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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 18:26

 

 

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PRECAUTIONS A PRENDRE EN AUTOMNE

 

Depuis Juillet, nous connaissons la période de diminution de la durée du jour. Chez tous les oiseaux de régions tempérées, cette réduction du temps d'éclairement va marquer la fin de la reproduction puis la mue. Qui dit mue, dit, ensuite, reconstitution du plumage par la pousse de nouvelles plumes.

Cette production de plumes après la mue entraîne de grands besoins alimentaires : en effet, suivant les oiseaux, le poids du plumage représente 5 à 8 % du poids corporel total. Cette proportion, déjà importante en elle‑même, devrait être corrigée en augmentation du fait que les plumes contiennent beaucoup moins d'eau que le reste des tissus vivants (sque­lette mis à part). Il faut ajouter que le plumage à lui seul contient 25 % de protéines du corps de l'oiseau, pourcentage élevé qui est dû à la fois à cette plus faible teneur en eau et au fait que la plume a une composition à forte dominante protéique.

Ce remplacement du plumage va donc obliger l'oiseau à puiser dans des réserves qui, chez les femelles, sont déjà amoindries par la saison de ponte qui vient de se terminer.

Il est donc nécessaire d'aider l'oiseau à faire face à ces besoins exceptionnels, dès que les premiers signes de la mue se manifestent. Dans ce but, les apports alimentaires doivent être à la fois quantitatifs et qualitatifs.

 

Apports quantitatifs : 

 

Dès le début de la mue, la ration doit comporter un supplément de protéines qui sera trouvé dans les oeufs, dans les dérivés non gras du lait (caséine),  ou dans des produits végétaux riches en azote et en protéines comme le soja. On peut aussi avoir recours à des aliments tout prêts : pâtées complètes ou pâtées concentrées.

 

Apports qualitatifs :


La plume, comme le poil, est formée de kératine, protéine qui contient du soufre, par suite de la présence de méthionine et de cystine, acides aminés soufrés. La méthionine ne peut pas être fabriquée par l'oiseau et elle doit donc être présen­te elle‑même dans la ration. Donner des végétaux qui en contiennent du soufre (choux, oignons) ne permet pas à l'oiseau de fabriquer de la méthionine et de la kératine et ces produits ont peu de valeur.

L'action de la méthionine est remarquable , chez l'oiseau en période de repos, l'excrétion azotée est de près de 150 mg par kilo de poids vif et par jour. En période de mue, elle passe à 220 mg mais tombe en dessous de 140 mg si la ration est enrichie en méthionine et cystine, acides aminés qui jouent un rôle d'épargne.

En plus d'un apport azoté général, il est donc souhaitable de donner un supplément de méthionine auquel on associe autant que possible, les principales vitamines du groupe B.  En général, on le donne pendant au moins 10 à 15 jours, dès les premières chutes de plumes.


Mue et Acariase des plumes :

 

Un acarien (syringophilus) est parfois trouvé dans le tuyau des grandes plumes qu'il rend cassant. C'est un parasite rare qui n'est pas, pour autant, une invention ... Logé dans la plume, il ne peut être atteint par aucun insecticide. On pense que ces acariens quittent la plume desséchée peu avant qu'elle ne tombe lors de la mue et qu'ils vont alors envahir de nouvelles plumes, en pénêtrant par l'ombilic supérieur, ouvert en période de croissance de la plume. Ils quitteraient la vieille plume par l'ombilic inférieur ouvert à son tour à ce moment. Quand ce parasitisme existe, il peut être décelé par l’examen des grandes plumes cassées, à l'aide d'une forte loupe.

           Rappelons cependant que c'est un parasite rare, même très rare.


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Diamant Mandarin


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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 11:50

 

 

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A PROPOS DES MALADIES RESPIRATOIRES

DU CANARI

Les conduites à tenir 

 

Les maladies respiratoires du canari sont toujours au premier rang des préoccupations des amateurs et des éleveurs.

Les mesures à prendre sont cependant très différentes suivant qu'il s'agit du possesseur de quelques oiseaux ou d'un éleveur qui fait de la reproduction.

Le premier peut envisager un traitement afin de soulager ses oiseaux, de faire disparaître 


 les symptômes, de restaurer le chant . Le traitement est difficile et long ; il conduit dans 80 % des cas à une amélioration ou même à une guérison, et dans 20 % à un résultat insuffisant" Pour l'éleveur qui a des reproducteurs, son intervention dépend du nombre de sujets atteints. Si ce nombre est faible, (moins de 5 %), il faut écarter ces sujets de la reproduction, car ils sont de souche sensible et vont donc donner une descendance en majorité également sensible. Devant un petit nombre d'oiseaux atteints, cette élimination ne pose pas de pro­blèmes trop déchirants.


Si la proportion est élevée tout dépend du courage de l'éleveur et de sa détermination à poursuivre une sélection efficace. L'élimination reste la solution souhaitable, mais, si elle doit conduire à réduire à presque rien l'effectif des reproducteurs ; on comprend les hésita­tions de l'éleveur.


Il y a un autre cas où l'élimination peut être mise en question, c'est celui du sujet atteint qui a une valeur exceptionnelle. Dans ces deux cas, il faut trouver un moyen terme, mais en sachant bien que ce ne sera qu'un pis aller. Le.grand principe restera de ne jamais former de couples de deux sujets atteints, mais toujours d'un sujet atteint, avec un sujet indemne (donc présumé résistant) et de continuer ainsi génération après génération.

 

Faut‑il traiter ?

A ‑ Les oiseaux atteints - en principe non, sauf pour les soulager et les mettre en meilleure forme si l'on doit quand même les faire reproduire, mais bien savoir que même guéris, ces sujets restent des sujets sensibles, donc des reproducteurs indésirables, même s'ils ne pré­sentent plus de signes de maladie.


B ‑ Les oiseaux indemnes : beaucoup d'éleveurs sont tentés de le faire à titre préventif, pour éviter l'extension des maladies respiratoires. Cela est à proscrire formellement car on risque de masquer des sujets sensibles qu'il aurait fallu éliminer.

 

Faut‑il assainir le milieu ?

A supposer que l'on puisse trouver des oiseaux indemnes et qu'on les élève dans un milieu strictement isolé, on pourrait créer des lignées indemnes de la maladie, mais dans lesquelles on trouverait des souches sensibles qui, au premier contact avec des oiseaux atteints, mani­festeraient la maladie.


