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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:31

 

Canard-Mandarin-tete.jpg

 

Mandarin

 

 

GENERALITES SUR LES AQUATIQUES D’ORNEMENT

 

Les  aquatiques d'ornement comprennent une quantité d'oiseaux nageurs, parmi lesquels les cygnes, les oies et les canards et assimilés constituent le groupe le plus nombreux, comportant au total plus de 220 espèces. Certaines peuvent être facilement tenues en captivité.

 

La nature a pris des dispositions spéciales pour permettre aux oiseaux aquatiques de se mouvoir facilement sur l'eau qui est leur élément naturel. Leur corps contient un certain nombre de vides, ce qui réduit leur poids par rapport au volume ; certains os renferment de l'air et ces réservoirs d'air ont un effet pneumatique dont les oiseaux profitent.

 

Leur tronc a une forme caractéristique, aplati et pourvu d'une large surface portante, il rappelle la coque d'un bateau. Le bréchet se prolonge loin vers l'arrière, et les côtes sont très longues ; leurs pieds sont palmés, ce qui les rend capables de se déplacer rapidement sur l'eau. Leur large bec est aplati et garni sur les côtés de lamelles faisant fonction de passoire, qui leur permet de recueillir leur nourriture dans l'eau. L'eau et la vase passent à travers, et les éléments nutritifs (plantes, coquillages, vers) sont retenus dans le bec avant d’être absorbés.

 

La couche de graisse sur la poitrine et le ventre constitue une protection contre un trop grand refroidissement du corps. A J'extrémité du dos, quelques centimètres avant l'attache des pennes caudales du milieu. se trouve une glande reconnaissable à un léger renflement, garni d'une courte touffe de plumes. Cette glande est d'une importance essentielle pour les oiseaux aquatiques, car elle sécrète une substance grasse servant à enduire le plumage, le rendre lisse et imperméable., Sous une pression légère, les pores de la glande sécrètent une substance jaunâtre, assez limpide, qui est fortement hydrofuge, et sent l'huile.

 

Les oiseaux aquatiques enduisent quoti­diennement tout leur corps de cette « huile » qu'ils répartissent avec leur bec sur les plumes sans en oublier aucune.

 

Le fait que le palmipède ne puisse se baigner pendant quelques jours entraîne l'arrêt du fonctionnement de la glande. Il est donc impératif de permettre aux oiseaux aquatiques de se baigner chaque fois qu’ils en éprouvent le besoin. Un oiseau aquatique d'ornement, qui a été manipulé par l'homme. ira toujours d'abord se baigner, dès qu'il aura retrouvé sa liberté, afin que son plumage soit de nouveau propre et en ordre.

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Oie-empereur.jpg

 

 


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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 17:33

 

 

Hoki-m-le.jpg-2L.jpg

 

 

CHEZ LES FAISANS

 

L’ALIMENTATION

Formule :

aucune modification fondamen­tale après les travaux de Scott. Nous trouvons encore des divergences parfois sérieuses entre les taux de substances protéiques brutes pro­posés, et l'énergie métabolisable en calories. C'est pourquoi, nous désirons rappeler que l'aliment pour le premier âge, d'un jour à quatre semaines contient 29‑30 % de pro­téines, avec une énergie métabolisable : 3000 cal/kg ; de 4 à 9 semaines : 24 % de protéines énergie métabolisable : 2900 cal/kg ; de 9 se­maines à la vente ‑ granulé (ou farine) avec 20­-22 % de protéine + céréales.

L'alimentation hivernale des oiseaux desti­nés au repeuplement, varie selon les élevages . aliment pour reproducteurs avec 19 % de protéines, énergie métabolisable : 2950 cal/kg (on peut composer un aliment plus riche en protéines, avec des céréales).

Présentation :

la présentation classique en miettes et granulés est toujours largement pra­tiquée. Certains éleveurs professionnels emploient aussi la présentation en farine : on a une absorption moins rapide et avec moins de gaspillage qu'avec les granulés chez les reproducteurs, la ponte est identique avec une consommation légèrement inférieure. Chez les jeunes sujets, il semble que les gra­nulés dont la consommation tend à être plus élevée, permettent un accroissement pondéral plus important, qui, selon un spécialiste, le professeur Scott, serait de l'ordre de 5‑10 % en plus.

Compléments médicamenteux :

Ils sont ajoutés pour prévenir certaines maladies. On note d'ailleurs une nette évolution en ce qui concerne la prophylaxie des coccidioses, de la trichomonose et de l'histomonose, de la syn­gamose et de la capillariose.

La prévention des maladies parasitaires est très importante car elles sont particulièrement graves chez les faisans. 


 LA PLANTATION DE LA VOLIERE

La volière extérieure doit rappeler autant que possible,  un décor naturel. Les faisans ont besoin de végétation pour pouvoir se cacher et se reposer à l’abri des regards indiscrets; il s'agit là d'un facteur important de leur bien‑être. Chaque volière peut être conçue comme un jardin

miniature avec un point d'eau, une rocaille et une épaisse broussaille.

Les plantes à feuillage persistant sont vivement recommandées, car elles ne rejettent leurs vieilles feuilles que lorsque les nouvelles sont épanouies. Certains arbustes portent deux ou trois générations de feuilles, ce qui est le cas notamment, des rhododendrons, des lierres et des sapins.

Les conifères sont d'un magnifique effet ; beaucoup d'entre eux se plaisent surtout en sol sablonneux. Ils poussent aussi bien en plein soleil que dans les endroits mi‑ombragés. On peut les planter par groupes de différentes hauteurs, les plus petits sur le devant, bien entendu.

Il est nécessaire d'éviter les plantes dont le feuillage est plus ou moins vénéneux, surtout lorsque la volière est peuplée d'oiseaux qui consomment une certaine quantité de feuilles, comme les Tragopans. Même lorsque la verdure est abondante dans la volière, beaucoup d'espèces de faisans attaquent les arbustes qu'il faut parfois remplacer. Il s'agit là en fait, d'un phénomène naturel qui montre que les sujets sont en bonne santé.

