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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 11:24

 

 

Coq Wyandotte 2

 

 

 

SAVOIR DEPISTER LES MALADIES

 

Les autopsies de petits animaux per­mettent de déceler de nombreuses mala­dies et de donner des renseignements utiles au propriétaire de l'animal sur l'origine des troubles et sur les moyens de prévenir une contamination des autres bêtes qu'il possé­derait encore.

Ce qui étonne parfois, c'est que le pro­priétaire n'a pas remarqué des symptômes de maladie, avant que I*animal soit trouvé mort. Les lettres accompagnant l'envoi du cadavre mentionnent souvent: « Je n'ai rien remarqué d'anormal... La bête n'a présenté aucun signe de maladie... Elle a mangé régu­lièrement... On ne s'est aperçu de rien avant de la voir morte, un matin ».


De telles remarques concernent des lapins, des pigeons, des poules. Or. rares sont les morts subites, sans signes précur­seurs. L'autopsie confirme souvent que la bête est fortement amaigrie, qu'elle a souffert de diarrhée durant plusieurs jours. que des vers intestinaux se trouvaient dans les déjections, que les poumons étaient si congestionnés que la respiration devait en être gênée, haletante plusieurs heures ou plusieursjours avant la mort.


Tout propriétaire d'un animal doit pouvoir reconnaître les symptômes de maladie et donner des soins de premiers secours ou mettre à mort la bête pour lui éviter les souffrances do l'agonie.


La fièvre est l'élévation de la température du corps par suite d'une réaction de défense de l'organisme contre une maladie à ses débuts. Dans la grande majorité des cas, l'animal fiévreux est triste, apathique, terré dans un coin, frissonnant; il ne mange plus ou son appétit est fortement diminué. Toute bête qui ne mange pas normalement est donc suspecte de maladie ; elle est géné­ralement fiévreuse.


Le manque d'appétit est un symptôme de maladie très évident, facile à reconnaitre. Si l'animal ne s'alimente plus pendant quelques jours. il maigrit, dépérit ; il se déshydrate aussi, vu que l'élimination de l'eau du corps est intensifiée par la fièvre ; certains animaux fiévreux boivent davantage pour essayer de compenser cette élimination anormalement élevée, sans y parvenir parfois.

 

L'affaiblissement dû au refus de nourri­ture va souvent de pair avec la diarrhée. On n'a pas tort de répéter que les déjections sont le miroir de la santé ; elles doivent être normales en quantité et en consistance, sinon l'animal maigrit rapidement et se déshydrate. A noter que des animaux fiévreux ont tendance à souffrir d'une forte constipation.


L'animal atteint de diarrhée. présente géné­ralement, autour dfe l'anus, des salissures dues aux excréments semi‑liqui­des ; cela permet au propriétaire de diag­nostiquer un trouble digestif, même s'il n'a pu contrôler les déjections.


Pour déceler l'amaigrissement, il est nécessaire de palper l'animal; le pelage ou le plumage peuvent masquer de graisse et de muscle sur la charpente osseuse ; la colonne vertébrale, l'échine, est facilement palpable en cas d'amaigrissement ; on sent les os directement sous la peau, sans couverture graisseuse ni musculaire; il en est de même des côtes. des os de la hanche. du bassin ; l'os du bréchet, chez les oiseaux, a la forme d'une lame de couteau en cas d'amaigrissement et de fonte mus­culaire.


Il est bien de se souvenir qu'en cas de troubles digestifs. de verminose, de toute maladie qui mine l'organisme, c'est d'abord le dépôt de graisse qui disparaît, ensuite la musculature qui s'atrophie ; l'état de santé de l'animal est alors très grave, généra­lement irrémédiable.


La mort subite d'un animal en pleine forme est aussi possible, par accident, par rupture de vaisseaux sanguins, par stress qui arrête le coeur. par intoxication alimen­taire, par maladie aiguë, qui conduit à la mort en quelques heures ou en quelques jours. Là, le propriétaire de l'animal ne peut que constater la mort et la faire expliquer autant que possible, par l'autopsie.


Mais, de nombreuses maladies agissent d'une façon insidieuse, lente, épuisant peu à peu l'organisme, le faisant maigrir, lui enlevant ses forces, faisant disparaître ses réserves et sa résistance. Cet épuisement n'a pas lieu en quelques heures ; il apparaît par degrés. Le propriétaire de l'animal peut s'en rendre compte en observant le compor­tement de sa bête, en contrôlant son appétit et ses , et en palpant le corps sous le pelage ou le plumage.

 

Ce contrôle est élémentaire. Une révision périodique s'impose pour toute machine ; tout moteur doit être vérifié dans son fonctionnement à intervalles réguliers ‑, il en est de même de tout organisme vivant : un contrôle est de rigueur. Même sans recourir à des analyses ni à des méthodes de laboratoire, le propriétaire d'un animal peut aisément faire la différence entre ce qui est normal et ce qui ne l'est pas dans le comportemenrit et dans l'état de sa bête ; il montre ainsi qu'il possède quelques connaissances des animaux et qu'il se soucie de leur état de santé ; c'est ainsi. que se révèle le bon soigneur.

 

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Faverolles-foncee.jpg

 

 

 

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 11:11

 

Coq-Brahma.jpg

 

 

 

DES ELEMENTS NATURELS

pour un bon état sanitaire durable

 

On a trop négligé dans l'alimentation composée des animaux domestiques le rôle d'un certain nombre de substances naturelles que l'animal trouve dans la nature.

Vouloir résumer l'alimentation aux protéines avec leurs acides aminés essentiels, aux sucres et aux graisses avec addition des vitamines et des minéraux, constitue une simplification sans doute exagérée qui ne résoud que les grands problèmes. Ces problèmes sont ceux qui conditionnent la croissance, la santé appa­rente, et leur complexité est déjà très grande. C'est sans doute cette complexité et les pa­tientes et longues recherches qu'elle a nécessi­tées, qui ont entraîtrié notre satisfaction et no­tre orgueil, devant les découvertes effectuées.

 

C'est cette satisfaction qui nous a fait croire que nous possédions maintenant à peu près toutes les clés d'une alimentation animale, axée vers les meilleurs rendements et une santé satisfaisante et que la ration utile se résumait à une équation mathématique pro­grammable sur ordinateur en vue de réaliser l'équilibre idéal avec les matières premières dont on dispose à un moment donné.

 

Bien entendu, nos connaissances actuelles nous permettent d'éviter les troubles graves par carences vitaminiques ou minérales, les mauvais rendements par insuffisance protéique ou énergétique et nous avons la fausse impression d'avoir atteint notre but : arriver à donner à l'animal une ration composée artificiellement, de façon souvent simplifiée, qui réponde à tous ses besoins et même au‑delà, en permettant une croissance plus rapide.

 

En fait, nous évitons, en effet, les troubles graves comme ceux résultant des carences vitaminiques bien connues, des carences minérales, et nous accélérons la croissance et la production par un apport protéique judicieux ‑ quantitativement et qualitative­ment.

 

Cependant, sommes‑nous si certains que ces rations simplifiées ‑ même si elles ne le sont pas autant que les « simplified rations »des chercheurs nutritionnistes ‑ répondent à tous les besoins de la santé et d'une résistance correcte aux maladies ?

En réalité, nous pourrions presque dire que nous sommes certains du contraire.

En effet, que de précautions d'hygiène pour éviter ces maladies de l'élevage industriel ! Sont‑elles toutes uniquement dues aux condi­tions défavorables causées par la surpopu­lation et l'entassement d'un grand nombre d'animaux dans un espace restreint ?

 

On peut l'admettre pour les volailles ou les pigeons, mais on en est moins persuadé si l'on considère par exemple les lapins qui restent isolés ; un certain nombre de troubles, surtout digestifs, sont malheureusement courants chez cet animal élevé en captivité et nourri arti­ficiellement, même si cette alimentation est naturelle. Par ce mot « artificiel », nous voulons simplement qualifier une alimentation imposée dont l'animal n'a pas le libre choix comme dans la nature; le problème est encore plus grave quand les animaux reçoivent uni­quement des aliments complets.

Ce problème est spécialement mis en lumière chez le lièvre élevé en cage qui est victime de troubles graves dus à la typhlite et à l'entérite mucoïde, troubles qui disparaissent spontanément et rapidement dès que les animaux sont lâchés sur un parcours couvert de végétation.