On peut dire qu'un tel isolement n'est pas souhaitable (à supposer qu'il soit réalisable...) et que la sélection de souches résistantes ne peut passer que par le contact avec la maladie, seul capable de révéler les sujets sensibles à éliminer, et les sujets résistants à conserver com­me reproducteurs.


Faut‑il acheter des sujets indemnes ?

La réponse est OUI si ces sujets viennent d'un élevage où il y a au moins une faible propor­tion de sujets atteints. Si tout l'élevage est indemne : danger ! Risque d'acheter des oiseaux non porteurs de la maladie, mais sensibles.


L'élevage idéal est celui qui a 2 à 5 % de sujets atteints, ce qui permet d'assurer que ceux qui n'ont pas de symptômes sont des oiseaux qui résistent, bien que vivant en milieu contaminé.


L'achat de reproducteurs peut être envisagé chaque fois que l'élimination des oiseaux sensibles a conduit à une réduction de l'effectif telle que la production de l'élevage est com­promise. Dans un élevage très atteint, le problème se pose aussi quand on veut accoupler des oiseaux sensibles avec des oiseaux résistants, si le nombre de ces derniers est inférieur à celui des premiers. Lors de cet achat, il faut d'abord s'attacher à trouver des oiseaux indemnes et non un élevage indemne.

 

MALADIES RESPIRATOIRES ET ACARIASE


Il est étonnant de constater le nombre d'éleveurs qui confondent toujours les deux maladies, et qui s'entêtent à traiter les canaris atteints de troubles respi­ratoires contre l'acariase, alors que cette affection parasitaire est très rare chez ces oiseaux.

D'après nos statistiques, on peut dire que sur 100 canaris présentant des troubles respiratoi­res, il n'y en a qu'un ou deux atteints d'acariase, les autres étant victimes des maladies res­piratoires infectieuses.


Le diagnostic clinique

Du vivant de l'oiseau, les symptômes sont exactement les mêmes et les mouvements de déglutition ou de régurgitation «comme si l'oiseau voulait rejeter quelque chose» ne signi­fient rien : dans les deux cas, il s'agit de mucosités résultant de l'irritation de la trachée et pas spécialement de petits parasites. Malheureusement, l'idée de l'acarien est beaucoup plus évocatrice pour l'éleveur mal informé et c'est celle à laquelle il se range malgré son caractère exceptionnel chez le canari.


Seul l'examen de la trachée sur un oiseau mort, permet de faire la différence ; en cas d'acariase on voit des petits points noirs (1/2 mm) dans la trachée. En cas de maladies respiratoires, il n'y a rien ou de simples mucosités et un peu de congestion.


Les oiseaux autres que le canari :

Les autres espèces ne sont pas souvent atteintes par les maladies respiratoires infec­tieuses et l'acariase est presque toujours en cause. Chez ces espèces, c'est donc son traitement qu'il faut faire en premier ; les diamants de gould semblent spécialement sensibles à l'aca­riase.


Les traitements

Avant tout, il convient de réserver les antibiotiques aux seuls traitements d’urgence qui ne concernent que les maladies respiratoires infectieuses.


Dan les autres cas, l’aromathérapie qui fait appel aux huiles essentielles aromatiques, est la solution qui s’impose ; elle est même la seule solution vraiment efficace contre les acariens.

L’aromathérapie peut également accompagner les traitements antibiotiques ou prendre le relais de ces derniers. Enfin, on peut également y recourir pour des traitements préventifs périodiques car elle stimule efficacement les défenses immunitaires des oiseaux.

 

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Canari jaune JM 2

 

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 11:48

 

 

Batterie-de-cages.jpg

 

 

LA SAISON DE REPRODUCTION

Echec ou succès ?

 

Mauvais éleveurs ou bons éleveurs ? Disons‑le tout de suite, surtout une grande ques­tion de chance, de hasard.

 Ne peut‑on rien faire ? ... Oui, il est possible de mettre le maximum de ces chances de son côté, tout en sachant bien qu'au mieux, ces chances ne seront jamais 100 %.

 Nous avons déjà maintes fois parlé de ces problèmes de reproduction à propos desquels il existe beaucoup de préjugés et d'idées fausses. Pour aborder clairement ce problème nous limiterons à ce qui relève de la pathologie de l'incubation et de l'élevage des jeunes jusque vers l'âge de 10 semaines.

  

Il faut envisager

1) la mortalité embryonnaire

2) la mortalité au nid

3) la mortalité après la sortie du nid.

 

LA MORTALITÉ EMBRYONNAIRE

 

Elle se manifeste par une absence d'éclosion des oeufs fécondés. C'est une notion essen­tielle car il ne faut pas y inclure les oeufs clairs par absence de fécondation, problème qui relève de l'élevage et non d'une pathologie de l’incubation. Il y a cependant là une zone d'incertitude quand les ceufs ont été enlevés des nids pour être ensuite redonnés à couver à chaque femelle ; les conditions de conservation de ces oeufs (température, humidité, retour­nements) peuvent, si elles sont incorrectes, empêcher le developpement normal de ces oeufs.

Les causes de mortalité embryonnaire sont les carences des reproducteurs et des oeufs et bien plus rarement une infection microbienne de l'oeuf ou de mauvaises condition d’incuba­tion.

 

L'INFECTION MICROBIENNE

 

C'est pourtant à cette dernière cause que pensent d'abord la plupart des éleveurs qui ont un problème. D’après l’examen de très nombreux oeufs, nous pouvons dire que l'infection de l'oeuf est un phénomène très rare. Cette idée est pourtant entretenue par certains livres qui en sont restés à l'idée fausse que chez le canari tout se passait comme chez la poule.

Chez cette dernière, une salmonellose particulière, la pullorose, a une localisation spéciale sur l'ovaire et cela provoque la présence du microbe dans l'oeuf, dès avant la ponte. On a d'abord étendu cette notion à toutes les salmonelles (autres que la pullorose) ren­contrées chez les dindes, les canes, les pigeons, pour se rendre compte, après un certain nombre d'années, que chez ces espèces la contamination de l'oeuf se faisait à partir de l'intestin et à travers la coquille.

La salmonellose, si souvent suspectée dans les mortalités embryonnaires chez le canari, n'intervient pratiquement jamais et la contamination de l’oeuf à travers la coquille est tout aussi rare si nous en jugeons par les examens bactériologiques qui sont négatifs dans 95 pour cent des cas. Il semble d'ailleurs que ce passage de certains microbes à travers la coquille se fasse plus rapidement dans un incubateur qu'en incubation naturelle.

