imperfection. La distri­bution de la nourriture est une opération importante qui doit être faite, si possible, à heuresfixes et soigneusement.


Or , si pour parvenir au clapier il faut parcourir un trop long chemin sous la pluie, patauger dans la boue, se faufiler dans des portes étroites, il y a de grandes chances pour que la négligence fasse place à l'atten­tion et aux soins nécessaires. Placez donc votre clapier dans un endroit facilement accessible en tout temps. S'il est à l'exté­rieur, ne craignez pas d'allonger l'auvent dont nous avons parlé pour que vous ayez toujours les pieds au sec.


Si votre clapier a quelque importance, vous‑avez avantage à cimenter le sol sur lequel il repose et à prévoir sur le devant, une allée couverte par l'auvent et également cimentée. Ayez d'autre part à proximité, votre réserve de nourriture (paille etr foin notamment) ainsi qu’un local  où vous pourrez préparer les aliments.

 

LE CLAPIER DOIT ETRE VASTE


Prisonnier et passant souvent toute son existence en cellule, le lapin apprécie l'espace et en profite. Vous avez certaine­ment remarqué combien, lorsqu'il est en bonne santé, il aime bondir dans sa case ; il en fait habilement le tour en quelques sauts. Ainsi a‑t‑on intérêt à ne pas le tenir trop à l'étroit.


Les jeunes en voie de croissance gagneront beaucoup à pouvoir développer leurs muscles par un peu d'exercice. C'est pourquoi il faut prévoir pour une case les dimensions intérieures suivantes : longueur = 70 cm ; profondeur = 60 cm ; hauteur = 50 cm. Ce sont là des dimensions moyennes. Elles devront être augmentées si l'on élève des lapins de grande taille, tels que les Géants des Flandres. Elles pourront être réduites pour les petites races : Noir et Feu, Petit Russe, par exemple. C'est surtout la longueur qu'il y aura lieu d'augmenter ou de diminuer.


Nous vous conseillons de toute façon de ne pas donner à la profondeur plus de 60 cm. La raison est facile à comprendre. Vous aurez souvent à saisir un lapin pour le sortir de sa case. Les cases d'engraissement devront être plus étroites. L'animal alors complète­ment développé, prendra d'autant plus vite la graisse qu'il aura moins l'occasion ou la possiblité de gambader.


En revanche, pour mettre bas et élever leur portée, les lapines ont besoin de cases plus vastes. Nous ne saurions trop recom­mander dans ce cas l'usage des cases doubles, qui d'ailleurs rendent de multiples services. Une case double possède tout simplement une longueur double d'une case ordinaire. Une cloison mobile placée au milieu la sépare en deux. En retirant cette cloison, on dispose en temps opportun de la surface nécessaire à plusieurs animaux. Le clapier sera heureusement complété par des parcs pour jeunes.

 

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 18:24

 

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IMPORTANCE DE LA LACTATION

CHEZ LA LAPINE

 

La lactation dune bonne lapine passe de quelques grammes les premiers jours, à près de 150 grammes le 21ème jour, pour retomber très rapidement par la suite.

C'est à partir du 21ème jour que l'ali­mentation solide et individuelle du lapereau, s'intensifie.

 

Or, à l'élevage, tous les problèmes pathologiques, inhérents à la nourrice, se ma­nifestent de la naissance à la 3ème semaine alors que le lapereau devient à son tour délicat à partir de cette époque. Comment peut‑on expliquer cela  ?

 

Si l'on fait une comparaison avec un autre mammifère, la vache, qui pèse cent fois plus, on voit que la lactation de la lapine est proportionnelle, puisque 250 grammes représentent 25 litres d'une excel­lente laitière. Tous les problèmes qui se posent à cette dernière, se retrouvent, par­fois compliqués, chez la lapine. Montées du lait apparition de l'instinct matemel, douleurs des mammelles, engorgements, appauvrissement de l'organisme en sucre, ou du sang en calcium, complications intestinales qui se traduiront chez cette dernière par une absence de nidification, des manifestations de cannibalisme, de mammites, de toxémie de gestation, d’hypocalcémie ou fièvre vitulaire, d’entérotoxémie.