  

Des troubles semblables sont observés aussi dans les élevages de lapins, surtout dans ceux qui emploient les granulés. S'ils restent moins graves ou moins fréquents que chez le lièvre, on peut penser que c'est parce que le lapin domestique est un animal adapté depuis longtemps à cette domestication par une sélection naturelle déjà longue.

 

L'entérite mucoïde, la typhlite, sont cepen­dant des problèmes croissants en cuniculture avec la généralisation des méthodes indus­trielles d'élevage et d'alimentation. Que peut‑il donc manquer aux animaux élevés dans ces conditions ?

Évidemment des éléments naturels auxquels les nutritionnistes n'ont sans doute pas attaché toute l'importance nécessaire et dont l'action  est moins évidente, moins facile à prouver que celle des vitamines et des minéraux reconnus comme indispensables et dont nous avons cru, sans doute trop vite, qu'ils représentaient tout le nécessaire.

C'est dans ce que les nutritionnistes consi­dèrent comme le superflu qu'il faut chercher ce qui manque.

 

Dans ce « superflu », qui fait sans doute partie du nécessaire, un certain nombre de substances semblent figurer, au nombre des­quelles on peut mettre des produits que l'on pourrait qualifier de condimentaires, des miné­raux ne semblant pas, à première vue indis­pensables, certaines vitamines dont les doses officiellement reconnues ne sont pas suffisan­tes du point de vue résistance aux affections digestives, même si elles semblent suffire du point de vue croissance et rendement.

 

Nous abordons là une question complexe car il s'agit souvent de substances intervenant en quantités impondérables, mais les recherches déjà effectuées ont permis de dégager des résultats appréciables, voire spectaculaires, sur la santé et la résistance aux maladies, en particulier aux affections intes­tinales et respiratoires.

Un autre aspect non négligeable de la question découle de la partie « condimen­taire » des complexes mis au point. Ce n'est pas d'hier que le consommateur se plaint de la fadeur du poulet industriel, de la truite d'élevage etc.. Ce n'est pas uniquement mais seulement partiellement par des différences d'espèces ou de races que s'explique le parfum de la chair du lapin de garenne, du faisan...

 

DES RESULTATS

L'essai de toutes ces substances diverse­ment associées a déjà permis des résultats positifs sur la santé des animaux et spéciale­ment du point de vue de certaines maladies ou affections diverses. Il faut citer comme princi­paux succès : les maladies respiratoires des volailles et pigeons, les affections intestinales du lapin que sont l'entérite mucoïde et la typhlite.

 

UN MODIFICATEUR DU TERRAIN, NON UN MÉDICAMENT

Ces suppléments n'ont pas forcément une action curative miraculeuse et ne sont nulle­ment des traitements au même titre que des antibiotiques ou des sulfamides ; ils agissent un peu comme la vitamine A qui est nécessaire pour assurer la résistance au parasitisme (vers ou coccidiose) ; ils ne sauraient remplacer un curatif devant une maladie déclarée mais ils contribuent dans une large part à son succès car ils sont toujours associables à n'importe quel traitement : antibiotiques, sulfamides, etc... Il est évident que c'est surtout le rôle préventif par action sur l'état général qui doit être mis à profit.

 

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Poule coucou de Malines

 

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 17:19

 

Coq Cochin

 

 

EVITER LES RISQUES SANITAIRES

 

Dans un ‑élevage industriel, il y a un cheptel établi, sans introduction de sujets étrangers ; les animaux qui quittent l'élevage (jeunes pour la consommation, adultes éliminés) n'y revien­nent pas.

En élevage de loisir, au contraire, il y a :

‑ envoi de sujets à l'extérieur (expositions, concours) qui reviennent après contact avec des sujets étrangers ;

‑ achat, chez d'autres amateurs, d'animaux qui sont introduits dans l'élevage ;

Il ne faut pas cacher que cela comporte des risques énormes de contagion et explique les problèmes sanitaires, bien plus graves en petit élevage qu'en élevage professionnel , cela étonne toujours les amateurs qui ont conscien­ce de soigner beaucoup plus attentivement leurs animaux que l'éleveur industriel qui en a plusieurs milliers.

 

Immunité :

 Quand un animal est en contact avec un virus ou un microbe, il peut être malade ou guérir ou ne faire aucune maladie apparente : il devient cependant résistant à cette maladie, car son sang contient des subs­tances de défense, capables de neutraliser ce virus ou ce microbe : ce sont les anticorps. On peut faire apparaître aussi ces anticorps en ino­culant au sujet ce virus ou ce microbe atténués et non dangereux, constituant un « vaccin ». Il ne faut donc pas parler de vaccin ou de vaccination pour tout médicament que l'on applique en piqûre, et il faut alors employer simplement le terme de « traitement injec­table ».

On constate que les animaux vivant dans un milieu donné ont tous acquis une certaine résistance aux microbes existant dans ce milieu ; l'introduction d'un sujet étranger comporte donc toujours un double risque:

1) pour le cheptel de l'élevage, car il apporte des microbes nouveaux ;

2) pour lui‑même, car il arrive dans un milieu où se trouvent des microbes auxquels il n'est pas habitué.

Ce risque n'est pas toujours un risque gra­ve ; tout dépend du pouvoir pathogène de ces microbes.

 

Transmission de l'immunité :

L'œuf contient les anticorps de la femelle et, pendant 2 à 3 semaines, le jeune est protégé de façon passive contre les microbes habituels. Cela lui donne le temps de produire lui‑même ses propres anticorps (immunité active). Chez le pigeon, les anticorps existent aussi dans le « lait » du jabot des parents.

Parasites et immunité : bien souvent, les parasites produisent aussi une immunité, mais cette immunité n'est pas due à des anticorps du sang ; elle est locale et ne se transmet pas par l'oeuf. C'est le cas pour la trichomonose, la coccidiose.

 

Transmission des maladies :

Les microbes, les virus, les parasites peuvent pénétrer dans l'organisme par diverses voies :

1) respiratoire : par les poussières, pour l'or­nithose notamment, par les particules liquides rejetées par les malades dans l'air (éternue­ments, respiration) pour les maladies respira­toires ;

2) digestive : en picorant le sol souillé par les excréments ‑ salmonellose, tuberculose, vers, coccidiose, trichomonose ‑ par l'eau de boisson souillée par les malades qui boivent :

maladies respiratoires, trichomonose ;

3) inoculation : par blessures, écorchures même minimes, piqûres d'insectes : variole, myxomatose.

Il est évident que, dans les expositions où les animaux sont séparés, c'est surtout le premier mode de contagion qui intervient (voie respi­ratoire).

 

COMMENT ÉVITER LES RISQUES :

On ne peut les éviter complètement et même la quarantaine d'un nouveau sujet n'est pas une garantie si elle n'est pas appliquée de façon très stricte, car il peut être porteur de microbes ou de parasites sans être malade. Cette quarantaine est très utile pour un animal revenant d'exposition , elle doit être d'une dizaine de jours au moins. Les autres mesures sont celles qui sont applicables à propos de chaque maladie :

‑ traitement de sécurité systématique de tout nouveau sujet contre les parasistes (vers, coccidies, trichomonas) ;

‑ vaccination régulière (variole, maladie de Newcastle notamment) des sujets de l'élevage et de tout nouveau sujet  s'il n'était pas déjà  vacciné de façon certaine contre ces maladies ;

‑ maintien des oiseaux en bonne forme : les sujets carencés (en vitamines, en minéraux) sont toujours des proies faciles pour toutes les maladies auxquelles résisteraient des oiseaux en bonne santé : les apports réguliers de vitamines, de minéraux, les traitements anti­parasitaires réguliers sont les mesures qui per­mettent de maintenir cette forme parfaite, facteur de résistance aux maladies, mais aussi de beauté et de performances.

 

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Poule Wyandotte naine 2

 

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 11:12

 

 

Poule Dorking

 

 

L’ENTREE EN PONTE

 

VARIATIONS DE LA CONSOMMATION

on observe une modification de la quanti­té de nourriture absorbée, aussi bien par les poulettes sur le point de pondre, que par celle étant déjà entrées en période de ponte, Cette modification ne concorde pas avec le taux de consommation moyen du troupeau entier.

Pendant le mois qui précède son entrée en ponte, la poulette consomme une quantité à peu près égale de nourriture. Quatre jours avant la ponte du premier oeuf, la consommation baisse d'environ 20 % ;  elle reste à ce niveau jusqu'à la ponte.