 

LES CARENCES

 

Les carences dont peut pâtir l'embryon sont multiples et relèvent des vitamines, des minéraux, des acides aminés.

Les vitamines :

Les besoins des oiseaux sont faibles et tout le monde sait bien qu'avec des graines, un peu de fruits et de verdure (l’ancien «mourron pour les oiseaux») des oiseaux adultes peuvent vivre dans un état de santé qui reste bon, même si ce n'est pas le meilleur. De plus, qui, à l'heure actuelle, ne donne pas de «vitamines» à ses oiseaux ? Ces vitamines, on les trouve partout. Certaines, spéciales pour les oiseaux, sont trompeuses car elles ne contiennent que quelques vitamines B qui ne manquent jamais et la vitamine B12 qui les accompagne leur sert de carte de visite alors qu'elle n'a rien de miraculeux pour les oiseaux !   La vitamine A leur est autrement plus utile car elle n'est pas présente dans beaucoup de leurs aliments. Cependant, même pour celle‑ci, il ne suffit pas de la voir sur la formule ! Bien des produits en contiennent moins de 5000 unités au millilitre (500 000 aux 100 ml) et en dessous de 25000 à 30000 unités/ml, il est bien difficile d'assurer sa conservation dans une préparation liquide. Il existe aussi des préparations polyvitaminés sous forme de poudre miscibles à l’eau de boisson, qui bénéficie d’une plus grande stabilité.

 

Au moment de la reproduction, le complément vitaminé est vraiment nécessaire. Une carence en une seule des 10 ou 12 vitamines nécessaires aux oiseaux suffit à empêcher l'éclosion et, à ce titre, toute vitamine pourrait être dite «d'éclosion» comme on la dit «de croissance». Certaines, cependant, sont plus importantes (ne serait‑ce que du fait qu'elles risquent plus de manquer) ou plus spécifiques.

-  La Vitamine A est nécessaire à tous les stades du développement de l'embryon, mais des doses un peu limites peuvent l'assurer tout en empêchant la sortie de l'oeuf. La coquille est « béchée » mais le jeune ne sort pas.

-  La Vitamine E est indispensable à la fécondité, sans laquelle l'oeuf est clair, mais aussi au développement de l'embryon dont la mort survient après 3 à 4 jours d'incubation.

-  Le manque de Vitamine D provoquerait la mort de l'embryon en fin d'incubation.

-  La Vitamine B12 est indispensable comme les autres mais elle peut manquer si les oiseaux ne reçoivent pas de nourriture animale (insectes, jaune d'oeuf, etc) dont il suffit de peu pour assurer les besoins. Elle est d'ailleurs présente dans toutes les bonnes for­mules de vitamines pour oiseaux.

Les diverses Vitamines B ont des actions propres mais, dans la pratique, s'il y a caren­ce, elle est toujours complexe. Cependant, une telle carence est très peu probable car, avec une alimentation courante, les besoins de l'oiseau sont assurés.

 

En pratique : la saison de reproduction se prépare efficacement en utilisant un produit polyvitaminé de formule correcte et de préférence en poudre, sinon après un stockage plus ou moins long le risque existe de n'avoir les vitamines que sur l'étiquette et plus guère dans le produit. A ces « polyvitamines », on ajoutera de la vitamine E dont les quantités contenues dans une préparation normale peuvent être insuffisantes en période de repro-­ duction. La vitamine E utilisée est très stable et les formules liquides ne posent pas de problème.

 

LES MINIÉRAUX

 

Le calcium manque rarement car, quand on pense au minéraux, c'est toujours lui que l'on donne (os de seiche, coquilles d'huîtres, etc). Par contre, on pense peu au phosphore. La carence de ces deux éléments ou de l'un seulement (ce qui cause un déséquilibre) a des répercussions sur la formation du squelette et peut conduire à des mortalités embryon­naires en fin d'incubation.

Les oligo‑éléments ont aussi une grande importance, en particulier le manganèse, dont la carence peut causer des malformations de l'embryon avec des réductions de 50 % du taux d'éclosion. Les autres oligo‑éléments sont en théorie aussi importants mais ils riquent


moins de faire défaut, et leur importance en pratique est plus réduite.

La supplémentation des reproducteurs passe donc par l'apport d'un complément minéral apportant le phosphore, accessoirement le calcium et des oligo‑éléments. Cet apport peut être fait dans l'eau ou dans les aliments ou par emploi régulier de « biscuits phosphatés » dont il existe de nombreuses marques.

 

LES ACIDES AMINÉS

 

Nécessaires à la formation de protéines qui constituent les tissus de l'organisme animal, on comprend aisément leur importance dans la croissance de l'embryon. Ils sont normalement fournis par les protéines de la ration alimentaire dont il faut une quantité suffisante, mais aussi une qualité correcte car certains acides aminés doivent être fournis, l'oiseau ne pouvant en assurer la synthèse. Comme pour les vitamines et les minéraux, ces acides aminés indispensables sont plusieurs, mais les plus importants en pratique sont ceux qui risquent le plus de manquer avec une alimentation courante, même variée, et cela se résume surtout à la méthionine. Cet acide aminé soufré est présent dans la kératine des plumes, ce qui est important pour un oiseau, mais aussi dans de nombreuses autres protéines de son organisme. Les quantités de méthionine présentes dans la ration conditionnent la croissance du jeune animal et la «limitent» tant que la quantité optimale de méthionine n'est pas atteinte. C'est pourquoi de tels acides aminés sont parfois dits « limitants».

 

La quantité optimale doit être présente dans l'oeuf et la femelle qui pond l'assure en prélevant sur ses réserves, si son alimentation ne lui en fournît pas assez. Il est évident que ces prélèvements ne sont pas favorables à la santé de la pondeuse qui peut, à force, finir par épuiser ses réserves. Dès lors, l'oeuf est carencé et n'éclot plus ! Il faut un apport d'acides aminés pour rétablir la situation ; le résultat est rapide mais il vaut évidemment mieux éviter d'en arriver à cette extrémité en assurant aux pondeuses des suppléments réguliers d'acides aminés essentiels ; une supplémentation 8 à 10 jours par mois pendant la ponte, suffit à éviter ces éclosions déficientes.

 

Dans un- prochain article, nous traiterons de la mortalité au nid dans le cadre de l’incubation et de ses problèmes.