Les arbres et arbustes qui donnent des fleurs au printemps, et des baies en automne, peuvent être plantés devant la volière ou sur les côtés, de façon à améliorer l'aspect d'ensemble, en cachant certains éléments de la structure de la volière qui ne sont pas toujours très décoratifs.

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 11:18

 

Bernache---tete-rousse.jpg

 

Bernache à tête rousse

 

A PROPOS DES AQUATIQUES D’ORNEMENT

 

A l'opposé des oies et des canards domes­tiques, les oiseaux aquatiques d'ornement doivent être toujours tenus par couples, comme Cela se passe chez le canard sauvage et l'oie grise.

L'accouplement a lieu sur l'eau : le mâle surnage la femelle, s'agrippe du bec à sa nuque, tâche de coller son cloaque au sien et l'introduction du pénis fait jaillir le sperme. Cela dure 10 secondes environ. L'accouplement est suivi d'un moment de raideur, après quoi les deux oiseaux se lavent.

L'accouplement n'est pas nécessairement le signe que les oiseaux vont se mettre àconstruire un nid et pondre. Les cygnes noirs et les cygnes à col noir, par exemple, cherchent dès l'âge d'un an à s'accoupler. Cependant, ils n'atteignent la maturité sexuelle qu'à trois ans et c'est alors qu'ils construiront un nid et pondront.

L'homosexualité se manifeste parfois chez les cygnes et il arrive que deux mâles ou deux femelles construisent un nid. Deux femelles appariées pondent aussi des oeufs inféconds évidemment.

 

LA VOIX

Chaque oiseau aquatique d'ornement émet des sons spécifiques. Surtout au printemps et en automne, les canards d'ornement lancent différents appels qui accompagnent leurs gestes amoureux sur l'eau. Les cygnes noirs et les cygnes à col noir émettent des sons divers, qui ont tous leur signification. Ils servent à attirer, à exprimer l'angoisse ou le désir de se faire admirer. Les oies d'ornement ont parfois des cris très aigus qu'elles ne font cepen­dant pas entendre souvent. Les cris des oiseaux aquatiques d'ornement ne sont jamais vraiment incommodants.

 

LA DÉTERMINATION DU SEXE

Chez la majorité des cygnes et des oies ainsi que chez certaines espèces de canards, les sexes ne se différencient pas par la couleur, et il faut une grande expérience pour déterminer le sexe d'après l'aspect extérieur. Seul l'examen des parties sexuelles apporte la certitude ; il exige toutefois de l'expé­rience pratique.

Il faut renverser l'oiseau sur le dos et, si nécessaire, le faire tenir par une autre personne. On écartera alors prudemment les plumes pour faire nettemertt apparaître la cloaque, dont les parois seront, à leur tour, écartées. Un membre oblong, rose clair, soit partiellement caché, soit dardé, indique le sexe masculin.

A défaut de celui‑ci, une petite rosette charnue, concave indique le sexe féminin.

Si l'oiseau se débat, on fera une petite pause pour lui permettre de se détendre et pour rendre l'examen plus facile.

 

LA MUE

La mue est un processus naturel et nécessaire au cours duquel tout l'organisme se renouvelle et les organes de ponte se reposent.

Chez la plupart des canards d'ornement, les canetons ressemblent tous, durant les six premiers mois de leur vie, à leur mère dont le plumage est le plus souvent simple, gris brun. A l'automne, les pattes et le bec changent de couleur et peu à peu les mâles revêtent leur habit de noces, souvent resplendissant et riche en couleurs, qu'ils ne perdent que l'été suivant. La teinte des femelles s'accentue, mais reste en général terne. Maints amateurs débutants ou profanes dans le domaine des canards d'ornement ont souvent peine à croire que le modeste oiseau brun qu'on lui montre au mois d'août puisse devenir cette merveille de couleurs qui, avant l'hiver, aura atteint l'apogée de sa beauté. Après la mue‑éclipse de l'été, le canard perdra pour un temps une partie de son beau plumage, qui réapparaîtra en automne dans toute sa splendeur.

Certaines espèces de canards d'ornement n'ont pas de mue‑éclipse, et ont, dès leur jeunesse, un dessin et des couleurs magnifiques (Sarcelles des Bahamas ‑ Versico­lore ‑ du Cap). Les espèces européennes telles que la Sarcelle d'hiver, la Sarcelle d'été, le Canard Pilet et le Canard siffleur d'Europe ne gardent leur habit de noces que peu de temps. hélas.

 

L'AMPUTATION PARTIELLE DE L’AILE OU ÉJOINTAGE

Les oiseaux aquatiques d'ornement qui sont presque tous des oiseaux sauvages non domestiqués, s'envoleraient dès que leurs ailes seraient suffisamment puissantes. Pour les en empêcher, il faut leur amputer une partie de l'aile. La seule juste manière est d'amputer les grandes rémiges primaires d'une aile, tandis que le pouce, auquel sont fixées deux autres pennes. doit rester. Cela a pour conséquence qu'à l'envol, les deux surfaces portantes étant inégales, l'oiseau perd son équilibre et tombe. Les oiseaux à ailes courtes et au battement d'ailes rapide, tels les canards, culbutent même en tentant‑de s'envoler.

 

L'éjointage de très jeunes oiseaux, jusqu'à 3 semaines d'âge, dont les os sont encore cartilagineux, peut se faire au moyen de ciseaux tranchants et n'occa­sionne pratiquement pas d'hémorragie. Les oiseaux plus âgés ne doivent pas être amputés pendant la mue ; pour cette opération, il convient de s’en remettre à un vétérinaire.

On peut aussi couper les extrémités des rémiges primaires d'une aile. Ce moyen, à appliquer tant que la mue n'est pas terminée, est efficace, mais assez dange­reux, car on oublie facilement de le répéter chaque année au risque de perdre des oiseaux.