Durant les quatre premiers jours de ponte, la consommation quotidienne aug­mente rapidement ; elle continue à aug­menter à un rythme plus modéré pendant environ quatre semaines. Passé ce cap, l'augmentation est plus lente.

Au regard de ces données. il paraît logique de suivre les recommandations des experts et d'augmenter la quantité de nour­riture distribuée au moment où les premiè­res poulettes entrent en ponte. Seules celles qui en ressentent le besoin augmen­teront leur consommation.

Il convient d*accroître progressivement pendant une période de dix jours la quantité de nourriture distribuée au troupeau ; à la fin de cette période, le troupeau entier doit alors recevoir cette même ration augmen­tée, car à ce moment‑là un grand nombre de poulettes seront sur le point de pondre, et devront avoir suffisamment de nourriture à leur disposition.

 

AUGMENTATION DU POIDS VIF

Le poids vit moyen du troupeau com­mence à augmenter dès que les premières poulettes entrent en ponte. Les augmen­tations sont relativement importantes pendant les deux à trois mois suivants cette période, puis deviennent moins sensibles.

Nous pouvons donc conclure que la pro­duction d'oeufs exige un poids vif élevé ; les besoins nutritionnels des poulettes sont en augmentation durant cette période de gain de poids.

En étudiant chaque individu, nous remar­quons que le poids vif augmente principa­lement pendant les deux ou trois semaines qui précèdent la ponte du premier oeuf, et la semaine qui la suit.

Le poids vif augmente ensuite très lente­ment pendant 10 à 12 semaines. Certaines poulettes peuvent même perdre du poids.

Souvent, les éleveurs tiennent compte de la courbe de gain moyen de poids vif du troupeau entier ; comme nous l'avons vu, elle ne correspond pas à la courbe de gain de poids vif des individus ; ceci justement parce qu'elle n'est qu'une moyenne.

Par exemple : à la fin de la troisième semaine de ponte, le troupeau comportera :

1) Des oiseaux n'ayant pas commencé à pondre, mais dont le poids vif augmente rapidement.

2) Des poulettes entrées en ponte dont le poids vif augmente à un rythme plus lent.

3) Des poulettes dont le poids vif n'a pas encore entamé sa courbe ascendante.

Les gains de poids avant et après le premier oeuf ne correspondent pas à l'aug­mentation ou à la réduction de la consom­mation alimentaire. Pendant les deux se­maines qui précèdent la ponte du premier oeuf, la consommation alimentaire n'est pas en augmentation ; par contre. il y a un gain important du poids vif.

Après la ponte du premier oeuf, la consommation alimentaire augmente, tandis que le poids vif reste constant. ou peut même être en réduction pendant 10 à12 semaines.

Durant cette période, le taux de ponte est très élevé. Il est nécessaire, pour qu'elles atteignent le taux de ponte maximum pendant cette période, que le poids vif des poulettes augmente. L'aug­mentation de la consommation alimentaire est en relation avec un taux de ponte élevé, et non pas avec une augmentation de poids vif.


Un troupeau de poulettes en croissance sera obligatoirement composé d'individus de taille différente. Les poulettes les plus grandes entreront en ponte les premières et atteindront un poids déterminé au moment où le premier oeuf est pondu.

Au fur et à mesure que les plus petites entrent en ponte, elles atteignent un poids sensiblement égal à celui de leurs consoeurs plus précoces. Ceci tient en partie au fait que la période de croissance est relative­ment plus longue pour des pondeuses retar­dataires.

Même après l'entrée en ponte, toutes les poulettes n'auront pas le même poids vif. Parmi les poulettes productives. il y a des grandes, des moyennes, des petites.

Celles qui étaient les plus grandes durant la période de croissance seront les plus grandes adultes. celles qui étaient plus petites resteront plus petites que les autres pendant la période de ponte.

 

LES BESOINS EN CALCIUM SONT TRIPLES

Pendant la période de croissance. les besoins d'une poulette en calcium sont rela­tivement faibles ; la ration de croissance comporte environ 0,9 % de calcium. Lors de l'entrée en ponte ces besoins sont presque triplés ; un supplément de calcium est nécessaire à la formation des coquilles des oeufs.

Le calcium passe directement de l'aliment dans la glande de l'oviducte responsable de la formation de la coquille ; il peut égale­ment être stocké dans certains os, princi­palement dans le canal médullaire du fémur ; des dépôts calcaires se forment éga­lement aux extrémités du fémur et sur le cortex ; ce calcium passe ensuite dans l'ovi­ducte au fur et à mesure des besoins.

Évidemment lors de la formation d'une coquille, ces deux sources sont utilisées, car aucune des deux ne fournirait seule suffi­samment de calcium.

Normalement des dépôts de calcium importants se forment dans les os juste avant la ponte du premier oeuf. De cette façon, la nature assure un stock de calcium suffisant pour la formation du premier oeuf et des suivants.

Ce n'est que durant les deux semaines qui précèdent le premier oeuf que se forme ce premier dépôt de calcium.

Pendant la première période de ponte, il est indispensable que les dépôts de calcium dans le squelette soient suffisamment importants, afin d'assurer un taux de ponte élevé. Cependant, il semble qu'une consom­mation excessive de calcium, soit pendant la période de croissance, soit pendant la période de ponte, puisse freiner la produc­tion.

Il convient donc de ne pas augmenter la quantité de calcium contenu dans la ration plus de 10 jours avant l'entrée en ponte des premières poulettes.

Les dépôts de calcium dans le squelette des premières poulettes risquent certes d'être réduit, mais les dernières poulettes souffriront moins que si elles en avaient consommé trop tôt et excessivement.

  

LE PROGRAMME D'ÉCLAIRAGE

Un taux de ponte élevé pendant les premières semaines dépend entièrement d'une augmentation de la durée d'éclairage. Elle stimulera la fonction de sécrétion hormonale de l'hypophyse ; les hormones à leur tour stimulent la glande ovaire, les ovules mûrissent et la production d'oeufs peut débuter.

En général, cette réaction à la modifica­tion du programme d'éclairage met de 7 à 10 jours, période nécessaire à l'ovule pour atteindre son développement entier. Le nouveau programme doit donc débuter environ 10 jours avant la ponte du premier oeuf.

Le décalage de sept semaines entre l'entrée en ponte des premières poulettes et celle des dernières implique qu'aucun programme d'éclairage ne saurait convenir a l'ensemble des oiseaux. Il convient donc d'augmenter la durée d'éclairage dès l'apparition du premier oeuf dans le troupeau.

Les premières poulettes à entrer en ponte souffriront de cette technique, la modification du programme d'éclairage ne produisant chez elles que peu de réaction hormonale ; mais les dernières ne souffri­ront pas d'une entrée en ponte avant l'éta­blissement d'un poids vif convenable. L'ap­plication de cette technique a un autre avantage, car elle retarde l'entrée en ponte des poulettes précoces tout en avançant celle des poulettes retardataires.

Le prolongement de la durée d'éclairage jusqu'à 14 heures par jour doit être appli­qué brusquement en début de production ; il doit être accompagné d'une consomma­tion alimentaire accrue.

Une plus importante distribution de nourriture avant la modification du pro­gramme d'éclairage provoque des gains excessifs de poids vif, car l'ovulation n'est pas stimulée ; en revanche, le prolonge­ment de la durée d'éclairage sans augmen­tation de la ration alimentaire provoquera une ovulation chez les poulettes ayant atteint la maturité sexuelle, mais le manque de nourriture se fera sentir dans la production des oeufs.

 

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Poule Leghorn doree

 

 


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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 11:34

 

Poule-Wyandotte.jpg

 

 

ALIMENTATION EXCLUSIVE AUX CEREALES

ECHEC ASSURE 

 

Cette idée d'alimenter les volailles unique­ment avec les céréales est une idée totalement fausse qui s'est, peu à peu, implantée dans l'esprit de nombreuses personnes, tant éleveurs que consommateurs et qui vient du rejet de l'aliment composé qui, pour eux, représente une alimentation artificielle voire «chimique ».

 

Les céréales, le « grain » représente alors l'antithèse de cette alimentation complète et «industrielle» mais sans que l'on cherche à savoir si ce type d'alimentation est vraiment capable de répondre même partiellement aux besoins des volailles, si elles n'ont pas autre chose à manger.

 

L'image traditionnelle de la fermière en sabots tenant son panier de grain et qui appelle ses poules « ti‑ti‑ti ! » qui accourent pour la distribution, est restée fixée dans bien des esprits. On oublie seulement de se demander d'ou viennent ces poules qui accourent... C'est pourtant un point important car elles viennent de tous les coins de la ferme, des champs envi­ronnants où elles ont déjà trouvé une partie importante de leur ration alimentaire : vers, escargots et limaces, insectes, verdure.