 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 11:38

 

 

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GLOSTER CORONA  (photo bridgebird)

 

 

AUTOPSIE DE L’OISEAU


Pour pratiquer une autopsie sur un oiseau, surtout de petite taille, les possibilités de l'amateur et même de l'éleveur averti, sont limitées. En effet, en raison précisément,  de la petite taille des oiseaux les plus courants, leur examen demande un entraînement, tant pour la pratique manuelle de l'autopsie, d'autant plus difficile que la taille du sujet examiné est plus faible, que pour la recherche des lésions et anomalies sur des organes qui sont souvent eux­-mêmes très petits.

C'est pourquoi nous avons voulu limiter cette question à des opérations simples, mais très utiles et dont les deux premières ne constituent que des investigations limitées et non vraiment une autopsie.

 

RECHERCHE DE L'HÉMORRAGIE MÉNINGÉE

Ce n'est pas faire une autopsie, en effet, que de soulever la peau du crâne de l'oiseau, pour mettre à nu la boîte cranienne et voir l'épanche­ment de sang. La peau est fragile et cele se fait avec les doigts, sans ciseaux ni pinces. Attention! ne prenez pas pour une hémorragie, un simple épanchement rose, délimité de façon nette et dentelée dite «en carte géographique». L' hémorragie méningée véritable est rouge vif ou rouge noirâtre.

 

RECHERCHE DE L'ACARIASE RESPIRATOIRE

Il s’agit là encore une intervention limitée : elle consiste à dépouiller le cou sur toute sa longueur et, avec des pinces (à épiler par exemple) à tirer la trachée (petit tube annelé rigide) préalablernent sectionnée à sa base, c'est à dire du côté du corps de l'oiseau. En l'examinant par transparence sur un fond clair, on voit, en cas d'acariase, la présence de petits points noirs plus ou moins nombreux, visibles à l’oeil nu, ou mieux à la loupe.

 

ORGANES INTERNES

Avec de petits ciseaux et après avoir dépouillé la face ventrale de l'oiseau, inciser de chaque côté, à travers les côtes et rabattre le bréchet ou le séparer complètement. On voit le coeur en haut puis le foie, et en bas l'intestin. La rate nor­male est très petite et difficile à trouver. En cas de pseudotuberculose, elle est énorme (prèsque le 1/4 du foie) et couverte de nodules qui la ren­dent encore plus visible. Souvent, elle apparaît sous le foie dès l'ouver­ture du corps, sinon, en soulevant le foie, elle devient visible avec ses lésions.

Le foie peut être très gros, jaunâtre (hépatite), l'intestin anormalement rouge et congestionné (entérite). Aucune de ces lésions n'est caractéris­tique et ne peut conduire à un diagnostic précis. Toute autre recherche est du ressort d'un spécialiste entraîné.

 

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 11:34

 

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LES MALADIES MICROBIENNES

 

Un certain nombre de microbes peuvent atteindre les canaris. La Salino­nellose est la maladie la moins rare, mais est loin d'être une éventualité courante. Il faut bien comprendre qu'une maladie microbienne ne peut guère survenir chez un particulier, sauf par introduction d'oiseaux contaminés. C'est pourquoi la salmonellose est plus une maladie d'oiselle­ries que d'éleveurs individuels. A cela, il y a cependant deux exceptions : les maladies respiratoires et la colibacillose parce qu'elles sont dues à des agents pathogènes très répandus.

  

LA SALMONELLOSE

Elle entraîne des mortalités en épidémie avec une évolu­tion de 3 à 5 jours sans signes particuliers (somnolence de plus en plus marquée ‑ souvent diarrhée). On la traite essentiellement avec des antibiotiques.

 

LA PSEUDOTUBERCULOSE

Elle peut atteindre tous les animaux mais le canari est spécialement sensible ; l'évolution est rapide et la mortalité très élevée (souvent près de 100 %). Cependant, cette, maladie est rare, car le microbe meurt très rapidement dans le milieu extérieur. La contagion doit donc être directe et, compte‑tenu de la gravité de la maladie, c'est une éventualité rare. A l'autopsie, on trouve des nodules sur le foie et divers organes. On traite comme pour la salmonellose.

 

LA COLIBACILLOSE  

Il y a de nombreux colibacilles non dangereux, vivant normalement dans l'intestin. Par contre, certains colibacilles sont des microbes dangereux qui peuvent :

‑ compliquer des troubles digestifs, d'hépatite ou d'entérite ou les mala­dies respiratoires.

‑ causer une véritable maladie, avec mortalité comme la salmonellose, avec une évolution un peu moins rapide et des diarrhées plus abondantes.

‑ causer des pertes au nid entre 6 et 8 jours surtout. La cause en est sou­vent dans des oeufs sales, le colibacille pénétrant à travers la coquille au cours de l'incubation et l'oisillon naissant contaminé. Les pertes, à cet âge, sont toujours dues à la colibacillose et non à la salmonellose ou à la cocci­diose comme on l'a cru longtemps.

  

TRAITEMENT

Il est souvent difficile car tous les colibacilles ne sont pas sensibles aux mêmes antibiotiques. Il faut souvent tâtonner ou faire un «antibiogramme» au laboratoire sur le colibacille isolé sur des cadavres, pour déterminer les antibiotiques efficaces.


 AUTRES MALADIES INFECTIEUSES

 

D'autres maladies de moindre importance comme la Streptococcie, la Pseudomonose, sont parfois ren­contrées. Le traitement identique à cvelui de la salmonellose, permet en général de les enrayer.

 

LES MALADIES RESPIRATOIRES  

En général, elles sont dues à des germes particuliers, présents chez les volailles et souvent compliquées par des germes courants comme le colibacille.

Il y a, cependant, d'autres causes non microbiennes : l'Acariase (parasite animal), l'Aspergillose (parasite végétal, moisissure) et cela nous obligera à faire une exception à notre classification et à traiter ici l'ensemble de cette question des troubles respiratoires.

Les troubles respiratoires se manifestent par le symptôme souvent dénommé «asthme», ce qui est impropre. La respiration est rapide et bru­yante, avec de petits râles, grincements, claquements. Ces symptômes sont les mêmes dans tous les cas et ne permettent pas de faire un diagnostic. Il faut juger d'après la rapidité d'évolution et séparer immédiatement les cas où la respiration est hâletante mais silencieuse.