 

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sarcelle hiver

Sarcelle d'hiver

 

 


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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 11:53

 

Cygne-tubercul--copie-1.jpg

 

 

L’HABITAT DES AQUATIQUES D’ORNEMENT

 

L'eau douce pour nager el boire est indis­pensable aux oiseaux aquatiques d'ornement ; que ce soit de l'eau de canalisation qui se mélange lentement à l'eau de pluie ou bien l'eau d'une rivière, d'un ruisseau, d'un étang ou d'un lac, amenée à leur lieu de séjour, n'a que peu d'importance.

Cette eau doit, évidemment, être aussi pure que possible et ne pas contenir de déchets industriels ; pour les cygnes elle doit avoir au moins 1 m de profondeur, les oies et les canards se contentent de 40 cm.

Le passage subit de l'eau naturelle à l'eau de canalisation et vice versa n'a pas de mauvaises conséquences pour la santé ; les oiseaux aqua­tiques d'ornement sains supportent aussi faci­lement de grands changements de tempé­rature, grâce à leur couche de graisse protec­trice.

Nombreux sont encore ceux qui s'imagi­nent que les oiseaux aquatiques d'ornement doivent disposer d'une grande étendue d'eau ; rien de plus faux. Premièrement, un oiseau aquatique vit souvent dans la nature, sur un terrain très limité où il est obligé de pourvoir lui‑même à sa subsistance ; deuxièmement, la pratique a démontré qu'on peut obtenir d'excellents résultats d'élevage sur des surfaces relativement restreintes, à condition de fournir aux oiseaux de la nourriture variée.

Une nappe d'eau de 16 m2, entourée de quelques mètres de pelouse et/ou d'un taillis suffit à un couple de cygnes. Les oies et les canards se contentent de moins encore mais, comme toutes les espèces d'oies broutent, la superficie de l'herbage importe plus que celle de l'eau. Un petit bassin suffit à un couple de canards d'ornement.

Les oiseaux aquatiques d'ornement n'ont pas besoin d'abris coûteux pour la nuit ; de même qu'à l'état sauvage, ils préfèrent passer la nuit sur l'eau que sur la terre où d'innombra­bles ennemis les guettent. Par gel rigoureux et prolongé, ils doivent pouvoir disposer tous les jours d'eau dépourvue de glace, afin d'entre­tenir leur plumage en bon état. En toute cir­constance, la glande sécrétant la graisse doit fonctionner.

Plus le plan d'eau et son entourage sont vastes, plus grand est le nombre d'espèces d'aquatiques pouvant y vivre, A l'approche de la maturité sexuelle, chaque espèce a cependant besoin de sa propre zone de nidification, que le futur couple défendra âprement. A défaut de possibilités de s'isoler, des combats seront livrés, qui peuvent avoir des consé­quences mortelles. Surtout parmi les oiseaux de la même espèce, la rivalité est souvent acharnée ; bien des fois les cygnes n'impor­tunent pas les canards, mais poursuivent les oies. Les canards sont plus accomodants entre eux que les oies ; celles‑ci, une fois adultes, peuvent se combattre violemment au printemps. Le seul moyen efficace est d'ins­taller des grillages pour séparer les couples ; pour des oiseaux convenablement éjointés, un mètre de hauteur suffit.

Les bassins artificiels en béton ou en caoutchouc synthétique ne doivent pas avoir de rebords trop abrupts ni coupants car, par temps sec, quand le niveau de l'eau baisse, les poussins et même les oiseaux adultes ne pourront pas franchir cet obstacle. Chaque oiseau aquatique, bien qu'il séjourne volontiers dans son élément naturel, veut de temps en temps quitter l'eau pour s'ébrouer, vagabonder dans l'herbe ou s'étendre au soleiL

 C'est pourquoi les oiseaux aquatiques d'ornement doivent pouvoir disposer, à côté d'un plan d'eau, d'un lopin de terre ferme, autant que possible planté d'herbe, de roseaux, d'iris et de jeunes arbres. Cette végé­tation les protègera du soleil trop violent en été, des averses, et du vent glacial en automne et en hiver. Cette bande de terre peut aussi servir aux oiseaux de lieu de nidification.

En général, les oiseaux aquatiques d'ornement ne détruisent ni les plantes, ni les fleurs ; ils leur sont, au contraire, utiles, car il dévorent les hannetons, les larves, les limaces, les moustiques et les mouches. Bien que les oiseaux aquatiques d'ornement s'attachent énormément à leur entourage et se rappellent exactement l'endroit fixe de leur nourrissage, leur instinct naturel les pousse souvent à se déplacer vers d'autres réservoirs d'eau. Pour les en empêcher, on peut entourer leur terrain d'un grillage en accordéon. Lorsque les oiseaux ne sont pas pourchassés et ne se livrent pas querelle, ils peuvent, surtout les cygnes, bénéficier d'une complète liberté après avoir bien appris à connaître le milieu ambiant.

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 11:01

 

Cygne-noir.jpg 

Cygne noir

 

CAPTURE ET MISE EN PLACE

DES AQUATIQUES D’ORNEMENT

 

Les oiseaux d'ornement se défendent violemment lorsqu'on veut les capturer. Ils s'efforcent de toutes les manières possibles d'esquiver le filet, les mains ou le crochet ; Il faut retenir que même les canards non plongeurs sont capa­bles de rester longtemps sous l'eau, quand ils sont poursuivis.

La capture des oies et des canards se fait le plus facilement à l'aide d'un filet en corde ; les cygnes doivent être acculés dans un coin et ensuite, prudemment, attirés par derrière, au moyen d'un bâton muni d'un crochet. Il faut accrocher le cou à sa partie la plus basse, près du tronc. Sur terre, on peut facilement acculer les cygnes, de même que les flamants, dans un coin et les saisir avec les mains.

Il faut toujours saisir les oiseaux aqua­tiques d'omernent par le tronc et ne jamais les prendre, ni les porter par les pattes, les ailes, le cou ou la tête, sous peine qu’ils se blessent gravement ou même qu’ils se tuent.