 

Seulement, cette partie importante de leur existence, qui représente des heures, laisse bien peu de place au quart d'heure de distribution de grain qui seule à été retenue par l'imagerie rurale.

 

Le problème actuel est que seule a été retenue la distribution du grain et que les conditions de vie des volailles ont changé. En outre, une claustration plus ou moins étroite a remplacé la liberté totale, les privant du même coup, de la possibilité de compenser les désé­quilibres et les carences d'une ration faite seu­lement de céréales.

 

L'idée que des volailles qui ont des céréales à volonté sont des volailles bien nourries, reste une idée très répandue, mais une idée fausse. La question qui se pose tout normalement est « pourquoi ? ».

La réponse tient en plusieurs mots clés, qui désignent ce qui manque dans une telle alimen­tation : minéraux, vitamines, protéines, et ce sont surtout ces dernières qui comptent.

 

En effet, les minéraux qui doivent représenter 3 à 4 % de la ration, les vitamines dont il faut des quantités infinitésimales sont souvent donnés en supplément, sans pour autant résoudre le problème. En effet, ce sont les protéines qui conditionnent la croissance et la ponte et cela s'explique facilement.

 

LES PROTÉINES

 

On les a longtemps appelées «albumines» puis matières azotées. Ce sont les constituants des tissus vivants, formés de carbone d'hydro­gène et d'oxygène comme les sucres et les graines, mais avec en plus de l'azote et parfois du soufre ; l'ennui est que l'animal ne peut pas à partir d'azote, fabriquer ses protéines comme les plantes savent le faire. Il faut que ces pro­téines soient présentes dans son alimentation et en quantité suffisante faute de quoi la crois­sance sera ralentie ou arrêtée, la ponte réduite ; la formation des muscles chez le jeune animal en croissance, la formation de l'oeuf lui aussi très riche en protéines ne peuvent se faire normalement que dans la mesure où le jeune ou la pondeuse reçoivent une quantité suffi­sante de protéines. La ration du premier doit en contenir 21 %, celle de la seconde autour de 16 %. Les céréales, elles, n'en contiennent que de 7 à 11 %.

 

Mais il y a plus grave : les protéines sont formées d'acides aminés divers et diversement assemblés ; c'est ce qui fait que l'albumine du blanc d'oeuf est différente de la caséine, protéine du lait, par exemple. Les animaux sont capables de fabriquer beaucoup d'acides aminés constituant leurs propres protéines àpartir d'acides aminés différents contenus dans leurs aliments. Pourtant il y a certains acides aminés que l'animal ne sait pas fabriquer : il faut qu'il les trouve tout prêts dans son alimentation. Si un seul de ces acides aminés fait défaut, même partiellement, l'animal ne peut plus fabriquer ses propres protéines ou bien, leur production est ralentie dans la proportion du manque de cet acide aminé. Dans les céréales, il y a un manque de plusieurs de ces acides aminés dits essentiels ; la méthionine, la cystine et la lysine sont ceux qui font le plus défaut. Il peut donc y avoir une dose de protéines suffisante et une croissance ralentie si un ou plusieurs acides aminés essentiels manquent.

 

Les céréales étant pauvres en protéines, il faut trouver un complément de ces dernières. On en trouve en abondance dans les tourteaux et les farines animales. Pendant longtemps on a employé ces dernières car on avait remarqué que seules les protéines animales assuraient une croissance normale et on en avait conclu qu'elles contenaient un facteur de croissance inconnu que l'on avait dénommé APF (animal protein factor) qui fut par la suite identifié à la vitamine B12 que l'ont venait de découvrir. Maintenant, grâce à cette vita­mine, il est possible d’utiliser les protéines végétales, et la farine de tourteau de soja (43 % de protéines) en est la source principale.

 

On peut considérer que dans la pratique et sans chercher le maximum de résultats on est en mesure d’obtenir satisfaction avec 30 % de soja et 65 % de céréales pour des poulets et 20 % et 75 % pour des pondeuses. Les 5 % restants repré­sentent les minéraux, vitamines, acides aminés complémentaires. Les pondeuses devront seulement avoir en plus des coquilles d'huîtres broyées à volonté.

 

Pour les palmipèdes qui ne doivent pas dépasser  15 % de protéines, on utilisera la même formule que pour les pondeuses, mais sans distribution de coquilles d'huîtres.

 

Pour un nutritioniste, pour un éleveur spé­cialisé, de telles rations sont évidemment imparfaites et ne sauraient assurer les rende­ments optimaux qui sont leur objectif habituel.

 

Pour de petits éleveurs qui veulent parfois utiliser les céréales qu'ils produisent, ces formules peuvent leur éviter tous les déboires qu'ils connaissent inévitablement avec les céréales employées seules, et il en résultera pour eux, une économie notable par rapport aux aliments complets. D'ailleurs, au moins pour les poulets, ils ne veulent pas une croissance trop rapide car le « bon poulet fermier » ne doit pas être trop jeune.

 

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Coq Leghorn 2

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 17:32

 

 

Coq-Wyandotte.jpg

 

 

PRINCIPES GENERAUX D’ALIMENTATION

 

Tout organisme vivant requière une quantité déterminée d'aliments, que nous appellerons "ration", laquelle doit contenir les principes immédiatement assimilables, nécessaires à la vie de l'animal, quelle que soit sa destination. On peut définir la ration comme suit :

‑ La ration doit procurer à l'organisme l'éner­gie nécessaire pour son entretien, et pour qu'il puisse fournir la production désirée. Tout organisme qui travaille, consomme, et la ration se doit de compenser les pertes.

‑ La ration doit avoir une valeur proportion­nelle à la production attendue. Tout aliment est composé de substances organiques, de matières minérales et d'eau. Les matières organiques sont entre autres, les protéines, les hydrates de carbone et les graisses. Parmi les minéraux, nous trouvons le calcium, le phosphore, le potassium, le fer, etc...

‑ La ration doit contenir une quantité suffi­sante de matières minérales, plus importante durant la ponte, la croissance et la mue.

- La ration doit comprendre une certaine proportion de matières sèches et le moins possible d'eau, étant donné que celle‑ci se trouve à discrétion dans les abreuvoirs.

 

COMPOSITION DES ALIMENTS

Quelqu'un a dit très justement : « Dans ce monde, rien ne se crée, rien ne se perd, tout se trans­forme ».

Les végétaux trouvent dans l'air , dans l'eau et dans les minéraux, tous les éléments nécessaires à leur constitution. De nombreux animaux se nourrissent de végétaux, de telle sorte que la matière première est produite grâce à l'atmosphère et à la matière minérale.

 

QUELQUES DEFINITIONS

Les principes nutritifs sont les élé­ments que l'organisme peut utiliser pour le développement et l'entretien des tissus, et pour la production d'une certaine quantité d'énergie. Ces principes sont :

1 ‑ Les principes inorganiques : a) L'eau ; b) Les matières minérales.

2 ‑ Les principes organiques : a) Les ma­tières azotées ; b) Les matières hydrocarbo­nées,  les matières grasses et la cellulose.

Définition de l'aliment : l'aliment est une substance qui contient des principes nutritifs et qui peut être ingéré sans danger par un animal.

Qu'est‑ce que la ration ? La ration est l'ensemble des aliments que le sujet consom­me en 24 heures. Elle est composée de divers produits alimentaires.

 

PRINCIPES INORGANIQUES:

L'eau : elle se trouve normalement dans tous les aliments, et les matières sèches en contiennent généralement 10% ou un peu plus. La verdure et les tubercules entre 70 et 90 %.

Les matières minérales : les résidus de combustion des végétaux sont les minéraux. Ils possèdent en aviculture, une importance capitale, car si la ration en manque, des désordres graves apparaissent.

 

PRINCIPES ORGANIQUES:

Les aliments contiennent des principes organiques qui sont les matières azotées, non azotées et les graisses. On les désigne habituellement dans les tables de composi­tion des aliments, de la façon suivante :

‑ Les matières azotées, appelées aussi albu­minoïdes ou protéines. ‑ Les matières grasses.


‑ Les matières hydrocarbonées.

Matières azotées : les albuminoïdes ou protéines contiennent quatre éléments simples : le carbone, l'hydrogène, l'oxygène et l'azote. Leur teneur en azote pur est variable et ne dépasse pas habituellement 16,25 %. Pour calculer la valeur protéique d'un aliment on multiplie le poids d’azote pur par 6,25.