On voit immédiatement qu’il est impossible du vivant de l’oiseau, de faire la différence entre les maladies respiratoires infectieuses et l’acariase qui est parasitaire. En revanche, sur l’oiseau mort, l’acariase est facile à distinguer car, dans ta trachée, on voit les acariens sous forme de petits points noirs. Dans les maladies respiratoires infectieuses, il n’y a souvent aucune lésion spéciale, sauf des mucosités dans la trachée qui est parfois un peu congestionnée et, bien plus rarement, des lésions des sacs aériens.

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 16:56

 

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Photo : Canaris couleur et posture  (Belgique)

 

 

LA BONNE APPLICATION D’UN TRAITEMENT

 

Une fois posé le diagnostic le plus probable, après, vous arrivez à la phase de l'intervention, si la maladie trouvée est curable. Vous allez donc «traiter». Plusieurs principes sont à respecter :

 

‑ Ne changez pas de traitement chaque jour ou pire encore deux fois par jour, parce que vous n'avez pas vu d'amélioration. Même efficace, et même s'il est bien adapté, un traitement ne peut pas agir, au mieux, en moins de 48 heures. Il est bien préférable de réfléchir une heure de plus à la question, voire téléphoner au laboratoire (si vous n'avez personne sur place pour vous con­seiller) que d'essayer quatre ou cinq traitements en 24 heures !

 

‑ Choisissez bien le produit que vous employez ; évitez l’utilisation de médicaments à usage humain ou destinés à d'autres animaux. Le médicament que vous prenez en gélules ou en comprimés est peut être insoluble dans l'eau. Il tombera alors au fond des abreuvoirs et ne sera pas absorbé. De plus, vous ne saurez pas le doser et vous en donnerez trop (danger, souvent) ou pas assez (inefficacité toujours). Avec les spécialités adaptées, vous disposez de produits étudiés pour les oiseaux, dosés pour eux et donc faciles à employer sans erreur, à condition de suivre les indications.

 

‑ Respectez bien les doses et le mode d'emploi : mesurer une «pointe de cou­teau», donner dans le bec de l'oiseau x gouttes d'un produit liquide prévu pour être mis dans l'eau, c'est avoir 9 possibilités sur 10 de faire un dosage très incorrect, par excès ou par défaut. La dose peut, en effet, varier de 1 à 4 si le couteau est pointu ou arrondi et il faudrait aussi savoir où se termine la pointe ! En général, le nombre de gouttes donné dans le bec est déterminé au hasard, bien qu'un calcul un peu compliqué soit possi­ble.  Il est bien préférable de mesurer avec précision les volumes d'eau et, pour toutes ces notions de volume, de poids, de gouttes,  de suivre les indications ci-après :


LES BONNES MESURES

 

Le dosage exact d'un médicament est pri­mordial mais, si on le met dans l'eau, il faut également mesurer de façon exacte le volume d'eau.

 

Les mesures de volume et de capacité : dans 1 litre, il y a 1000 millilitres. Le millilitre est équivalent au centimètre cube. Ne pas confondre avec centilitre (100 cl dans un litre). 1 millilitre d'eau pèse 1 gramme et correspond à 20 gouttes comptées avec un compte‑gouttes standard. Cela n'est vrai que pour l'eau ; avec d'autres produits ou si l'eau contient des produits en solution, le nombre de gouttes augmente en général (30 à 40 et plus par millilitre). Il change aussi avec la dimension du compte‑gouttes : il faut donc toujours employer celui qui est joint au produit : si l'on veut déterminer ce nombre, prendre une seringue graduée sans piston ni aiguille ; fermer l'orifice avec le doigt et compter les gouttes jusqu'à ce que le liquide arrive à la graduation 1 ml.

 

Les cuillères : une cuillère à café contient environ 5 millilitres, une cuillère à soupe, 15ml. Ne mesurer que des cuillères plei­nes, car il est impossible d'évaluer la demi‑cuillère. Noter aussi que ces valeurs ne concernent que les liquides et ne sont pas applicables aux poudres dont la densité varie beaucoup.

 

La mesure des doses : utiliser le compte‑gouttes ou bien une seringue graduée qui donne une mesure précise.

 

La mesure de l'eau : employer une éprouvette, un flacon gradué ou tout simplement un biberon gradué, facile à trouver partout.

 

Mesure des poudres : quand un produit en poudre est ac­compagné d'une mesure, celle‑ci doit être mesurée rase sauf avis contraire. De même, si la dose est donnée en cuillerées. Quand on doit peser des quantités plus impor­tantes, d'une pâtée par exemple, un pèse‑lettre permet une précision suffisante jusqu'à 200 g ; au‑dessus, une balance de ménage peut faire l’affaire.

 

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 11:59

 

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A PROPOS DU PLUMAGE ET DE LA PEAU

Réponses à des questions qui se posent fréquemment

 

 

Q : Des poux  jaunâtres, de forme allongée, dans le plumage des oiseaux sont‑ils dangereux et comment les éliminer ?

 

R : ce sont des poux des plumes. Ils ne piquent pas les oiseaux, car il ne se nourrissent pas de sang mais de débris de plumes et de peau. Ils ne sont donc pas dangereux, mais peuvent gêner les oiseaux par leurs déplacements dans le plumage. On les détruit facilement avec une poudre insecticide non toxiques. Certains insecticides peuvent être dangereux pour les oiseaux.

 

Q : Certains  oiseaux perdent leurs plumes sur la tête ou sur le cou. La peau est rouge et souvent ils se grattent. Cela est‑il dû à la gale ou à des parasites ?

 

R : Non. La gale déplumante est très rare et s'il y avait des parasites on les verrait. Ces oiseaux font une mue anormale et il est probable que leur cage se trouve dans une pièce où  ils sont éclai­rés tard le soir et ont donc des jours longs, même en hiver. Or c'est la diminution de la durée du jour en été et son augmentation au printemps qui règlent le cycle de vie des oiseaux « mue en été, reproduction au printemps ». Le fait de supprimer cette alternance de jours courts et de jours longs, peut, chez certains sujets provoquer des trou­bles hormonaux qui se manifestent justement par une mue partielle et persistante et parfois par une masculinisation des femelles qui se mettent chanter comme des mâles. Pas de traitement radical. Il faut remettre les oiseaux dans des conditions correspondant à la durée du jour naturel, mais cette mue anormale peut persister encore plusieurs mois.

 

Q : Chez des oiseaux qui se piquent et s'ar­rachent les plumes, comment faire cesser ce vice ? Est‑ce dû à une carence alimentaire ?