La mise en place dans un nouvel envi­ronnement doit toujours se faire avec pru­dence. Il faut poser les oiseaux sur leurs pattes et les lâcher. Plus le comportement envers les bêtes est tranquille, plus elles de­viennent confiantes et plus il est facile de les capturer en cas de besoin.

NOURRITURE

Les oiseaux aquatiques d'ornement prospèrent en captivité, s'ils sont nourris de granulés et d'un mélange de grains de fro­ment d'orge et de maïs, auquel on peut ajouter des petits morceaux de pain rassis. Comme leur bec n'est pas fait pour picorer le grain, il est préférable de servir ce dernier dans un récipient rempli d'eau. La quantité dépend des circonstances dans lesquelles vi­vent les oiseaux, et laissée au libre arbitre de l’éleveur.

En plus des granulés et du grain, le menu des oiseaux aquatiques d'ornement comporte de l'herbe courte, des plantes aqua­tiques, des algues, des coquillages, des crevettes séchées, du chou frisé haché, de la salade, de la chicorée frisée et des carottes hachées.

Le pain moisi, les pommes de terre, la viande et toutes les sucreries sont formelle­ment interdits !

Ne pouvant plus voler et de ce fait employant moins leurs muscles, les palmi­pèdes d'ornement souffrent souvent d'un excès d'embonpoint, s'ils reçoivent trop de grain, trop peu de verdure et si le plan d'eau dont ils disposent est restreint. Les oiseaux gras, trop paresseux pour s’activer, sont de mauvais reproducteurs. Les aliments verts sont certainement aussi importants que le grain, même si ce dernier est généralement plus facile à utiliser.

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Sarcelle-d-ete-male.jpg

 

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 17:57

 

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Eperonnier Chinquis  (photo Wikipedia)

 

LES EPERONNIERS

 

Les ravissants éperonniers sont des habitants particulièrement précieux et souvent aussi très coûteux des faisanderies.

Les oiseaux de ce groupe polyplec­tron, ce qui veut dire "à plusieurs ergots" diffèrent des autres phasianidés tant par leur nature que par les deux ergots pointus à chaque patte du coq, ainsi que par le dessin du plumage extrêmement curieux et unique en son genre.

La livrée gris‑brun ou ocre des éperon­niers est parsemée d'une multitude d'ocelles de paon, aUx teintes changeantes ; bleues, vertes, violettes et bronze. Les plumes des ailes et du dos ont, pour la plupart, une ocelle ; les jeunes faisandeaux et les faisanes sont d'une teinte semblable à celle du coq, mais plus mate.

Tous les éperonniers sont originaires de la jungle qui s'étend de l'arrière‑Inde à l'Indonésie. Dans ces forêts chaudes et hu­mides, ils se nourrissent d'insectes, de vers, de petits reptiles et de baies.

Leur cri diffère selon la variété. Pendant la période des amours, les coqs appellent les poules par un cri répété ; ils sont nettement plus grands que ces dernières et on peut les distinguer dès l'âge de 8 semaines, car ils font la roue.

A l'âge de deux ans, les éperonniers sont mûrs pour la reproduction et en pleine splendeur.

Tous les éperonniers ne pondent que deux oeufs. Lorsqu'on les enlève, la femelle pond encore au bout de quatorze jours et, de cette manière, il est possible de recueillir dix oeufs par an d'un couple. Les femelles sont de bonnes couveuses et de bonnes mères.

Chez les éperonniers chinquis, la ponte commence dès le mois de janvier. En laissant la femelle couver, on évite maints écueils pénibles, mais la reproduction n'est pas importante.

Les oeufs recueillis ne conservent que huit à dix jours en fonction de la vitalité du germe et sont, du fait de leur coquille délicate, particuliè­rement faciles à briser. Seules des poules couveuses très douces, qui ne sont pas trop lourdes peuvent mener à bien la couvaison de ces oeufs.

L'élevage des éperonniers présente certaines difficultés : au début, les petits n'accepteront la nourriture que du bec de leur mère et ne mangeront pas autrement.

Lorsqu'ils ont été couvés par une poule, l'éleveur doit jouer le rôle de la mère. Les premiers jours, il présentera des petits vers de farine, à l'aide d'une pincette ou d'un bâtonnet pourvu d'une rainure. Des granulés peuvent être servis plusieurs fois par jour, de la même manière. Au bout de 3 jours environ, les faisandeaux auront appris à picorer et pourront être élevés comme les autres faisans.

Si on laisse la femelle de l'éperonnier couver, il faut éloigner le mâle et le placer àune distance d'où il ne puisse être ni vu, ni entendu par la couveuse, ce qui n'est pas si simple, car l'appel du coq est strident et porte loin.

Nombre d'oeufs: 2 ‑ Couvaison: 21 jours.

Distinction des sexes : les femelles sont plus petites que les mâles et ont des queues plus courtes.

Chez coqs, les "miroirs" sur les ailes sont visibles, surtout au soleil, et la tache blan­che à la gorge se dessine plus nettement que chez les poules.

Mûr pour la reproduction : 2 ans. Monogame (1‑1).

Les éperonniers conviennent parfaite­ment aux amateurs qui ne disposent que d'un petit jardin ; de petite taille, de teintes chatoyantes et d'un beau dessin, particuliè­rement jolis dans leur parade et se contentant d'un espace réduit, ces merveilles de la nature peuvent être tenues dans des volières miniatures.

 

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 11:20

 

Fuligule Milouin mâle

 

NETTE ROUSSE

 

 

CANARDS D’ORNEMENT DE GRANDE TAILLE

 

Presque tous les canards d'ornement sup­portent très bien le climat européen, même en hiver.

lis sont absolument inoffensifs pour les hommes, les bêtes, les plantes et les fleurs. Par leur dessin et leurs teintes remarqua­bles qui atteignent leur apogée en automne et en hiver, ils agrémentent les plans d'eau et leurs abords.