Hydrates de carbone : ils se divisent en trois classes :

1) Les extractifs, qui sont notamment les amidons qui existent dans les tubercules, les graines, la verdure, etc... et le sucre de bette­raves, de fruits, etc.

2) Les corps gras qui favorisent la forma­tion de la chair, se trouvent dans toutes les plantes, mais plus particulièrement dans les graines oléagineuses. Ils sont totalement assimilables et produisent deux fois plus de calories que les autres principes nutritifs.

3) La cellulose qui ne possède pratiquement aucune valeur alimentaire pour les volailles ; elle est seulement utilisée comme aliment de volume.

 

LA DIGESTION

Nous distinguons :

- La digestion buccale qui apparaît peu importante chez les oiseaux car les aliments gagnent directement le jabot.

‑ La digestion stomacale qui commence dans le ventricule succenturié où les susbtances alimentaires s'imprègnent de suc gastrique et passent ensuite dans le gésier qui les broie.

‑ La digestion intestinale. A leur arrivée dans l'intestin, le bol alimentaire subit l'attaque des sucs intestinaux, puis est absorbé par les villosités qui tapissent la paroi intérieure de l'intestin grêle.

 

 

LA DIGESTIBILITE

La digestibilité d'un aliment est la propriété qu'il possède d'être utilisé plus ou moins bien par l'organisme.

Elle dépend de la teneur en différents principes nutritifs de l'aliment.

En résumé, la digestibilité «un aliment est influencée par :

‑ la nature des aliments (concentrés, four­rages, etc ... ) ;

‑ l'individu lui‑même (âge, race, état de santé, etc...) ;

‑ la préparation des pâtées (mouture, etc...)

‑ les proportions de chacun des principes nutritifs ;

- les dépenses «énergie.

 

SUBSTITUTIONS

Il est nécessaire de considérer que les rations doivent être constituées d'aliments variés, car elles sont meilleures lorsqu'elles comprennent une grande variété de substances, pourvu que les quantités de protéines, de matières grasses, d'hydrates de carbone, de cellulose, de vitamines... soient proportionnelles aux besoins des volailles.

 

METHODES D’ALIMENTATION

D'une manière générale, on ne doit retenir que la méthode de l'aliment sec. On utilisera la pâtée humide, seulement dans certains cas, ou à une époque déterminée, pour la production des poulets au lait par exemple, ou pendant la mue.

 

HYGIENE DE L’ALIMENTATION

On doit observer les règles suivantes ‑ Employer des aliments de qualité, notamment qu'il s'agit de produits sains.

- N'employer que des mangeoires, des abreu­voirs, ou tout autre petit matériel bien adaptés et qui soient faciles à nettoyer.

 Au cas où les poules auraient laissé de la pâtée humide dans les mangeoires, la retirer immédiatement car elle risque de fermenter.

-           Substituer graduellement les aliments car un changement brusque de nourriture diminue la ponte et retarde la croissance.

-           La meilleure boisson est l’eau potable.

‑ Eviter que les chiens, les chats et les rats puissent s'approcher des mangeoires et des abreuvoirs.

‑ S'abstenir de créer toutes sortes de pertur­bations dans le poulailler.

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 11:09

 

 

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CE QUI PEUT INFLUENCER LA PONTE

 

L'influence de l'alimentation

Pour autant qu'elle en soit génétique­ment capable, une poule ne peut fournir un nombre important d'oeufs que si elle reçoit en permanence une ration alimentaire équi­librée, avec notamment un taux de protéines de qualité de l'ordre de 16%, et un apport suffisant en vitamines et minéraux.

 

Une perturbation

La perturbation qui provient d'un trau­matisme, c'est‑à‑dire une lésion interne ou externe provoquée par la violence, l'effroi ou le déplacement des volailles, le changement d'habitat, cause un arrêt de ponte.

Le fonctionnement de l'ovaire est entra­vé par ces incidents. Il suffit qu'un chien inconnu passe à travers un troupeau de pon­deuses qui s'affolent, pour que la ponte tombe de 50 % dans la semaine ; les poules les premières affectées sont celles qui ont pondu ce même jour.

L'accès des poulaillers doit être défen­du à toute personne étrangère au service. Toute personne qui approche les poules doit être éduquée, formée au travail particulier de l'entretien des bâtiments et du matériel d'élevage, et avoir un caractère doux.

 

               L'envie de couver

La pondeuse se repose après avoir donné une série d'oeufs ; son instinct peut la pousser à couver. Nous avons remarqué que les meilleures pondeuses d'hiver sont les couveuses, celles qui persistent à rester sur le nid, leur dernier oeuf pondu, la série étant épuisée.

Il s'agit pour l'aviculteur de s'en rendre compte et d'employer les moyens ordinaires pour découver la poule, moyens qui, encore une fois, ne sont pas ceux que la tradition nous a légués, c'est‑à‑dire d'enfermer la poule dans un endroit obscur et sale, privée de nourriture. Il faut, au contraire, l'enfermer dans une cage (il serait préférable de pouvoir la lâcher dans un bon parquet bien ensoleillé où elle ne trouverait pas de nid pour se cloîtrer) munie d'un plancher à claire‑voie et exciter son appétit par des friandises, des verdures succulentes. Beaucoup de ces cou­veuses recommenceront leur ponte avant la quinzaine, et ne subiront pas une mue partielle qui marque, d'ordinaire, un arrêt de ponte.

Veillez à la propreté de la cage, car les déjections appellent la vermine, et les poules couveuses sont souvent particulièrement infestées en peu de temps à cause de leur immobilité.

 

      Les parasites et les maladies

Nous avons déjà étudié les facteurs nombreux qui concourent à créer une consti­tution vigoureuse, une puissance fonction­nelle normale. Il ne faut faire aucun effort d'imagination pour comprendre les ravages qui seront occasionnés par les parasites internes et externes, les maladies telles que : le coryza, la coccidiose, la typhose... qui, toutes, s'attaquent à la vitalité de l'oiseau. Il est donc impérieux d'écarter ces fléaux de l'élevage par tous les moyens que l'art thérapeutique inspirera.

Des poulettes qui auront souffert d'une attaque de coccidiose, n'atteignent pas la moyenne de ponte d'hiver : les poulaillers où le coryza sévit en permanence à cause de leur mauvaise ventilation, absence de lu­mière, infection du parquet par une litière malodorante et humide.... ces maisons de ponte n'hébergeront jamais avec succès des pondeuses de qualité.

 

Le jour

La lumière solaire est indispensable à de nombreux êtres vivants et davantage à ceux auxquels on impose un travail physiologique intense.

Il faudrait que les pondeuses puissent bénéficier d'exercices en plein air par tous les temps, à fortiori quand le soleil brille en hiver.

Si l'organisation de l'élevage ne per­met pas de lâcher les poules dans un parquet extérieur, il serait souhaitable que l'éleveur installe au moins un solarium ; dans un hangar à front ouvert profond de cinq mètres au minimum, les pondeuses trou­veront un bain de sable, de la paille fraîche en abondance dans laquelle elles pourront gratter tout le jour, leur ration de verdure, beaucoup d'air frais ; elles se sentiront alors comme en serni‑liberté. A notre avis, le solarium est le complément indispensable au poulailler de claustration.

 

L'humidité

La litière humide affecte beaucoup la ponte, cause des ophtalmies et propage nombre de maladies. Remarquez l'allégresse dans le troupeau le jour d'une nouvelle distribution de litière bien fraîche.

Le temps humide influence moins les sujets habitués à vagabonder dans un pré bien tondu où il n'y a pas de mares d'eau ni d’endroits boueux. L'oiseau en exercice au grand air ne souffre pas de ces conditions humides, il se défend bien, et il n'a pas froid aux pattes s'il n'est pas malade.

 

Le logement

Le confort est nécessaire à la pondeuse mais il ne faut pas tomber dans l'excès contraire, ne serait-ce que pour éviter des dépenses inutiles.

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 11:24

 

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LE « SYMPTOME DIARRHEE »

ET SA VALEUR DIAGNOSTIQUE

 

 Un diagnostic clinique demande, pour être établi, l'observation de tous les symptô­mes notables. Parmi ceux‑ci, la diarrhée est un de ceux qui frappe le plus l'éleveur, car, contrairement à d'autres, il a un caractère de permanence qui se prête à l'observation. Sur les planches à déjections des diarrhées anormales attirent le regard. Elles peuvent aussi souiller les plumes des volailles. D'autres symptômes, au contraire, sont bien plus fugitifs. Une poule semble prostrée au milieu des autres, mais que l'on effraie le groupe, elle reprend une allure normale et disparaît au milieu des troupes.