 

Le vétérinaire qui se déplace pour la vache, applique le traitement qui la sauvera. La lapine, moins intéressante, meurt parfois sans avertir. C'est donc à l'éleveur qu'il appartiendra de prévenir plutôt que de guérir. Les méthodes proposées s'avèrent excellen­tes et confirment les suppositions faites au sujet de ces accidents. La préparation à une maternité réussie, s'obtiendra par une bonne alimentation riche en phosphore‑calcium, vitamines, A, D3, E donnée en fin de gesta­tion et surtout c'est essentiel, un abreuve­ment frais ou tiède selon la saison et à discrétion.

 

Chez certaines laitières déficientes, la montée du lait pourra être favorisée égale­ment par l'administration de galactogène. Etant donné que les hormones doivent être formellement proscrites, des formules voi­sines de celles utilisées chez la femme, peuvent être employées avec succès au clapier. Mais c'est surtout à la naissance, qu'un apport de sels de calcium, de phos­phore, d’une formule un peu particulière, sous forme parfaitement assimilable doit être fait obligatoirement dans l'eau de boisson.

 

Comme chez la vache, et proportion­nellement, on administrera au moins les vitamines A et E. L'expérience montre déjà une réduction considérable du taux de stéri­lité, de mise bas anormale, de cannibalisme et la disparition quasi totale des autres acci­dents.

 

Pour le lapereau qui voit sa ration lactée décroître très rapidement à partir de la 3ème semaine, le problème est de préparer son tube digestif à s'accoutumer à une ali­mentation solide, cellulosique, en un temps très court. C'est en général un véritable stress, et la flore intestinale se modifie parfois dune façon anarchique. Il s'installe souvent une flore microbienne pathogène entraînant des toxémies (colitoxémie, entéro‑ toxémie) ou des diarrhées longues à guérir dans les cas les moins graves, ou bien, au contraire, importantes, abondantes, mu­coïdes ou non, qui liquident l'animal ou la portée en quelques heures.

 

Dans ce cas, l'éleveur est parfois insuf­fisamment armé, mais il comprendra déjà l'intérêt de ne pas réduire la quantité de boisson, (dans le but supposé de diminuer la diarrhée) alors que l'organisme est habitué à la grande quantité d!eau apportée par le lait, et de lui incorporer de la 3ème à la 6ème semaine, au moins, des ferments lactiques convenables et valablement titrés, en quantité suffisante pour combattre les flores pathogènes. Si celles‑ci prenaient le dessus, les antibioti­ques pourraient être efficaces, s'il n'est pas trop tard et si les ferments lactiques de réen­semencement sont distribués immédiatement après.

 

Quant aux vaccinations, soulignons que devrait être particulièrement étudiée leur application pendant la gestation, comme chez la vache, mais d’autant plus que chez les rongeurs, la barrière foetale est beaucoup plus perméable au passage des anticorps maternels vers le foetus, ce qui ne diminue en rien l'intérêt de leur passage dans le colos­trum.

 

De toute façon, le problème de la coccidiose, dont les manifestations sont voisines de celles des entérites microbien­nes, mais dont les causes sont totalement différentes, ne doit pas être non plus né­gligé.

 

Ainsi, une meilleure connaissance des processus de la lactation chez la lapine, explique parfaitement le plus grand nombre des accidents pathologiques observés à cette période de l'élevage, et l'on comprend très facilement alors la nécessité chez la nourrice d'une production facile, importante, et de qualité.

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 10:24

 

Blanc de Hotot 2

 

 

L’IMPORTANCE DU BETA-CAROTENE

POUR LES LAPINS

 

En tant que lots témoins, des groupes de 10 à 12 lapines d’une race locale suisse ont reçu des rations à teneur normale en vitamine A (20000 Ul/kg), ou les mêmes rations supplémentées avec 40 ppm de béta­-carotène.