 

R : Ces oiseaux sont sans doute nerveux et ce picage n'est pas dû à une carence alimentaire. Avant tout, il convient de s’assurer que les oiseaux disposent de suffisamment de place, et qu’il n’y a pas de surpeuplement. C'est une cause fréquente. Don­ner un calmant et mettre dans des cages séparées les piqueurs les plus acharnés. Eviter un éclairage trop in­tense de la cage.

 

Q : Chez un perroquet qui s'arrache toutes les plumes, il ne lui reste que celles qu'il ne peut at­teindre, sur la tête et en haut du cou. Quelle en est la cause et comment y remédier ?

 

R : en général, le picage chez le perroquet est dû à l'ennui ou à une contrariété, souvent liée au départ d'une personne ou d'un animal familier auquel il était ha­bitué. Il est rare que ce picage soit dû à une carence alimentaire et d'ailleurs, il ne mange pas ses plumes, mais les arrache et les laisse tomber parfois après les avoir un peu mâchonnées dans son bec. La solution est donc de le distraire et de s'occuper de lui. Donnez lui du papier à déchirer, du bois à déchiqueter. Si possible, la compagnie d'un autre animal, oiseaux ou chien ou chat sera sans doute la solution. Outre cette cause psycholo­gique, il arrive que le picage soit dû à l'air trop sec des habitations chauffées : mettre des humidificateurs sur les radiateurs, pulvériser de l'eau sur l'oiseau plusieurs fois par jour. Enfin, si, cas rare, l'oiseau mange ses plumes, cela peut dénoter une carence alimentaire et, dans ce cas seulement l'emploi d'un répulsif sera une solution immédiate, mais il faudra tenter de corriger l'alimentation.

 

Q : Chez certains canaris, de plus d'un an, on observe, après la mue, de petits kystes sur­tout sur les ailles. Ils cherchent à les enlever avec leur bec. De quoi s'agit‑il ? Est‑ce parasitaire ?

 

R : il s'agit de kystes folliculaires résultant du développement anormal d'une plume qui ne sort pas du follicule plumeux. Il n'y a pas de traitement préventif et certains sujets sont héréditairement prédis­posés, surtout dans les races à plumage abondant : Norwich, Frisés etc. La seule solution est d'enlever ces kystes ou de les ligaturer à leur base avec un fil qui en provoque la chute rapide, mais cela recommencera chez les oiseaux prédisposés.

 

Q :  Des oiseaux exotiques de grosses espèces, ont des plumes qui se cassent, surtout sur la queue et/ou les ailes. Est‑ce dû à un parasite ?

 

R : Il existe bien un parasite, un acarien dénommé Syringophilus, qui se loge dans le tuyau des plumes, vers la base. Cette partie de la plume apparaît opaque au lieu d'être claire . Ce pa­rasite est assez rare et un examen parasitologique des plumes suspectes permet de le mettre en évidence. Il arrive plus souvent, qu'une fragilité des plumes soit ob­servée chez les grandes espèces. Sa cause est mal connue, mais beaucoup d'auteurs l'ont attribuée à une ca­rence en certains acides aminés, spécialement en arginine. Un complément alimentaire apportant cet acide aminé, mais aussi les acides aminés soufrés (méthionine, cystine)  ainsi que la lysine est conseillé en même temps que des vitamines sous forme de polyvitamines.

 

Q : Un oiseau apparaît  enflé, gonflé comme un ballon. Cette enflure est souple, on dirait de l'air.

 

R : C'est effectivement de l'air qui, à la suite d'une lésion d'un sac aérien, se répand sous la peau. Il faut percer cette dernière pour laisser l'air s'échapper. Le mieux est de faire une petite incision de 3 ou 4 millimè­tre avec des ciseaux à ongles ou à broder (non doulou­reux), car si l'on pique seulement avec une aiguille l'ouver­ture se referme rapidement et tout recommence. En quel­ques jours cela s'arrange définitivement. Très rarement les récidives se suivent et, si après plusieurs incisions faites sur une période de 15 jours, le problème n'est pas ré­solu, il faut envisager de sacrifier l'oiseau.

 

Q : Des perruches ondulées se reprodui­sent correctement, mais à la sortie du nid, certains jeunes ont des plumes des ailes ou de la queue qui manquent. lis ne peuvent voler et se traÎnent. Quelle en est la cause et peut‑on y remédier ?

 

R : c'est la mue française qui est due à un virus transmis par l'oeuf. Il n'existe aucun traitement ni vaccin. Il faut éliminer les couples et surtout les femelles qui don­nent de tels jeunes.

 

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 11:33

 

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COMMENT CALCULER LES DOSES POUR LES OISEAUX

 

Un grand principe général

On peut toujours mettre dans l'aliment un produit prévu pour être utilisé dans l'eau de boisson, mais l'inverse est rarement vrai ; cette im­possibilité s'étend aussi aux produits des­tinés à être donnés individuellement (com­primés, gélules, sirops et suspensions). Le cas des sirops est spécialement trom­peur car ces produits étant liquides, il peut paraître normal de les mélanger à l'eau. En fait, beaucoup de sirops à usage hu­main, pour les enfants, sont en réalité des suspensions d'un produit insoluble ce qui leur donne leur aspect épais et opâque. Si un tel produit est dilué dans l'eau, la sus­pension devient instable et le médicament tombe au fond des abreuvoirs où il n'est pas consommé.

Au contraire, si le sirop (ou la solution) est transparent et limpide, on peut le mé­langer à l'eau.

C'est cette insolubilité de nombreux mé­dicaments qui interdit l'emploi des com­primés, gélules, granulés, etc... dans l'eau de boisson des oiseaux. Bien entendu, il existe des produits solubles mais en gé­néral l'utilisateur n'a aucun moyen de le savoir...

L’emploi de tels produits dans l'eau n'est nullement dangereux, il risque seulement d'être totalement inefficace si le produit est insoluble.

 

Calcul des doses

Cas d'un médicament humain : on considèrera la dose pour une journée qui correspond en général à un poids corporel de 60 kg. Un oiseau, genre canari, pèse 25 g. et consomme 5 g. d'eau en 24 heures. La dose humaine va donc correspondre à 2400 canaris qui, chaque jour, vont boire 12 litres d'eau.

Cette utilisation dans la boisson ne sera pos­sible que si le médicament est soluble dans l'eau.

Cependant il s'agit là d'un calcul théori­que et, par rapport au poids corporel, les doses sont plus élevées chez un animal petit que chez un gros ; de plus les oiseaux supportent mieux les médicaments que les mammifères. La dose obtenue par ce cal­cul sera multipliée par 4 et la dose humaine quotidienne correspondra donc à environ 3 litres d'eau.