Parmi la très grande quantité des espèces qui vivent dans le monde, voici celles qui se distinguent par la diversité des teintes, la fa­cilité de l'entretien et les possibilités de re­production.


Le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna)

vit à l'état sauvage en Europe et couve dans les dunes, dans des terriers abandonnés par les lapins. Son splendide dessin coloré en fait un oiseau d'ornement par excellence. Sa tête et le haut de son cou sont vert‑noirâtre le bec surmonté d'une protubérance est rouge et le corps brun et blanc avec un trait noir aux épaules. Les jeunes sont blancs, à couverture gris‑brun. Ces canards étant ha­bitués à couver dans des terriers, il faut met­tre à leur disposition un vieux bidon à lait à demi enfoui dans la terre qui leur servira de nid. Ils ont tendance à se montrer agressifs envers leurs congénères.

Couvaison : 28 jours ‑ nombre d'oeufs : 8 à 16. La cane et le canard ont le même dessin et les mêmes teintes. Ils atteignent la maturité sexuelle à l'âge de 2 ans.


Le Casarca roux (Tadorna ferruginea)

couve en Afrique du Nord, en Europe du Sud‑Est, en Iran et en Chine, et hiverne au Soudan, en Abyssinie, en Inde, en Chine du Sud et en Corée. Ces oiseaux étaient déjà tenus en captivité dans l'antique Egypte et en Grèce pour leur beauté et leur docilité.

Le canard est de teinte jaune‑brunâtre avec un collier noir ; la queue et les pattes sont noires. La cane est jaune plus foncé, son oeil est entouré d'une tâche blanche et elle n'a pas de collier. Les couples de repro­ducteurs doivent être isolés car ils se livrent de violents combats. Ils couvent aussi dans des terriers (voir la nidification des Tadornes de Belon).

Couvaison : 28/30 jours ‑ nombre d'œufs 8‑16. lis peuvent être élevés avec les cy­gnes.


Le Casarca du Cap (Tadorna cana)

res­semble beaucoup à l'espèce précédente mais sa teinte fondamentale est brun plus foncé tandis que la tête et le cou sont gris. La cane a également une tache blan­che autour de l'oeil. Cette espèce est origi­naire d’Afrique du Sud.

De méchante humeur et dangereuse pour ses congénères pendant la saison de cou­vaison. Inoffensive envers les cygnes.

Couvaison : 30 jours ‑ nombre d'oeufs : 6­ à 15. Niche dans des terriers (voir nidification des Tadornes de Belon).


Le Canard souchet (Anas clypeata)

est aussi très populaire comme oiseau d'orne­ment. Surtout le mâle. avec sa tête vert foncé brillante, le bas du cou et le ventre marrons et le devant du corps noir, attire l’oeil. La cane a un dessin foncé sur un fond gris­ jaunâtre. Pour les maintenir en bonne forme et les amener à couver en captivité, il est né­cessaire de leur fournir, en plus de la nourri­ture habituelle, des aliments d'origine ani­male.

Nombre d'oeufs : 7 à 14 ; couvaison : 23‑25 jours.

 

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CANARD SOUCHET


Le Canard pilet (Anas acuta acuta)

migre au printemps et en automne à travers la Hol­lande. Les pennes caudales du milieu sont  chez le mâle, considérablement prolongées ; sa tête foncée, sa poitrine blanche et son corps gris forment un ensemble gracieux. La cane est d'une modeste teinte brun‑gris. Ces oiseaux couvent difficilement en captivi­té. Nombre d'oeufs : 8 à 10.


Le Canard siffleur d'Europe (Anas pene­lope)

hiverne en Hollande. Le mâle a une tête rouge‑brun, ornée d'une bande jaune ­blanchâtre, de longues ailes en pointes ornées d'une large bande blanche ; les plumes sous caudales sont noires. La femelle est jaune­-brun avec des taches et des stries brun fon­cé. Cette espèce couve difficilement en cap­tivité.


Le Canard siffleur d'Amérique (Anas américana)

ressemble beaucoup à son ho­monyme européen, mais le mâle a une ta­che verte derrière l'oeil et des flancs rouge­ violacé, ce qui exclut toute confusion. Cette espèce vit à l'état sauvage en Amérique du Nord.

Nombre d'oeufs : 7‑12 ; couvaison : 24‑25 jours.

 

Canard siffleur 4 

 

CANARD SIFFLEUR


Le Canard siffleur du Chili (Anas sibila­trix)

est originaire de l'Amérique du Sud. Il est très recherché comme oiseau d'orne­ment car il se contente d'un très petit bassin et couve volontiers en captivité. Le bec bleu du mâle fait un joli contraste avec le devant blanc de sa tête ‑, l'arrière de la tête et la nuque sont noirs, ornés d'une bande vert métallique ; le corps est pointillé de noir et de brun. L'ensemble est d'un effet ravissant. La femelle est plus petite de taille, ses couleurs sont identiques mais moins vives.

Nombre d'oeufs . 6‑9 ; couvaison : 24‑25 jours.


Le Canard à bec tacheté de l'Inde (Anas poecilorhyncha)

doit son nom à son pays d'origine et à la tache jaune à l'extrémité du bec gris foncé, identique chez les deux sexes. Ce robuste canard, tacheté de brun‑gris ne peut être tenu que sur de grands plans d'eau car il poursuit les autres espèces. Couvaison : 28 jours ; nombre d'oeufs : 8­ à 14. Les teintes de la femelle sont identiques à celles du mâle.


Le Canard des Philippines (Anas luzoni­ca)

est parmi le plus joli des canards d'orne­ment. Une bande noire coiffe sa tête brun foncé, depuis la racine du bec jusqu'à l'ar­rière de la tête et un autre trait noir se des­sine devant et derrière l'oeil. Le bec bleu se détache nettement de l'ensemble. Le corps est gris. Depuis 1935, cette espèce est te­nue comme oiseau d'ornement et son éle­vage a donné de bons résultats. Couvaison : 25‑26 jours «, nombre d'oeufs : 10 environ. Les deux sexes ont les mêmes couleurs.