Il est donc normal que l'aviculteur fasse attention au symptôme diarrhée. Il y est d'autant plus incité s'il possède un ouvrage de pathologie aviaire, qu'il y aura trouvé pour toutes les maladies dans la description des symptômes : les malades sont prostrés et présentent de la diarrhée... Reste l'aspect de la diarrhée, sa couleur. L'abus de la simplification trouvé dans certains ouvrages de vulgarisation a conduit l'éleveur à retenir le "topo" suivant:

Chez le tout jeune poussin :           

diarrhée blanche = pullorose.

Chez les sujets plus âgés et adultes :

diarrhée blanche = typhose ;

diarrhée verte = choléra ;

diarrhée jaune mousseuse = parasitisme ;

diarrhée rouge = coccidiose.

Or, une seule chose est vraie, la dernière ; toutes les autres sont sujettes à caution car elles n'ont aucun sens précis.

Reprenons donc la question dans l’ordre.

 

 DIARRHEE BLANCHE DU POUSSIN (de 1 à 20 jours)

Ne signifie absolument pas "pullorose" uniquement. C'est aussi un symptôme qui accompagne toute maladie infectieuse, tout désordre alimentaire. Pendant les dix premiers jours, la coccidiose caecale elle-­même peut la provoquer ; donc diarrhée chez le poussin signifie "maladie", mais c’est tout.

 

DIARRHEE DES JEUNES ET DES ADULTES

Diarrhée blanche : c'est évidemment un signe de typhose mais plus généralement d'entérite quelle qu'en soit la cause. C'est pourquoi la diarrhée blanche ou blanchâtre s'observe dans la plupart des maladies suraiguës.

Diarrhée verte : la diarrhée verte, elle, accompagne en pratique toutes les maladies aiguës : à ce titre, on l'observe aussi bien dans la peste que dans la typhose et le choléra aigus.

Il faut signaler à son propos l'observa­tion faite dans divers élevages sur des poules adultes : de temps à autre, un sujet isolé devient triste, cesse de pondre et se met à présenter une diarrhée vert épinard abondante qui aboutit à la mort en quelques jours. Aucune cause et aucun traitement satisfaisants n'ont pu être trouvés. Dans quelques cas, on a sauvé des malades avec de fortes doses de sels d'argent. Les cas restent rares et il n'y a jamais épidémie.

Diarrhée jaune mousseuse : tous les éleveurs qui l'observent concluent : vers ou coccidiose chronique. Or, bien souvent, nous ne trouvons aucun parasite.

Cette forme de diarrhée peut donc avoir plusieurs causes : le parasitisme en est réel­lement une, mais dans bien des cas le seul régime alimentaire en est reponsable.

Devant cette diarrhée, il faut donc se garder de conclure trop vite et de se jeter sur le traitement que l'on croit approprié. En général, c'est là pur jeu de hasard, car on ne traite pas de la même façon vers et cocci­dies, et il est impossible sans autopsie de savoir s'il y a des vers, et sans examen microscopique s'il y a des coccidies.

Il faudra ne pas s'arrêter à la présence de cette diarrhée et considérer les deux autres éléments du problème :

‑ l'aspect général des oiseaux : vivacité crête rouge. La ponte est‑elle constante ou en augmentation ?

‑ l'importance de cette diarrhée par rapport aux excréments totaux.

Si les sujets sont en bon état et les diarrhées rares, il n'y a pratiquement pass à s'inquiéter, tout au plus à surveiller d'un peu plus près afin qu'une augmentation de la diarrhée ou un fléchissement de l'état géné­ral ne passent pas inaperçus.

Si les diarrhées sont nombreuses et si l'état de santé laisse à désirer (sujets maigres, baisse de ponte, crête pâle), on devra suspecter d'abord le parasitisme et tâcher de déterminer sa nature pour appliquer le traitement voulu.

Diarrhée rouge ou sanglante : cest la seule diarrhée vraiment caractéristique. Elle signe 99 fois sur 100 la coccidiose caecale aiguë, surtout entre quinze jours et quatre mois. Passé cet âge, elle peut être excep­tionnellement la conséquence d'une très grave entérite ou de maladies aiguës comme le choléra, la peste, etc... Moins exception­nellement, elle peut accompagner des cas graves de coccidiose intestinale.

De la diarrhée hémorragique, il faut rapprocher ce que les éleveurs décrivent souvent sous les termes de « filets de sang », « morceaux de chair », «morceaux d'intestin », que l'on peut voir dans les excréments des adultes. Ce sont. en général, de petites masses homogènes de teinte corail sale. Il s'agit là encore de colorations banales et bien que quelquefois on y ait trouvé des coccidies, nous pensons qu'il est impossible de faire un rapport entre ces colorations et la coccidiose.

 

AUTRES DIARRHEES

Nous arrivons donc à la conclusion qu'il ne faut pas, en général, attribuer une signification précise à la couleur d'une diarrhée. Une poule qui consomme beau­coup d'herbe a des excréments verts et cela est normal. Dans des crottes normales, cette coloration, est atténuée par la présence des urates blancs mais, qu'il y ait un peu d'eau en plus, les excréments deviennent liquides et leur teinte se déve­loppe : une telle poule pourra ainsi faire une diarrhée verdâtre (sinon verte) sans avoir le choléra. La diarrhée simple étant la liquéfac­tion des excréments par présence d'un excès d'eau, on peut ainsi avoir des diarrhées diversement colorées, sous des influences alimentaires, sans qu'il y ait lieu de porter un diagnostic autre que celui de "diarrhée". Certaines baies peuvent noircir les excréments et même provoquer à elles seules des diarrhées si elles sont laxatives, ce qui est fréquent.

D'autres aliments (comme le sorgho) peuvent donner des colorations rouges sans signification inquiétante.

 

CONCLUSION

 

A part la diarrhée hémorragique, il n'est pas de diarrhée caractéristique permettant à elle seule de poser un diagnostic. Les diarrhées et leurs couleurs constituent tout au plus un des éléments de ce diagnostic et nullement le plus important. C'est donc folie pour l'éleveur de vouloir en tirer des conclu­sions immédiates et en décluire le traitement à appliquer. Il faudra surtout tenir compte de l'état général et, s'il reste bon, rechercher la cause de la diarrhée dans l'alimentation et ne s'inquiéter que si les diarrhées sont abon­dantes et persistantes.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 17:33

 

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MIEUX CONNAITRE L’OEUF

L’oeuf se compose de six parties principales :

1) LA COQUILLE :

Elle contient 92 à 97% de carbonate de calcium fourni par les glandes de la partie inférieure de l'oviducte, avec un léger pour­centage de phosphore et de magnésie.

La coquille est poreuse et perforée par une infinité de petits orifices nécessaires aux échanges gazeux. C'est par eux que pénètre l'oxygène durant l’incubation, et qu'est expul­sé le gaz carbonique dû au développement de l'embryon.

2) LA MEMBRANE COQUILLERE :

Composée de cuticules et de fines lamelles bien jointes, la membrane coquillère appa­raît nettement lorsque l'on brise délicatement la coquille.

3) LE BLANC OU ALBUMEN :

C'est un liquide fluide et visqueux constitué principalement par de l'albumine.

4) LE JAUNE OU VITELLUS :

Il forme une masse sphérique en suspension dans le blanc et entouré d'une cuticule très fine appelée membrane vitelline. Il contient un ensemble de substances nobles nécessaires au développement de l’embryon.

5) LES CHALAZES :

Ils se présentent sous forme de cordons appartenant à la masse du blanc, de quelques millimètres d'épaisseur et retournés en spirales, les rendant plus solides et leur donnant une teinte opaque. Ils se forment durant le trajet du jaune dans l'oviducte. C'est la conséquence des mouvements gira­toires imposés au vitellus qui provoque successivement le retrait d'une petite quan­tité de blanc prenant petit à petit la forme d'un tire‑bouchon, s'épaississant chaque fois un peu plus.

6) LE DISQUE GERMINAL OU BLASTODERME :

Sur la surface du jaune, on remarque une tache ronde et blanchâtre de 2,5 à 3,5 mm de diamètre, appelé disque germinal qui existe même dans l'oeuf non fécondé et peut induire en erreur.