Plus souvent que dans l'eau, on cherchera à introduire le médicament dans les ali­ments ; cela est impossible dans les grai­nes et seule la pâtée est une voie utilisa­ble. Mais là, un autre problème se pose : combien l'oiseau en mange‑t‑il en 24 heu­res ? S'il a le choix, très peu (0,50 g environ sur une ration totale de 2,5 g). Une seule solution : supprimer tous les aliments autres que la pâtée. On voit que la con­sommation est la moitié de celle de l'eau. Donc la dose quotidienne humaine doit être mise dans 1,5 kg de pâtée pesée sèche (éventuellement mouillée ensuite au mo­ment de l'emploi).

Précautions à prendre : s'il s'agit de com­primés, il faudra les pulvériser très fine­ment. Avec les gélules, pas de problème, leur contenu étant une poudre. Il faudra assurer un mélange parfait et pour cela ajouter au médicament très peu de pâtée, bien mélanger, puis ajouter de la pâtée très progressivement en mélangeant toujours avec soin. Utiliser d'abord un bol, puis une petite cuvette ronde.

 

Cas d'un médicament pour volailles :

En général, la dose est déjà indiquée pour l'eau de boisson et pourra être employée sans changement ; il est souvent conseillé


de l'augmenter car pour les volailles et pour des raisons de rentabilité du traitement, on se tient souvent à des doses minimales actives que l'on peut augmenter avec avan­tage et sans danger, de 50 %.

Si le médicament est à mélanger à l'ali­ment, on emploiera la même dose par kilo de pâtée sèche que l'on devra donner comme nourriture exclusive (voir plus haut).

L’emploi, pour les oiseaux, de médica­ments pour volailles est cependant sou­mis à quelques réserves. On peut utiliser les anticoccidiens (mais chez les oiseaux de cage la coccidiose est exceptionnelle), mais les antibiotiques ne sont pas toujours adaptés car ils sont souvent à base de tétracyclines peu actives sur les germes du type colibacille, salmonelle, etc. Certains contiennent en plus des produits très actifs, mais aussi extrêmement amers et qui peuvent être une cause de réduction de consommation de la pâtée ou de l'eau et par suite de la dose de médicament absorbée avec réduction de l'eff icacité.

 

Cas des becs crochus

Le problème des doses se pose en gé­néral aux éleveurs de becs crochus, oiseaux qui boivent  très peu. On est donc amené à leur donner dans les aliments un produit prévu pour être donné dans l'eau à des canaris et autres passereaux. Dans ce cas, le calcul est simple, mais il est bon de ramener la dose à un oiseau et non plus à une quantité d'aliment. Soit un produit dont on donne 20 gouttes dans 50 ml d'eau pour les canaris. Un canari buvant 5 ml par jour, ces 20 gouttes représentent la dose pour 10 canaris de 25 g. de poids vif, ou pour une perruche de 250 grammes ou encore 8 gouttes pour 100 g. de poids vif.

On voit ainsi comment passer facilement d'un produit prévu pour la boisson des ca­naris à une dose individuelle à mettre sur l'aliment d'une perruche.

 

Quelques points de repère pour les calculs :

Ces quelques chiffres peuvent vous per­mettre des calculs plus faciles :

Un canari de 25 g. boit 5 ml et mange 2,5 g. d'aliments secs.

Une poule de 3 kg boit 0,3 litres, et mange 120 à 140 g.

Un homme est compté pour une moyenne de 60 à 70 kg.

Quand on utilise des produits pour en­fants, il faut rapporter les doses données par âge, au poids corporel correspondant à chaque âge.

Et maintenant... à vos calculatrices! Mais attention aux erreurs de zéros et de vir­gule: quand vous calculez en kilo, n'oubliez pas que 25 g. s'écrivent 0,025 kg et 5 g. 0,005 kg…

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 11:32

 

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APPLICATION DES TRAITEMENTS

EN CAS D’URGENCE

 

  Nous savons  que le choix du traitement d'une maladie infectieuse repose sur un diagnostic aussi exact que possible, éventuellement complété d'un antibiogramme, dans le cas d'un microbe. Cela demande un certain délai, mais représente le cas idéal, avec le maximum de chances de succès. Ce délai est pourtant difficilement acceptable en présence d'une véritable épidémie qui exige alors, le recours à l'anti-infectieux le plus polyvalent possible, nous allons le voir plus loin !


Plus souvent, l'éleveur est devant le problème d'un oiseau malade, très probablement un cas isolé, mais qu'il pense presque toujours être la premiere victime d'une épidémie redoutable. Sa première réaction est d'instituer un traitement avec ce qu'il a sous la main. L’ expérience montre que le choix du ou des produits est souvent, aussi irraisonné que malencontreux et inefficace.

 

Cela est évidemment dû à un certain affolement devant l'oiseau malade et au désir, au besoin, de faire quelque chose pour se rassurer. Cela va de l'antibiotique (a priori justifié si l'on craint une maladie microbienne) aux compléments alimentaires (vitamines ou minéraux) qui n'y peuvent rien de décisif. Fort heureusement, des troubles en apparence graves ont souvent une origine fortuite, individuelle et passagère et leur guérison spontanée fait croire à l'apprenti thérapeute que c'est le produit utilisé qui a agi. De bouche à oreille, c'est comme cela que l'on construit à certains produits (ou vulgaires recettes comme le vinaigre ou le miel dans l'eau, ou une quelconque tisane) la réputation la plus farfelue.

 

De toutes façons, même en utilisant un produit actif (antibiotique, sulfamide, etc.) ce genre de traitement est une loterie car il ne repose sur rien de précis et n'a que des chances relatives de succés: on ne sait pas si le produit choisi correspond bien à la maladie et si, par hasard, c'est le cas, on ne ignore si le microbe en cause, ne lui est pas résistant... Devant un cas grave avec de nombreuses mortalités, il faut faire quelque chose en attendant le résultat du laboratoire. Autant mettre le maximum de chances de son côté et donc utiliser un produit polyvalent.

 

Durée du traitement  :


Pendant combien de temps traiter ? Au moins 4 ou 5 jours. Avant ce délai, on ne peut juger du résultat et, s'il est bon, c'est probablement une guérison spontanée. Dans la pratique, on voit neuf fois sur dix, l'éleveur changer de traitement si, après 24 heures, il n'a pas vu d'amélioration et ainsi de suite, pour tous les traitements essayés. Il donne ainsi au moins quatre ou cinq produits différents en une semaine, si le malade n'est pas mort avant, ou guéri, ce qui est alors faussement attribué au dernier produit utilisé.