La Nette rousse (Netta ruffina)

est un ca­nard européen particulièrement joli. Le mâle a le bec rouge vif, la tête rouge‑brun, la poi­trine noire, le ventre blanc et le dessus du corps brun‑gris. La femelle est d'une modeste teinte brun‑gris. Ces oiseaux couvent à merveille en captivité. Couvaison : 26 jours nombre d'oeufs : 7 à 12.


Le Canard peposaca (Netta peposaca)

originaire de l'Amérique du Sud a un aspect véritablement exotique. Le mâle a un bec rouge surmonté d'une protubérance égale­ment rouge qui se détache magnifiquement contre la tête noire à riches reflets verts et violets ; son corps est grisâtre, parsemé de points et de stries ondulées; des stries trans­versales grises ornent le dos noir. La femelle de couleur brune a le bec gris‑bleu. Les cane­tons peposaca sont bruns et on reconnaît les jeunes mâles à leur bec rose. Ce canard d'ornement est particulièrement à recom­mander car il est admirable et son élevage donne d'excellents résultats. Couvaison : 28 jours ; nombre d'oeufs : 6 à 9. Atteint la matu­rité sexuelle à l'âge de 2 ans.

 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 11:24

 

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ELEVAGE NATUREL DES FAISANDEAUX

 

Il faut distinguer trois périodes dans la croissance des jeunes. Commençons, comme il se doit, par le premier âge cor­respondant à peu près à une période de 30 jours.

Tout d'abord, nous installerons la cou­vée et la mère dans un logement appro­prié, que nous appellerons case d'élevage.

 

Cette case se compose :

1) D'un logement de repos dans lequel est isolée la mère ;

2) D'un promenoir dans lequel les jeu­nes pourront faire leurs premiers pas en toute tranquillité, car eux seuls pourront y accéder.

L’ensemble a une longueur d'environ 1 m 20 sur 0 m 50 de large et 0 m 40 de haut. Le promenoir est isolé du logement de re­pos par des barreaux interdisant le pas­sage de la poule. Toute la case est couverte au moyen de deux toits indépendants, l'un sur le promenoir, l'autre sur le nid. Les pa­rois peuvent être pleines, mais plus géné­ralement on réserve un ou deux côtés grilla­gés, ce qui a pour effet de mettre plus aisé­ment les jeunes au contact de l'extérieur, car n'oublions pas que nos élèves sont des oiseaux sauvages.

 

Boite d'élevage

 

Sur un côté du logement de repos, deux ouvertures munies de trappes sont ména­gées dans lesquelles on place, à l'extérieur, un abreuvoir et une mangeoire, ceci afin de permettre à la mère de se ravitailler sans salir l'intérieur de la case,

L'extrémité du promenoir est également munie d'une porte permettant l'accès à l'ex­térieur car lorsque le temps le permettra il faudra faire sortir les jeunes quelques ins­tants. C'est pourquoi il est recommandé, chaque fois que cela est possible, de dis­poser la case sur un parcours herbeux, ainsi les faisandeaux feront connaissance avec la nature, et surtout s'habitueront à cher­cher par eux‑mêmes leur nourriture insec­tes, larves, oeufs de fourmis, etc.,.

 

Comme il ne saurait être question de les laisser en liberté totale, il est bon de déli­miter un emplacement entouré d'une palissade et couvert par un grillage, seule protection ef­ficace contre tous les ennemis des jeunes tels que : chats, rats, rapaces, etc...

Voici nos jeunes installés, abordons le côté alimentation.

Elle débutera le lendemain de l'installa­tion. Les repas sont distribués toutes les deux heures à raison de cinq repas par jour. La formule idéale semble être réalisée par une alternance de distribution d'oeufs de fourmis et de pâtée composée. Les fabricants d'aliments fournissent des pâ­tées prêtes à l'emploi qui donnent de très bons résultats. Remarquons, tou­tefois, que les oeufs de fourmis ne sont pas indispensable ;  bien que très profitables aux jeunes. Ils apportent en effet, une forte proportion de matières protéiques, mais on peut trou­ver ces protéines dans des déchets de viande très finement hachée. Il semble, tou­tefois, que l'instinct des jeunes les pous­sent à préférer ces oeufs qui les incitent à manger.

 

Il n’est pas recommandé de fabriquer soi‑même une pâtée compo­sée destinée aux faisandeaux, car la formule en est assez complexe et la préparation délicate.

En ce qui concerne la boisson, il con­vient de prendre beaucoup de précautions pour éviter la noyade. Pour cela, mettre à la disposition des jeunes des petits abreu­voirs ne présentant qu'une mince surface de liquide qu’il convient de changer très souvent.

Bien nourris, convenablement logés, vos élèves atteindront sans encombre la fin de leur première semaine. A ce moment, de­venus plus résistants, ils se trouveront trop à l'étroit dans leur case.

 

On peut commencer a les laisser sortir dans le petit carré herbeux aménagé au bout du promenoir, puis les jours pas­sant, on agrandit ce parcours jusqu'à lui donner une largeur de plusieurs mè­tres. Ne pas négliger cette question d'en­tourage, car les faisandeaux, vagabonds de nature, auraient vite fait de se perdre.

Disposer dans cet enclos, mangeoires et abreuvoirs soigneusement entretenus. Vos faisandeaux en grandissant prendront de l'assurance et pourvoieront de plus en plus eux‑mêmes à leur nourriture. Augmen­ter progressivement la quantité de pâtée mise à leur disposition sans en changer la composition.

 

Vos élèves atteignent la fin du premier mois. Ils commencent à devenir indépen­dants, méfiants, craintifs. La nature reprend le dessus. Il n'est plus possible de les lais­ser enfermés, il faut leur donner de l'espace.

 

Deuxième âge

 

Nous entrons dans le deuxième âge – nous le savons – lorsque les faisandeaux sont âgés d’une trentaine de jours.