LA FORMATION DE L’OEUF

Elle commence par le centre et se ter­mine par la périphérie. Chacun des organes de reproduction de la poule a pour mission de former une partie bien définie de l'oeuf. L'ovaire garde jusqu’à maturité les ovules réunis pour former une grappe.

La transformation du jaune en oeuf complet commence lorsque l'ovule tombe dans l'embouchure de l'oviducte que l'on appelle aussi trompe. Le follicule membra­neux qui, jusqu'à présent entourait l'ovule, se rompt, ce dernier demeurant dans l'ovaire en forme de calice membraneux, jusqu'à ce qu'il parvienne à l'oviducte. Dans ce canal, le jaune progresse en tournant, par mouve­ments péristaltiques jusqu'au tube albumini­pare où il reçoit trois couches de blanc dans un laps de temps variant de six à huit heures.

L’ovule joint au blanc poursuit son chemin et arrive à l'utérus où il séjourne de douze à vingt quatre heures pour permettre la formation de la coquille. Directement sur le blanc se dépose la première pellicule opaque, mince mais relativement rigide, qui est la membrane coquillère. De suite après, s'étend par-dessus la membrane, une pâte calcaire qui durcit rapidement et forme ce que l'on appelle, la coquille.

L'oeuf tout a fait terminé est expulsé par le cloaque grâce à une très forte contrac­tion des muscles pelviens, et parvient au dehors généralement par le gros bout.

 

LES ŒUFS ANORMAUX

Les oeufs présentent souvent des ano­malies : sans coquille, taches de sang dans le jaune dues soit à un mauvais fonctionne­ment de l'oviducte, soit à une légère déchi­rure causée au moment du détachement de l’ovule.

LA FECONDATION DE L’OEUF

En ce qui concerne la fécondation de l'oeuf, il est impossible de préciser si elle a lieu lorsque l'ovule se trouve dans l'ovaire ou dans l'oviducte. Les deux thèses ont leur partisans, mais par hypothèse, nous pouvons déduire qu'après l'accouplement, les spermatozoïdes demeurent dans l'oviducte jusqu'à l'arrivée du jaune. A ce moment là, le spermatozoïde le plus vaillant se dirige vers le balstoderme, se joignant au gamète femelle, et à partir de cet instant, l'oeuf est fécondé.

Etant donné que les spermatozoïdes restent dans l'oviducte, il est normal que les oeufs pondus huit ou dix jours plus tard soient fécondés, même si l'on a retiré le mâle du poulailler.

L’EVOLUTION APRES LA FECONDATION

Très vite, soit naturellement, soit par l'intermédiaire d’un appareil, la chaleur agit sur l'oeuf en modifiant sa structure inté­rieure.

Le blanc se fluidifie, laissant plus de mobilité au jaune, qui après douze heures d'incubation, vient frôler la coquille. Les chalazes disparaissent, le jaune grossit et se couvre d'une multitude de petites veines, de manière qu'il puisse être absorbé par ces vaisseaux sanguins. Le vitellus se rapproche de plus en plus de la coquille, offrant une plus grande superficie à la chaleur. Le blanc n'est pas directement absorbé par l'embryon en croissance, mais par l'intermédiaire du jaune qui subit une complète modification. C'est pour cette raison que l'on ne trouve jamais de veines dans le blanc.

LE BLASTODERME

Immédiatement après la fécondation, c'est‑à‑dire après la fusion des gamètes mâle et femelle, des changements commencent à se produire à l'intérieur du jaune, même durant son trajet dans l'oviducte. Dans la cellule, jusqu'alors simple du vitellus, se produisent des divisions grâce auxquelles l'embryon se développe. On constate la première segmentation du disque germinal qui se coupe en deux cellules : l'ectoderme et l'endoderme. L'oeuf peut rester ainsi vivant durant deux ou trois semaines. Passé ce délai, s'il n'est pas mis en incubation, le germe meurt.

LE DEVELOPPEMENT DE L’EMBRYON

Peu de temps après la mise en incuba­tion, il se forme entre l'ectoderme et l'endo­derme, une partie intermédiaire appelée mésoderme qui, plus tard, donnera naissance aux vaisseaux sanguins et au coeur.

L'organe de protection de l'embryon est l'amnios qui secrète un liquide dans lequel le germe flotte. L'organe d'alimenta­tion est le sac vitellin ou jaune. L'organe excréteur est l'allantoïde formée par une petite cavité sphérique se trouvant derrière le jaune. Cependant, le bastoderme se déve­loppe et les cellules de l'endoderme, du mésoderme et de l'ectoderme se multiplient rapidement.

Au troisième jour d'incubation, appa­raît le coeur, au quatrième on peut distin­guer les yeux et la tête. Après six jours, il est possible de remarquer les ailes, les pattes ainsi que le début de la formation du bec, terminée au neuvième jour, au moment où vient d'apparaître le duvet. Le dixième jour, l'embryon commence à bouger, le treizième il ouvre le bec, le quatorzième il est complè­tement formé. Le dixneuvième jour, le blanc a disparu, le vingtième on aperçoit une proé­minence au bout du bec qui, vingt quatre heures plus tard, si les conditions d'incuba­tion ont été normales, aidera le poussin à briser la coquille et à éclore.

 

A partir de l'ectoderme se sont formés le cerveau, la peau et les organes des sens. Du mésoderme se sont développés le sque­lette, les muscles, le coeur et les vaisseaux sanguins. L'endoderme a permis la formation du tube digestif, du foie, des glandes et des poumons.

Les poussins femelles nouvellement éclos possèdent les deux ovaires en vague forme de haricot. L'ovaire droit avec son oviducte correspondant, va bientôt s'atrophier complètement. Par contre, les testicules des mâles se distinguent des organes sexuels féminins par leur contour bien défini et leur égale grosseur qui variera d'ailleurs avec le temps. L'ovaire et les testicules sont collés à la colonne vertébrale.

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 18:30

 

 

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LES DIFFERENTS INCIDENTS POUVANT SURVENIR

EN COURS D’INCUBATION 

 

SYMPTÔMES:

   

I ‑ Oeufs clairs, pas de vaisseaux sanguins, absence de développement embryonnaire.

 

CAUSES :

A. Les ceufs infertiles sont dus à :

1) La stérilité des mâles ou à un faible taux d'éclosion héréditaire au troupeau.

2) Un nombre trop faible ou trop grand de mâles. Des mâles combatifs, ou interférence entre ces derniers.

3) Des mâles trop âgés.

4) Une alimentation non appropriée ou de l'eau en insuffisante quantité (ou de l'eau trop chaude ou trop froide). Le troupeau peut être constitué de sujets mâles et femelles trop maigres ; présence de crêtes et de barbillons ratatinés chez les mâles.

5) Des oiseaux confinés de façon abusive.

6) Des déclins saisonniers de fertilité à la fin de l'été et à l'automne.

7) Des crêtes et des barbillons gelés.

8) Des maladies chez les reproducteurs.

B. Des oeufs endommagés soit parce qu'ils n'ont pas été assez vite refroidis, soit parce qu'ils ont été surchauffés avant la mise en incubation.

Mesures correctives :

A. De bonnes conditions d'élevage, une nutri­tion et une organisation du troupeau adaptées.

1) Pratiquer un tri sévère en vue d'obtenir une bonne éclosabilité.

2) Elever les mâles ensemble. Utiliser 4 à 7 mâles pour 100 femelles chez les races légères, 5 à 8 mâles pour 100 femelles quand il s'agit de races lourdes et 8 à 10 mâles pour 100 femelles chez les dindons.

3) Ne pas employer de vieux mâles à moins qu'ils ne soient d'excellents reproducteurs.

4) Adopter un régime alimentaire équilibré, de haute qualité. Utiliser des abreuvoirs adéquats, intelligemment conçus afin que tous les oiseaux puissent accéder facilement à l'eau fraîche.

5) Fournir assez d'espace à chacun des oiseaux présents.

6) Se servir de jeunes coqs nés tôt dans la saison et possédant donc plus de maturité.

7) Garantir un abri confortable aux repro­ducteurs. Graisser la crête des mâles par temps froid.

8) Effectuer des contrôles sanitaires.

