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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 18:11

  Bantam de Java, une authentique race naine. Ci-dessus, un coq de la variété noire. 

UNE BELLE BASSE-COUR

  (première partie)

 

Voyons tout d’abord ce qu’il faut entendre par ces mots : une belle basse-cour. La question luxe ou fantaisie coûteuse est tout de suite mise de côté ; il ne s’agit pas de cela, bien loin de là. Une belle basse-cour sera celle dont l’installation simple et surtout pratique offrira toute garantie au point de vue hygiène et confort, dans laquelle un troupeau de pondeuses pourra donner son maximum de rendement. A noter - c’est précisément le point sur lequel nous désirons insister - que telle installation peut être conçue sans grande dépense, ce qu’il convient sans doute d’éviter, par le temps qui court.

 

Sans vouloir nier du tout les nombreux et réels progrès qui se réalisent un peu partout en ce qui concerne le logement des volailles, c’est un fait certain qu’il y a encore beaucoup à faire pour que l’installation d’une basse-cour soit comprise en vue d’une exploitation rationnelle telle qu’on l’envisage aujourd’hui. Et combien n’y a-t-il pas encore de ces vieilles habitudes, de ces croyances mystérieuses dont beaucoup ne peuvent se défaire quand il s’agit de choisir les oeufs à couver, de procéder aux incubations naturelles ou artificielles, d’élever les poussins, de choisir les reproducteurs et non pas tout laisser aller au hasard !

Il est très peu coûteux de transformer une basse-cour médiocre en un superbe élevage d’amateur, de même qu’en consentant une dépense insignifiante, on peut améliorer considérablement une basse-cour peuplée de sujets de races pures, mais de qualité moyenne ou inférieure.

 

Les expositions se succèdent et les amateurs ont un grand choix. Voici comment ils doivent procéder. S’il s’agit de transformer une basse-cour quelconque en un bel élevage tout en augmentant la production, c’est à une race de rapport, que l’on doit s’arrêter et alors l’aviculteur a le choix entre l’achat d’un coq et de deux poules, l’achat d’oeufs à couver, l’achat de jeunes sujets avant l’automne. Si l’éleveur peut se rendre à une exposition et y choisir 1 coq et 2 poules, il peut produire ensuite, au cours de la saison, quelques dizaines de très beaux sujets , s’il met à couver la majeure partie des oeufs pendant la période des incubations et la dépense n’est pas grande.

 

En effet, si le prix du coq et des deux poules n’est pas très élevé, l’éleveur n’engage qu’un très petit capital car il peut se défaire d’un nombre égal de sujets de sa basse-cour.

Avec deux poules, on obtient assez d’oeufs pour monter son premier joli lot de race pure, mais beaucoup de petits éleveurs ne peuvent, pour des raisons diverses, se rendre aux expositions qui se tiennent dans leur région,et c’est l’achat d’oeufs qui s’impose.

Dans ce cas, mieux vaut toujours s’adresser à des élevages avantageusement connus, qu’à des adresses quelconques fournies par des voisins ou amis ignorants de la qualité à rechercher, pour ne pas avoir, en fin de compte, consenti une dépense inutile. Puisqu’il y a des races en nombre suffisant pour satisfaire tous les goûts : races de grand rapport dont on peut sélectionner également les sujets vers leur idéal de beauté, races de rendement moyen mais qui peuvent plaire parfois davantage, enfin races de fantaisie, amusantes à contempler mais d’un élevage souvent difficile, les amateurs n’ont vraiment que l’embarras du choix.

 

Quel que soit le procédé employé, achat de reproducteurs ou achat d’oeufs à couver, bien des désillusions attendent l’ama teur s’il n’applique pas les normes indispensables pour éviter les pertes.

Tant qu’il s’agit de poules communes ou de sujets médiocres, dans une race pure, les petits éleveurs acceptent avec philosophie la perte d’une ou de plusieurs couvées, la mortalité de bon nombre de poussins, etc... mais dès que l’éleveur a fait quelques sacrifices pour cela, il faudrait qu’immédiatement tous les déboires cessent. Tout le monde comprend ce sentiment, mais il faut cependant admettre que le fait de prendre la décision sur la réussite, celle-ci dépendant uniquement des méthodes employées pour les incubations et l’élevage.

Dans le prochain article, nous examinerons attentivement ces points particuliers.

 

 

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Published by Hugues Artèse - dans VOLAILLES
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