Après 12 à 14 semaines, toutes les lapines ont été saillies pour la première fois et ont eu, par la suite, plusieurs générations consécutives.

L'intervalle des saillies entre les gestations était de 6 à 7 semaines et les lapereaux ont été sevrés à l'âge de 3 semaines.

Une expérience pilote réalisée sur des lapines recevant une ration semi­-synthétique et ayant 4 périodes de gestat­tion a montré que le béta‑carotène entraînait une augmentation substantielle du taux de survie des petits lapins.

Cette observation a été confirmée par un essai réalisé sur des lapines recevant une ration commerciale (8000 Ul de vitami­ne A par kg) et sur 7 gestations consécu­tives.

Dans une troisième expérience, les lapines témoins ont reçu la ration commer­ciale avec un apport supplémentaire de 30000 Ul de vitamine A par kg, alors que le groupe expérimental recevait la ration de base enrichie de 40 ppm (parties par million) de béta‑carotène.

Pendant 7 gestations consécutives, le groupe expérimental a eu 41 % de lapereaux sevrés de plus que le groupe témoin.

Les poids vifs moyens des lapereaux sevrés des deux groupes étaient identi­ques ce qui indiquait un état général similaire.

Des études préalables avaient montré que les lapins transformaient efficacement le béta‑carotène en réserve de vitamine A dans le foie.

Des analyses tissulaires ont confirmé que le plasma, le foie et les ovaires ne contenaient que des traces, soit des taux non détectables, de béta‑carotène.

En résumé, l'addition de 40 ppm de béta‑carotène à des rations pour lapins à teneur suffisante en vitamine A entraîne une amélioration importante du taux de survie des lapereaux.

L'expérience dans laquelle les témoins ont reçu des suppléments de vitamine A montre clairement que l'influence du béta­carotène n'était pas seulement un effet de la vitamine A.

Le mécanisme qui influe sur le taux de survie des lapereaux dont les mères avaient reçu du béta‑carotène n'est pas connu.

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Belier anglais

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 11:40

 

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SEVRAGE ET ALIMENTATION DES LAPEREAUX

 

La chair de lapin, comme celle de tous les animaux à croissance rapide, a une grande valeur nutritive, due surtout au remarquable pouvoir d'assimilation des ali­ments que possèdent ces animaux ; en outre, les substances composant leur chair sont transformées de façon incomparable moyen­nant une alimentation équilibrée qui influe favorablement sur la croissance, donc sur la production qualitative et quantitative de chair.

Les protéines nobles de cette chair exquise, de haute valeur biologique, les graisses , les hydrates de carbone, les sels rninéraux, les vitamines, etc., sont produits par cet animal très utile qui se nourrit d'ali­ments variés sains et naturels tels que les fourrages, les céréales, les légumineuses et d'autres produits que seul le lapin réussit à utiliser avec de hauts pourcentages.

Les problèmes de nutrition du lapin sont certes les problèmes les plus impor­tants et les plus complexes que les éleveurs doivent étudier et résoudre.

L’état de santé général, la précocité et la rapidité de croissance, le bon indice de conversion de l'aliment en chair avec dimi­nution des coûts de production, l'utilité de l'élevage et surtout les caractéristiques  de la chair dépendent surtout de l'efficacité des aliments administrés et des méthodes grâce auxquelles on les prépare.

La ration alimentaire doit être non seulement physiologiquement équilibrée mais aussi zootechniquement optimale, propre à satisfaire les exigences du lapin tant au point de vue plastique, énergétique minéral et vitaminique. Il ne faut pas négliger les besoins de l'animal compte tenu  des diverses conditions physiologiques de la race, du sexe, de l'âge, etc. et aussi du facteur économique.

Ainsi, seulement peut‑on éliminer les dommages graves dérivant de déséquilibres alimentaires, tels que croissance lente, ballonnements, rachitisme, pelage terne, constipation, diarrhée, etc...