Il faut déplacer la case d'élevage, et laisser la porte du promenoir continuelle­ment ouverte. Les jeunes sortiront librement et sauront bien rentrer tout seuls.

Les faisandeaux vont partir à la recher­che de leur nourriture sur les terrains avoi­sinant la case. C'est la période de transi­tion. La mère est abandonnée et on peut l'en­lever.

Vers l'âge de six semaines vous pourrez habituer graduellement vos élèves aux grains en augmentant progres­sivement la quantité.

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 17:57

 

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Hoki blanc

 

INCUBATION NATURELLE 

ET ELEVAGE DES FAISANDEAUX

 

Les oeufs seront conservés dans un en­droit frais, dans une caissette garnie de grain, soit à plat, soit le gros bout de l'oeuf en haut les deux tiers enfouis dans le grain. Ils seront retournés deux fois par jour. Dans le cas des œufs entreposés comme nous venons de le voir, il suffira d'in­cliner la caissette en mettant une cale sous un de ses côtés, et de changer la cale de côté matin et soir, ceci pour éviter que le jaune de l'oeuf qui a toujours tenance à re­monter, se colle à la coquille et entraîne la mort du germe par adhérence de celui‑ci à la membrane coquillère.

Les oeufs seront mis à couver le plus rapi­dement possible, soit une semaine au maxi­mum après la ponte ; passé ce délai leur éclosabilité sera grandement diminuée et compromise. On confiera la couvaison des oeufs de faisans à des poules naines. Il n'est pas recommandé de laisser couver les pou­les faisanes, bien que certaines couvent assi­dûment. Quelles en sont les raisons ?

 - Les poules faisanes sont souvent sauvages, une sortie intempestive du nid lors d’une visite peut être catastrophique.

- Certaines abandon­nent le nid sans raison apparente après quel­ques jours de couvée assidue.

 - Il serait né­cessaire de retirer le mâle qui importunerait la femelle et éventuellement risque de tuer les poussins à la naissance.

- La couvée qui succède à la ponte risque également de fatiguer la poule faisane, qui plus est, dans ce cas, ne fera vraisemblable­ment qu'une ponte.

Si on tient absolument à laisser couver la faisane, on retire les oeufs de la première ponte et on lui laisse couver la seconde ponte, en prenant soin d'enlever le mâle de la volière et de ne pas déranger la poule faisane. On limite ainsi les risques d'échec.

 

NAISSANCE ET ELEVAGE DES FAISANDEAUX

 

On surveillera la naissance des faisan­deaux, ceux‑ci seront installés dès leur pre­mier jour dans une caisse délevage de 0,80X 0,80 X 0,70 m. environ avec la poule. Beau­coup de faisandeaux sont sauvages dès leur éclosion et risquent de se sauver de tous cô­tés, de se cacher dans le moindre petit recoin et de s'y laisser mourir. La caisse de dé­marrage sera en panneaux pleins sur les quatre côtés, le fond et le dessus amovible en grillage à mailles de onze millimètres.

On prendra soin de mettre sur le fond pendant une ou deux semaines un fort pa­pier carton ou un sac papier de granulé plié en deux suivant la surface de la caisse où vous distribuerez la nour­riture pendant les premiers jours. Evitez de mettre sur le fond grillagé du papier plus fin comme des journaux, la poule en grattant ensevelirait nourriture et faisandeaux.

A partir de la deuxième ou troisième se­maine, suivant le temps et la race considé­rée, on installera la poule et sa nichée dans un petit parc comprenant une partie fermée et un parcours grillagé, le tout à fond grilla­gé et placé sur un sol de gazon. Les faisan­deaux bénéficieront ainsi de soleil, verdure et insectes.

On laissera encore une semaine environ un papier fort sur le sol de la partie couverte de l'abri sur lequel, le premier jour de leur installation, on versera un peu de nourriture pour éviter le stress du changement d’envi­ronnement.

Mangeoire et abreuvoir seront installés avant la mise en place des faisandeaux ; il sera peut‑être nécessaire de mettre des petits cailloux dans l'abreuvoir pour éviter que les faisandeaux se noient, car cela arrive avec une facilité déconcertante, même dans très peu d'eau. Il faut également fixer l'abreuvoir par un élastique fort dans le cas où la poule au­rait tendance à le faire chavirer si celui‑ci n'est pas de taille suffisante pour résister.

Lorsque les faisandeaux auront atteint l'âge de deux mois environ, on ins­tallera la poule et ses petits dans une volière de dimensions plus importantes.

Cette méthode s'applique bien sûr à un petit élevage d'amateur et pour des oiseaux délicats et rares. Elle peut rendre service à des débutants et les aider à un bon démarrage dans ce domaine.

 

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 11:57

 

 

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Tragopan de Temminck

 

 

  L’ELEVAGE DES TRAGOPANS

Les Tragopans sont des oiseaux ro­bustes et très doux, dont la richesse de coloris est inimaginable. Par leur forme compacte, ils ressemblent aux perdrix , mais sont beau­coup plus grands. Leur queue arrondie se compose de 18 pennes. Seul le mâle porte des ergots.

Les Tragopans, dont nous connais­sons 6 espèces~ vivent dans les montagnes de l'Asie Centrale, entre 1000 et 4000 m d'altitude. Ils séjournent de préférence dans des forêts humides. Leur nourriture naturelle se compose de bourgeons, de feuilles, de baie, de différentes semences et d'insec­tes. Par Ieur comportement, leur type et leur voix, ils ressemblent davantage au coq de bruyère et à la gélinotte qu'aux phasianidés auxquels ils sont assimilés. La mue de la queue les apparente davantage aux cailles, aux francolins car, comme chez ces derniers, la mue commence par la paire des pennes du milieu et se poursuit vers les côtés.

Peut‑être les Tragopans forment‑ils le trait d'union entre les gélinottes et les fran­colins.

