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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 17:43

 

   Culbutant Hollandais blanc, type ancien

 

 

BIEN PREPARER LES REPRODUCTEURS

 

La reproduction est évidemment la base de tout élevage et, après les accouplements, c'est l'incubation et surtout l'éclosion qui en est l'issue favorable ou désastreuse, qui cons­tituent le premier cap.

Il n'est sans doute pas inutile de parler de la ponte car, chez le pigeon, l'incubation est na­turelle et exempte des accidents et incidents de l'incubation artificielle utilisée dans d'autres élevages.

L'oeuf porte donc en lui le succès ou l'échec de l'incubation et de l'éclosion.

Ces échecs peuvent avoir pour origine

- l'absence de fécondation = oeufs clairs,

- les carences en vitamines, en protéines, en minéraux;

  ‑ l'infection par un microbe.

Dans tous les cas, les reproducteurs sont en cause directement ou indirectement. La seconde phase de l'élevage commence à l'éclosion et dure tout le temps où les jeunes sont au nid, étroitement dépendants des pa­rents qui les nourrissent et, parfois, en même temps, leur transmettent des maladies.

La troisième phase est celle du pigeonneau sevré, c'est‑à‑dire ses débuts dans la vie in­dépendante. C'est aussi une période critique car il n'a pas la résistance d'un adulte, mais se trouve cependant dans le même milieu et doit faire face aux mêmes " agressions ".

Nous examinerons ces diverses phases, et en premier lieu, le problème essentiel des re­producteurs et de l'oeuf.

 

SOIGNER LA FORME

 

La femelle pond les oeufs et ceux‑ci doivent contenir tout ce qui est nécessaire à l'em­bryon, à sa formation normale, le tout contenu dans une coquille solide. Cela suppose que la femelle pourra faire passer dans l'oeuf des protéines (acides aminés), des vitamines, des minéraux.

On a coutume de considérer que le pigeon est peu exigeant du point de vue alimentaire ;

il est sûr que certaines carences (en vitami­nes A. D ou E par exemple) sont rares chez cet oiseau. Il est certain aussi que, même avec une alimentation simplifiée, les éclosions peuvent être bonnes, dans certains cas. Cela s'explique en partie par le rythme de ponte de deux oeufs par mois environ, qui n'a rien de comparable avec celui de la poule qui en pond 12 ou 13 fois plus.

La pigeonne peut prélever dans son propre organisme ce qui est nécessaire, elle aura un mois pour le reconstituer ; il faut cependant qu'elle et le mâle nourrissent leurs jeunes en les " allaitant " ou presque, ce qui entraîne d'autres besoins ignorés dans les autres es­pèces d'oiseaux.

Faut‑il, parce que le pigeon est peu exi­geant, ignorer tous ces problèmes et mainte­nir son élevage sur la corde raide, à la limite des carences donc des incidents ou des échecs ?

La question est spécialement importante pour les oiseaux qui ne sortent pas et ne peu­vent pas équilibrer eux‑mêmes leur alimenta­tion.

 

Les vitamines doivent être régulièrement apportées aux reproducteurs sous forme d'un supplément utilisable dans l'eau et contenant toutes les vitamines, en titrage important et garanti. Notons en passant que l'huile de foie de morue doit être évitée car elle peut être très nocive pour la reproduction en détruisant la vitamine E par ses matières grasses qui rancissent et deviennent toxiques.

En période de reproduction, un apport d'aci­des aminés est indispensable. Bien entendu, les graines de légumineuses (pois, vesces, fèveroles, etc ... ) de l'alimentation contien­nent des protéines, donc des acides aminés, mais il faut bien savoir que, même s'il y a assez de protéines en quantité, il peut y avoir carence en qualité, car certains acides ami­nés, comme la méthionine, peuvent manquer et ne sont pas remplaçables. Un produit vita­miné et aminé est donc très utile aux repro­ducteurs.

 


Les minéraux ne sont pas moins nécessai­res et sont nombreux : phosphore et calcium en premier lieu, puis chlorure de sodium et, en très petites quantités, les oligo‑éléments.

Il faut dissiper un malentendu : il existe des blocs de sel, largement employés par les co­lombiculteurs ; ils contiennent seulement du chlorure de sodium et souvent des oligo‑élé­ments mais pas de calcium ni de phosphore, si ces éléments sont indiqués sur l'étiquette, ils ne sont présents qu'en quantités très fai­bles, mille fois inférieures aux besoins.

L'emploi de ces blocs de sels ne couvre donc qu'une partie des besoins minéraux et absolument pas ceux entraînés par la forma­tion de la coquille (calcium) ou du squelette (phosphore et calcium).

Ces besoins sont assurés par le phosphate de calcium, mais il est en général plus facile de les satisfaire en apportant phosphore et calcium dans l'eau de boisson sous forme très assimilable.

 

                      Tête noire de Brive

 

 

 

ASSURER UNE BONNE SANTÉ

 

Apporter aux reproducteurs ce dont ils ont besoin du point de vue alimentaire est évi­demment essentiel, mais cela ne suffirait pas si ces reproducteurs étaient en mauvaise san­té.

Il y a les grandes maladies : pararmyxovi­rose, salmonellose, variole, maladies respira­toires, dont il est souvent question. Nous n'en reparlerons pas dans ce texte, car il s'agit de maladies que l'éleveur ne peut igno­rer si elles existent dans son élevage.

A l'opposé, il existe des maladies plus insi­dieuses, ne rendant pas les oiseaux visible­ment malades, mais nuisant à leur bon état général, à cette bonne forme nécessaire plus que jamais au moment de la reproduction ; ces maladies, souvent atténuées sont dues à des parasites externes ou internes.

 

Les parasites externes : poux et acariens qui sont souvent peu visibles car les plus dangereux ne vivent pas sur les oiseaux et vien­nent seulement les piquer la nuit : ce sont les acariens : poux rouges très petits et argas (improprement dénommés punaises) et par­fois les punaises véritables.

Les poux des plumes restent sur les oi­seaux mais ne les piquent pas, ils ne font que les déranger. Contre ces divers parasites, il faut traiter les locaux, les nids, les volières mais pas avec n'importe quel insecticide, car divers produits sont toxiques. Il faut préférer un produit sans danger qui permet de traiter les locaux une fois par trimestre.

 

Les parasites Internes : ce sont surtout les vers intestinaux qui sont à craindre ; les plus gros, les ascaris, sont très fréquents et le traitement vermifuge des reproducteurs doit être fait systématiquement tous les deux mois. même s'ils sont en bonne santé apparente, car, avant de causer des troubles visibles (diarrhée, amaigrissement, troubles nerveux), ces vers affaiblissent les oiseaux.

Les capillaires sont moins fréquents que les ascaris mais sont bien plus dangereux ; de plus, il sont très petits et le colombiculteur peut difficilement les voir, même en faisant l'autopsie d'un pigeon.

Ces deux espèces de vers sont éliminés de façon sure par certains vermifuges donnés dans l'eau pendant une journée. En outre, il est possible d'éviter les infestations massives en donnant régulièrement certains compléments alimen­taires capables de jouer le rôle de répulsifs pour ces parasites.

La coccidiose est une maladie dont les éleveurs parlent beaucoup mais qui est assez rare ; bien qu'on la rende sans raison respon­sable de tous les ennuis, nous ne conseillons de la traiter que dans les colombiers où des examens de laboratoire l'ont décelée.

La trichomonose est, en général, sans grande importance pour les reproducteurs mais est dangereuse pour les pigeonneaux que les adultes vont contaminer. Nous en reparlerons à leur sujet.

 

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