De plus, dans le but de favoriser la consommation de la ration d'aliments par l'animal, il est conseillable d'administrer des aliments appétissants car cela favorise la sécrétion gastrique et la sécrétion intestinale. En ce qui concerne la ration, les zootechni­ciens parlent d’une ration d'entretien et d'une ration de croissance.

La première pour offrir aux sujets la possibilité de susbsister.

La deuxième pour leur fournir les éléments indispensables à leur fonction éco­noniique, la croissance justement, base essentielle pour la production de chair.

LA TENDANCE

Aujourd'hui, on a tendance à alimenter les lapins, surtout dans les élevages semi-­intensifs et intensifs, en leur administrant presque exclusivement des aliments compo­sés granulés.

On obtient ainsi de bons résultats et surtout une baisse de la consommation et du gaspillage ainsi qu'une réduction de main‑d'oeuvre.

Négligeant la discussion sur les besoins en aliments du lapin dans les diverses périodes de production ‑ problèmes déjà traités - passons à l'importante question des sevrages.


LE SEVRAGE

 

La. période d’élevage plus ou moins opportune pour le sevrage des lapereaux peut être divisée en phases distinctes en rapport avec l'âge des sujets :

1. Sevrage très précoce (à 20‑25 jours). 2. Sevrage précoce (à 25‑30 jours). 3. Sevrage normal (à 35‑40 jours).

La croissance très rapide des jeunes lapins allaités par la mère donne à penser que le lait de la lapine est très riche en substances plastiques. C'est ce qu'on montré les analyses de nombreux auteurs.

On sait que plus le temps exigé pour doubler le poids du corps est bref, plus est élevé le contenu en protéines et sels minéraux du lait administré.

On doit en déduire ceci ‑ le sevrage, c'est‑à‑dire le remplacement du lait maternel par d'autres susbtances alimentaires doit toujours être pratiqué en tenant compte surtout du contenu en protéines et sels minéraux de la ration afin de satisfaire les exigences des jeunes sujets en croissance.

Si l'on n'agissait pas ainsi, la courbe de développement serait brisée avec malaises graves de nature consti­tutionnelle et pathologique.

Presque toutes les parties du corps de l'animal : peau, muscles, ligaments, tendons, masse cérébrale ainsi que les organes internes sont en majeure partie composés de substances protéiques.

LA RATION DE CROISSANCE

Donc la ration de croissance des jeunes sujets doit contenir de grandes quantités de protéines nobles et de sels minéraux bien plus que pour l'entretien des animaux adultes.

Ces derniers peuvent utiliser assez facilement les hydrates de carbone et les graisses mais ne réussissent pas, aussi bien, à fixer les substances protéiques et les sels minéraux, leurs besoins étant moins élevés, tandis que les jeunes animaux par rapport à leur propre poids et en comparaison des adultes demandent une quantité de nourriture moindre.

Le moment du sevrage est l'une des périodes de stress élevé pour la vie du jeune lapin ; c'est aussi l'époque d’un changement pour la lapine mère.

Aucune période de leur existence n'est aussi difficile et délicate. L’opération doit s'effectuer graduellement, sans passage brusque de ralimentation lactée maternelle à l'alimentation sèche .

Les divers systèmes de sevrage, en relation avec l'âge des lapereaux, demandent donc autant de techniques de sevrage différentes.

Le sevrage très précoce (20‑25 jours) n'est pas tout à fait conseillable pour de nombreuses raisons. Compte tenu du fait que les lapereaux commencent à sortir de leur nid à 16 jours durant l'été et à 21 jours durant l'hiver, qu'ils commencent à chercher de l'aliment mis à leur disposition quelques jours après et qu'ils remplacent leurs premières dents de lait à 21 ‑22 jours.

Le sevrage précoce (25‑30 jours) pourrait être pratiqué aisément par l'emploi de granulés suffiamment riches. Ces aliments doivent contenir le pourcentage nécessaire de subs­tances minérales et vitaminiques.

Le sevrage normal (35‑40 jours) est désormais d’une pratique courante ; ils est d'application plus facile avec les techniques modernes d’alimentation.