En tant qu'oiseaux des bois, les Trago­pans utilisent souvent des nids abandonnés de corbeaux ; la femelle y construit à l'aide de branches, de feuilles et de mousse un nouveau nid. Ces oiseaux sont, en principe, monogames, mais en volière il est possible d'adjoindre au coq plusieurs poules, bien que cela conduise parfois à des rixes entre ces dernières. Leur cri d'alarme et d'angois­se est un "kwak ‑ kwak" rapidement répété tandis que l'appel amoureux du coq au printemps peut se traduire par "waa‑oh‑wa" et fait penser au vagissement d'un bébé, mais n'est pas pénétrant. La poule émet enfin un "rrr", lorsqu'elle est excitée, veut couver ou si on la dérange. Même des poules immatures émettent déjà ce son bien qu'elles puissent aussi pépier comme des poussins d'un jour souffrant du froid.

Pendant la parade, le coq peut gonfler les deux cornes charnues qu'il possède sur le sommet de la tête (et qui par ailleurs sont complètement invisibles) ; en même temps, il peut gonfler la caroncule qu'il a sous le bec. Les cornes sont bleu azur tandis que la couleur de la caroncule varie selon l'espèce. Un Tragopan en parade est une merveille que peu d'oiseaux peuvent égaler.

Pendant la parade, le Tragopan se pré­sente à sa femelle de côté, déploie l'aile et le flanc tournés vers celle‑ci. La saison des amours commence au mois de mars et la poule pond du mois d'avril au mois de juin, selon les conditions atmosphériques. Les deux sexes n'atteignent leur maturité sexuelle complète qu'à l'âge de deux ans. Les jeunes poules ne pondent que 4 à 8 oeufs bruns, pointillés, qui diffèrent entre eux par la teinte et le dessin. Les poules plus âgées peuvent pondre 10 à 16 oeufs à des intervalles très irréguliers, à condition que les oeufs pondus soient enlevés au fur et à mesure de la ponte.

Le plus souvent, la poule choisira pour couver un vieux nid sur un arbre ou un pa­nier fixé dans la volière intérieure ou exté­rieure, à hauteur des yeux. Le nid doit être garni de paille ou de foin. Elle pondra aussi parfois par terre. Il faut alors immédiatement enlever les oeufs avant que le coq ne les pique.

Après 28 jours de couvaison, les pous­sins brun noir viennent au monde. Ils ont déjà de petites ailes, sont très remuants et on besoin de beaucoup de chaleur.

Une température constante de 32° centigrades dans la boîte d'élevage est indispensable à toutes les variétés de Tragopans dans les premières semaines de leur vie. Si la tempé­rature est plus basse, les poussins ne quittent pas l'éleveuse et, de ce fait, man­gent trop peu et meurent de faim. L'eau de boisson doit être tiède.

On leur servira de l'aliment pour faisan­deaux ainsi que de la verdure renouvelée fréquemment.

Les poussins grandissent lentement, et à l'âge de 8 semaines n'ont plus besoin de source de chaleur supplémentaire dans la journée.

A la période immature, on peut déjà discer­ner le sexe des Tragopans ; un observateur attentif remarquera que les jeunes coqs prennent parfois des attitudes de parade. Ils sont aussi plus forts de carrure. Mais surtout la longueur et la grosseur des pattes s’avère rapidement déterminante pour le sexe. Comme tous les autres phasianidés, les Tragopans adorent les bains de sable. Il faut donc que le sol de la volière intérieure soit recouvert d'une épaisse couche de sable blanc, bien sec. Des poussins de 7 jours utilisent déjà dans le promenoir, de petits perchoirs qui doivent être installés à temps.

A l'âge de 4 mois, les magnifiques cou­leurs de la livrée commencent à poindre chez les coqs, surtout au cou, tandis que la teinte brune des poules s'éclaircit. Une bande transversale noire apparaît sur les pennes caudales des coqs..

A l'âge de 2 ans, les coqs sont en pleine splendeur et les poules prêtes à pondre.

Les oiseaux adultes ont besoin de volières très spacieuses, abondamment plantées et pourvues de nombreux per­choirs.

De plus, chaque couple de Tragopans doit recevoir quotidiennement un demi seau de verdure composée de pissenlits, d'orties, de feuilles de divers arbustes et plantes et d'herbe fraîche. Les oiseaux choisissent à leur gré dans ce mélange. Parfois ils dédaignent une plante qu'ils mangeront volontiers à une autre époque de l'année. Pour ces oiseaux qui se nourrissent pour une grande part de verdure, leur goût pour celle‑ci varie selon les saisons.

En autre, les Tragopans recevront le soir, en supplément, une poignée de granulés d'un aliment composé ainsi que des fruits et des légumes de toutes sortes. Les Trago­pans s'apprivoisent facilement, mangent dans la main et se posent sur les épaules de leur éleveur. lis conservent cependant un instinct d'oiseaux sauvages, sujets à la panique en cas de danger soudain.

A l'égard d'autres oiseaux d'ornement, tels que les paons ou les canards, ils mani­festent du respect ou un manque d'intérêt total. Qui n'a encore jamais vu un Tragopan mâle, ne peut s'imaginer la beauté et la richesse de coloris de cet oiseau. Ceux qui disposent de 20 m2 de terrain sur lequel on peut construire une volière extérieure et une volière intérieure de 2 x 2 m peuvent se permettre d'élever un couple de Tragopans.

Ce sont des oiseaux robustes, au comportement très paisible qui ne courent pas toute la journée le long du grillage. Pendant la saison des amours, le mâle émet des sons extrêmement curieux qui évoquent la jungle et les contrées lointaines.

Les Tragopans n'ont qu'une habitude désagréable : ils adorent renverser les abreuvoirs et se gaver de sable mêlé d'eau ; c'est probablement un besoin vital pour ces oiseaux. Ils se tiennent volontiers sur les bords des petits bassins et cascades et s'acharnent à troubler l'eau en la mélan­geant avec du sable. Ils ont cependant tant de qualités, qu'on leur pardonne volontiers cette manie

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