 

La conduite à tenir  :

 

devant un oiseau malade, ne pas se lancer de façon précipitée sur le premier produit venu. Tenter de réfléchir calmement aux causes possibles et, si c'est un cas isolé, ne pas penser toute de suite que dans les deux ou trois jours, tous les oiseaux seront atteints. C'est une éventualité rare. Bien souvent, l'isolement du malade avec chaleur, eau de boisson sucrée et vitaminée, alimentation légère est le mieux et permet de prendre un peu de recul. Très souvent, le malade guérit spontanément. Cependant, si vous êtes hanté par la crainte des maladies contagieuses, donnez un antibiotique polyvalent pendant au moins 4 ou 5 jours et ne comptez pas seulement sur les vitamines et minéraux. lis sont nécessaires chez des malades qui ont perdu l'appétit, mais sans action directe sur une maladie infectieuse. Ils sont heureusement sans danger !

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 18:33

 

 

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 LES PROTEINES DANSL’ALIMENTATION DES OISEAUX

 

Les protéines sont des composés très complexes souvent connus aussi sous les termes de matières azotées, albumines, matières protéiques. Les protéines sont toujours d'origine vivante, animale ou végétale. Elles sont constituées par des enchaînenents complexes d'un grand nombre de molécules élémen­taires chimiquement assez simples, les acides aminés, que l'on peut fabriquer par synthèse chimique ; ces acides aminés (donc également les protéines) sont constitués de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote ; certains contien­nent du soufre. Une protéine donnée est faite de l'enchaînement, dans un certain ordre et répété un grand nombre de fois, d'un certain nombre d'acides aminés.

Du point de vue alimentaire, les protéines apportent donc en particulier l'azote qui permet à l'organisme de constituer ses propres tissus vivants ; pour cela la digestion détruit les protéines et les réduit en acides aminés et souvent même détruit ces acides aminés eux‑mêmes : à partir des éléments de ce jeu de construction », l'organisme reconstruit des acides aminés puis les protéines qui lui sont propres. Cependant il existe certains acides aminés que l'organis­me animal est incapable de fabriquer et, tout comme des vitamines, il faut absolument que ces acides aminés dits «essentiels» ou «nobles» figurent dans la molécule des protéines présentes dans la ration. C'est le cas de la méthionine par exemple.

 

DESTRUCTION DES PROTÉINES

Dans un organisme, il y a constamment des cellules vivantes qui meurent et sont remplacées par d'autres : ces cellules mortes libèrent des produits azotés ; les protéines en excès dans la ration sont digérées et utilisées à la production d'énergie ou de chaleur tout comme les sucres ou les graisses. Il en résulte encore des déchets azotés.

Chez le marrimifère, ces déchets sont éliminés par les reins sous forme d'urée ; chez l'oiseau,sous forme d'acide urique et d'urates. Ce sont ces urates qui constituent l'urine (solide) des oiseaux et que l'on trouve dans les fientes sous la forme de matières blanchâtres.

 

TROUBLES ET AFFECTIONS LIÉS AUX PROTÉINES

 

      FIEVRE ET DIARRHÉE BLANCHE:

Dans de nombreuses maladies on note le symptôme diarrhée blanche qui n'a rien de caractéristique et est lié à la fièvre. L'élévation de la température corporelle correspond à une produc­tion accrue de calories qui devrait être compensëe par un apport alimentaire plus important de graisse ou surtout d'hydrates de carbone plus rapidement utilisables ; en leur absence, en raison de la perte d'appétit de l'oiseau malade, l'organisme brùle ses propres tissus, ses protéines, pour faire des calories. L’oiseau malade et fiévreux maigrit ,non seulement parce qu'il mange peu mais aussi parce qu'il perd ses réserves plus vite qu'un oiseau bien portant soumis au jeûne, car il les brûle,en plus, pour les transformer en chaleur. Cette destruc­tion importante de protéines augmente les déchets azotés, donc l'élimination des urates et par suite la diarrhée blanche.

Chez l'oiseau fiévreux, assurer un supplément d'alimentation sous forme de sucre, de miel, est une chose nécessaire ; si l'oiseau ne mange pas, sucrer son eau de boisson car, en général, il continue à boire à cause de sa fièvre.

 

       EXCES D'AZOTE ‑ TROUBLES DE L'ÉLIMINATION DES URATES

       GOUTTES VISCÉRALE ET ARTICULAIRE :

Ce sont les reins qui assurent l'élimination des déchets azotés ‑, cette élimination peut être insuffisante en cas d’apport excessif de protéines dans l'alimentation ou par suite de lésions des reins (néphrite par intoxication, par avitamInose A, par maladies infectieuses ‑ tumeur,des reins).

Il en résulte une accumulation d'urates, d'abord dans les reins puis dans tout l'organisme : c'est la goutte viscérale ; des urates blanchâtres apparais­sent à la surface des organes internes : coeur, foie, etc... . C'est la forme grave et aiguë, rapidement mortelle, correspondant à la crise d'urémie chez le main­mifère.

Dans la forme chronique qui résulte en général d'un excès prolongé de protéines dans la ration, les urates s'accumulent dans les articulations, surtout des pattes, et forment des nodules blanchâtres très visibles sur celles‑ci : c'est la goutte articulaire.

Le traitement est souvent illusoire dans la goutte viscérale dont l'évolution est rapide, il consiste à supprimer totalement l'azote de la ration. Opter pour l’alimenta­tion sucrée. En outre, donner de la pépérazine (solvant de l'acide urique) et des diurétiques. Donner de la Vitamine A pour améliorer l'état de l'épithélium rénal. Dans la goutte articulaire, la diminution des protéines sera moins totale ; les autres traitements restent valables.

 

BESOINS EN PROTEINES :

Ils n'ont pas été établis avec précision pour les diverses espèces d'oiseaux ; Ils sont plus importants pour les insectivores, dont la nourriture est surtout animale, que pour les granivores ; chez ces derniers les besoins sont cependant élevés pour les jeunes dont la croissance est si rapide. On considère qu'une propor­tion de 18 à 20 % de protéines est correcte pour les jeunes canaris. Une fois la croissance terminée, cette proportion peut être réduite de moitié.

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