 Pour en revenir au sevrage précoce, voici quelques considérations utiles : On a constaté que les lapereaux commencent à consommer spontanément l'aliment supplémentaire à 21 jours durant les mois chauds et à 25 jours durant l'hiver.

A partir du moment où ils commen­cent à consommer cet aliment le lait maternel prend pour eux une importance secondaire.

Durant les 4‑5 premiers jours d'ali­mentation mixte, les lapereaux absorbent autant de substances sèches d'aliment supplé­mentaire que de lait maternel.

Au moment du sevrage (30 jours), l'aliment représente 65% de l'aliment consommé et le lait maternel 35%.

De plus, on peut affirmer que les lapereaux consommeront d’autant plus d'ali­ments au moment du sevrage qu'ils ont absorbé plus de lait maternel durant les 25 premiers jours de leur vie, ceci juste au moment où augmentent les besoins en ali­ments de la nichée et où diminue la production lactée de la mère.


LA PRODUCTION DE LAIT

 

Quant à la production lactée de la mère, nous savons qu'au premier jour de lactation elle produit environ 40 g. de lait pour arriver à environ 220 g. après 20 jours, avec une moyenne journalière de 140 grammes.

On observe donc une très forte aug­mentation de la production lactée durant les trois premières semaines, suivie d'une diminution également très nette.

La lapine atteint donc le maximum de la production moyenne journalière de lait à 21‑22 jours après la mise bas avec 220 g ; à 42 jours la production se réduit à 110 g., à 60 jours à 60‑70 g. et à 70 jours à 40‑50 grammes.

En réalité, quand l'allaitement se pour­suit jusqu'à 60 jours de la mise bas, que représente l'apport maternel dans l'alimen­tation dun lapereau d'environ 2 kg. de poids vif ?  Quantitativement presque rien, une gourmandise, un vice ou un divertissement.

Au cours de la première semaine de vie, un lapereau peut consommer de 15 à 20% de son poids en lait avec une seule tétée de 5 minutes par 24 heures et dans la période d'alimentation exclusivement lactée (de la naissance jusqu'à 21 jours), il en consomme environ 450 g., consommation qui se réduit au fur et à mesure qu'il absorbe d’autres aliments.


LA PERIODE DU SEVRAGE

 

En réalité donc, il convient d'effectuer le sevrage le plus tôt possible. En effet, il conditionne la mise en marche, dans la physiologie du jeune animal, des mécanismes de la digestion et de l’assirni­lation des aliments dans les autres périodes de sa vie et surtout dans la période qui suit le mécanisme particulier, délicat, difficile, spécifique et temporaire du sevrage.

On est donc amené à conseiller, compte tenu des techniques d'alimentation modernes et rationnelles, de sevrer les lapereaux précocement de façon qu'ils soient le plus tôt possible soumis au même régime d'alimentation que l'adulte, régime qui condi­tionne une croissance rapide dans la seconde partie de leur existence et qui conditionne également une production de chair d'excellente qualité.

Il convient  de procéder sans changements brusques, au passage des aliments composés complets en granulés pour sevrage, aux aliments pour engraissement.

Ce programme de reproduction, si l'on envisage une période de 45 jours entre les mises bas, pourrait amener théoriquement à la production de 8 nichées par an, qui en pratique seront en moyenne 6 ou 7.

Enfin l'augmentation de 7 à 8 % du pourcentage de remplacement de l'effectif des reproducteurs par rapport aux femelles soumises à la règle de 4‑5 nichées par an, ne doit pas être considérée comme désavanta­geuse économiquement puisque la lapine, bien qu'ayant une durée moyenne de carrière productive inférieure, mettra bas cependant un nombre supérieur de lapereaux.

Nous pouvons donc affirmer que cette pratique qui rend possible la mise en oeuvre de normes de production plus poussées, permet d'obtenir des poids optimaux tant au sevrage qu'à l'abattage, de garder dans les limites raisonnables le pourcentage de morta­lité, et d’avoir de bons indices de conversion des aliments.

 

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