B. Ramasser les oeufs fréquemment et les mettre rapidement dans une ambiance fraîche.

 

Il ‑ Des oeufs paraissant clairs mais présentant des vaisseaux sanguins ou un tout petit embryon :

A. Des oeufs surchauffés ou soumis à une trop forte température.

B. Une température inappropriée durant le premier stade d'incubation.

C. Une mauvaise fumigation ou trop de fumigation, ou des oeufs traités trop tôt dans la période d'incubation.

D. Faire reproduire des sujets en mauvaise condition (crêtes gelées, maladies, etc).

E. Une nutrition inadaptée.

F. Un faible taux d'éclosion héréditaire du troupeau.

Mesures correctives :

1) Ramasser souvent les ceufs et les rafraîchir rapidement.

2) Contrôler la justesse du thermomètre. Régler la couveuse à la bonne température.

3) Suivre les instructions concernant l'appareil de fumigation.

4) Ne pas retenir des oeufs fécondés de coqs à la crête gelée ou qui ne sont pas parfaitement sains, en particulier ceux atteints de pullorose ou de salmonellose.

5) Distribuer une alimentation de bonne qualité.

6) Procéder à un tri sévère et sélectionner le troupeau selon des critères de forte éclosabi­lité. Améliorer votre élevage pour parvenir à une meilleure éclosabilité.

 

III ‑ De nombreux germes morts :

A. Une température trop forte ou trop basse de la couveuse.

B. Un manque de ventilation.

C. Un mauvais retournement d'oeufs.

D. Voir les causes D, E, F concernant le 2ème symptôme.

Mesures correctives :

1) Vérifier l'exactitude du thermomètre. Régler la couveuse à la bonne température.

2) Assurer une ventilation correcte dans la couveuse.

3) Tourner les oeufs à intervalles réguliers 8 fois par jour.

4) Voir les mesures correctives D, E, F du 2ème symptôme.

 

IV ‑ Des poussins normalement formés mais morts sans avoir pu briser leur coquille .

A. Un taux d'humidité bas dans la couveuse une humidité trop basse ou trop forte au moment du transfert dans l'éclosoir.

B. Voir causes A, B, C du 3ème symptôme.

Mesures correctives :

1) Maintenir une humidité suffisante dans la couveuse et pendant le cycle d'incubation.

2) Voir mesures correctives D, E, F du 2e symptôme.

 

V ‑ Des oeufs brisés mais des poussins morts dans la coquille :

A. Un taux d'humidité insuffisant, ce qui constitue la principale cause.

B. Une mauvaise ventilation ou une fumigation excessive pendant l'incubation.

C. Une trop forte température sur une courte période.

D. Une température trop basse en moyenne.

Mesures correctives :

1) Maintenir une humidité correcte pendant l'incubation et au moment de l'éclosion.

2) Adapter une bonne ventilation dans la couveuse et veiller au bon fonctionnement des bouches d'aération.

3) Éviter un excès de température.

4) Conserver une température correcte dans la couveuse pendant l'incubation et lors de l'éclosion.

 

VI ‑ Des poussins gluants souillés par le contenu de l'oeuf.

A. Une température moyenne faible. B. Une humidité trop importante.

C. Une mauvaise ventilation, ou une

fumigation inadaptée des oeufs dans la couveuse, ou une, fuinigation excessive dans l'éclosoir.

Mesures correctives

1) Assurer une température adéquate.

2) Maintenir une humidité convenable dans la couveuse pendant l'incubatioon et au moment de l'éclosion.

3) Fournir une ventilation satisfaisante dans le couvoir et penser à vérifier les bouches d'aération de l'incubateur.

 

VIl ‑ Des coquilles sèches collées aux poussins :

A. Les oeufs se sont trop desséchés.

B. Un taux d'humidité insuffisant durant l'éclosion.

Mesures correctives

1) Une ventilation et une humidité correctes pendant l'incubation et l’éclosion.

2) Assez d'humidité lors de l'éclosion.

 

VIII ‑ Des poussins éclos trop tôt avec un cordon ombilical ensanglanté.

A. Une trop forte température.

Mesures correctives:

1) Maintenir une bonne température dans la couveuse durant l'éclosion.

 

IX ‑ Des cordons ombilicaux médiocres

A. Une forte ou de grandes variations de température.

B. Une humidité excessive dans l'éclosoir après le transfert.

Mesures correctives:

1) Conserver une bonne température pendant l'incubation et l'éclosion.

2) Diminuer le taux d'humidité 24 à 36 heures après le transfert.

 

X ‑ Des poussins trop petits

A. Des petits oeufs.

 B. Une humidité insuffisante.

Mesures correctives:

1) Ne pas utiliser les petits oeufs.

2) Garder une humidité correcte pendant l'incubation et l'éclosion.

 

XI ‑ Des poussins gros et mous ; des poussins morts sur le plateau et dégageant une mauvaise odeur.

A. Une température trop faible.

B. Une mauvaise ventilation.

C. De l'omphalite.


Mesures correctives :

1) Maintenir une bonne température pendant l'incubation et l'éclosion.

2) Assurer une ventilation suffisante dans le couvoir et régler les bouches d'aération.

3) Laver et désinfecter entièrement l'incubateur entre les différentes éclosions. Désinfectez‑le fortement entre les éclosions ; désinfectez également les ceufs dans la couveuse.

 

XII ‑ Des poussins faibles:

A. Une température élevée dans l'éclosoir.

B. Une mauvaise ventilation dans l'éclosoir.

Mesures correctives :

1) Ne pas laisser une température trop forte dans l'éclosoir. Si les poussins doivent y rester un certain temps, réduire la température après que l'éclosion soit terminée.

2) Adapter une ventilation correcte dans le couvoir. Ne pas oublier les bouches d'aération dans l'éclosoir.

 

XIII ‑ Duvet court chez les poussins

A. Une trop forte température.

B. Une humidité trop basse.

C. Une ventilation excessive dans l'éclosoir et pendant l'incubation.

Mesures correctives :

1) Maintenir une température adéquate durant l'incubation et l'éclosion.

2) Conserver un taux d'humidité satisfaisant pendant ces mêmes périodes.

3) Diminuer l'ouverture des bouches d'aération, mais pas trop afin de permettre aux animaux de créer leur propre chaleur.

 

XIV ‑ Des poussins haletants:

A. Trop de fumigation dans l'éclosoir.

B. Des maladies respiratoires comme les bronchites ou la maladie type Newcastle.

Mesures correctives :

1) Suivre les instructions de l'appareil de fumigation.

2) Effectuer régulièrement des contrôles sanitaires.

 

XV ‑ Éclosion retardée Les poussins n'ayant pas commencé à briser leur coquille avant le 21ème jour ou plus tard :

A. Une température trop basse.

B. Des oeufs conservés trop longtemps avant la mise en couveuse.

Mesures correctives:

1) Conserver une température correcte durant l'éclosion et l'incubation.

2) Ne pas essayer de garder les ceufs plus de 7 à 10 jours  ; 14 jours au maximum si les conditions sont excellentes.

 

XVI ‑ Une éclosion qui traîn e ‑ des poussins précoces mais une fin d'éclosion lente.

A. Un mauvais ramasssage d'oeufs et une mauvaise conservation de ces derniers.

Mesures correctives :

1) Les ceufs doivent être ramassés fréquemment, rapidement rafraîchis et tenus àune température et une humidité adéquates avant leur installation dans la couveuse.

 

XVII ‑ Des poussins mal formés issus d'une médiocre éclosion. Un nombre excessif de mauvaises positions parmi les poussins morts dans la coquille :

A. Une mauvaise installation ou des retour­nements d'oeufs incorrects.

B. Une ventilation inadaptée.

C. Une température dans la couveuse anorma­lement élevée ou anormalement basse.

D. Une humidité insuffisante.

E. L'hérédité et la sélection.

F. Une nourriture inappropriée.

G. Une coquille non poreuse provoquée par des causes naturelles incluant des problèmes héréditaires et alimentaires.

H. Des oeufs endommagés par de mauvaises conditions de transport.

Mesures correctives :

1) Placer les ceufs le petit bout en bas. Tourner les oeufs à intervalles réguliers 8 fois par jour.

2) Adapter une bonne ventilation dans le couvoir et penser aux bouches d'aération de l'incubateur.

3) Maintenir une température correcte pendant l'incubation.

4) Conserver une humidité satisfaisante dans la couveuse.

5) Pratiquer un tri sévère en vue d'obtenir une bonne éclosabilité.

6) Fournir une alimentation équilibrée de qualité.

7) Prendre soin des ceufs à couver.

8) Les oeufs doivent être transportés dans de bonnes conditions, le petit bout en bas. Les manipuler avec précaution.


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