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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 15:48


CANARI GLOSTER  (photo Marce Louage - canaris couleur et posture)

L’ACARIASE

 

Quand un amateur voit ses oiseaux at­teints de troubles respiratoires, il parle, encore maintenant et trop souvent, "d'asthme". Depuis longtemps, nous nous élevons contre ce terme qui désigne une affection humaine d'origine généralement allergique donc individuelle et non conta­gieuse.

Chez les oiseaux, au contraire, ces trou­bles respiratoires sont dus à un agent pathogène et sont contagieux, même si cette contagion se fait lentement. Lente, l'évolution de la maladie l'est aussi ; ces troubles sont chroniques et les mortalités rares ou exceptionnelles.

On peut classer ces maladies en deux groupes principaux :

‑ Les causes infectieuses (Mycoplasmes, virus, Ornithose)

‑ La cause parasitaire : l'Acariase, qui nous intéresse ici.

Bien entendu, nous laissons de côté les maladies et accidents à évolution rapide qui ont des causes diverses et qui produi­sent des morts en quelques heures ou quelques jours avec des manifestations respiratoires : Variole, Aspergillose, Hémor­ragie méningée.

 

LE DIAGNOSTIC CLINIQUE

 

Constatons d'abord un fait : quand un amateur observe des troubles respiratoi­res, qu'il les dénomme "asthme" ou non, il pense d'abord à l'Acariase.

Il peut avoir raison ou tort selon l'espèce des oiseaux qui en sont atteints.

Si ce sont des canaris, il a tort dans 19 cas sur 20.

Si ce sont des Diamants de Gould, il a raison, presque à 100%.

   Si ce sont d'autres oiseaux, il est plus difficile de se prononcer. On pourrait dire qu’il y a une chance sur deux.

Et sur l'oiseau vivant, il n'y a aucun moyen certain de déterminer de quelle cause il s'agit.

Malgré cette impossibilité, on peut avoir des présomptions assez valables d'après les résultats du traitement essayé. Une ac­tion des antibiotiques indique une cause infectieuse, mais leur échec ne permet pas d'affirmer qu'il s'agit d'Acariase. Un effet favorable des aérosols de pyréthrines doit faire pencher pour l'Acariase, mais parfois, ces aérosols apportent une amélioration passagère dans les troubles d'origine in­fectieuse.

On peut aussi considérer que l'évolution lente vers des troubles graves et mortels est plus fréquente dans l'Acariase.

Par contre, les symptômes respiratoires eux‑mêmes, ne sont d'aucune utilité dans le diagnostic différentiel. Certains amateurs veulent voir la preuve de l'Acariase dans les mouvements faits par l'oiseau "comme s'il voulait rejeter quelque chose". Pour eux, ce "quelque chose " ne peut être que des acariens. En fait, l'oiseau cherche à se débarrasser de mucus et ce mucus existe dans tous les cas.

 

DIAGNOSTIC NECROSCOPIQUE

 

L'autopsie de l'oiseau malade est la seule façon certaine d'être fixé . Il est sim­ple de faire cet examen, puisqu'il suffit d'exa­miner la trachée de l'oiseau, même à l'oeil nu. Si l'on y voit des points noirs très fins, ce sont des acariens et il s'agit donc bien d'Acariase. S'il n'y en a pas, on conclut par élimination, aux maladies respiratoires in­fectieuses. Celles‑ci, chroniques, ne produisent en général aucune lésion visible, sauf un peu de congestion de la trachée et la présence de mucus qui est la cause de la gène respiratoire,

Quand un oiseau atteint de troubles res­piratoires vient à mourir ou doit être sacri­fié, l'amateur doit absolument faire cet exa­men très simple, le seul qui permette un diagnostic certain et donc de connaître le traitement à appliquer. A défaut il doit le demander à son vétérinaire, à un labora­toire spécialisé ou à toute autre personne quali­fiée.

 

LA CAUSE DE L'ACARIASE RESPIRATOIRE

 

Cette maladie est due à un petit acarien Sternosthoma Tracheolum qui n'est pas connu depuis très longtemps. Il est assez probable qu'avant sa description par Lawrence, en 1948, il avait sans doute déjà été observé, mais confondu avec un autre acarien des voies respiratoires qui est lui pratiquement inoffensif : Cytodites nudus. Bien avant, dès 1871, des acariens avaient été trouvés dans les voies nasales de di­vers oiseaux mais non dans la trachée. Certains avaient trouvé dans la trachée et le rhinopharynx des "Poux rouges" en grand nombre. On est en droit de se demander s'il ne s'agissait pas déjà de notre acarien.

Ces acariens peuvent être en grand nom­bre dans la trachée où ils provoquent alors des troubles respiratoires graves et même mortels. Pourtant, il suffit de quelques uns pour causer des troubles nets bien que légers et qui sont justement identiques aux symptômes des maladies respiratoires infectieuses, et 5 à 10 acariens sont suffi­sants pour causer de tels troubles.

On ignore comment se fait la contagion et quel est le cycle du parasite. Pour la con­tagion, Jolivet, qui a étudié cet acarien, con­sidère qu'il peut se transmettre par l'eau des abreuvoirs sur laquelle il flotte.

On ne sait pas s'il passe toute sa vie chez l'oiseau et si cela est, ce n'est pas seulement dans la trachée où nous n'avons jamais trouvé que des spécimens adultes et jamais de formes larvaires ou jeunes. La majorité des parasites se trouvent dans la trachée et, chez des oiseaux fortement parasités, nous en trouvons quelques uns dans les bronches et peu dans les sacs aériens. On peut donc conclure que, pour le moment, on ignore tout de ce parasite, en dehors de sa localisation dans la tra­chée, génératrice des troubles que nous connaissons. On ne sait ni comment il y arrive, ni comment lui-même ou sa des­cendance la quitte pour contaminer d'autres oiseaux.

 

TRAITEMENTS

 

Il peut consister en aérosols de pyréthrines qui ont permis de guérir de nombreux oiseaux, même si les résultats ne sont pas toujours complets.

Une seconde solution qui est de loin la meilleure, est fournie par l'utilisation régu­lière, dans l'eau de boisson, d'un complexe d'huiles essentielles naturelles.
.

 

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