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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 16:57



 

LOGER LES VOLAILLES EN FONCTION DE LA TEMPERATURE

 Pour lire ou relire la première partie de cette étude, cliquer ICI

 

Il est généralement admis qu'avec des races légères de type Leghom, la tempéra­ture peut descendre jusqu'à + 4 ou + 7 de­grés centigrades et y demeurer sans que la production d'oeufs soit atteinte. Il est éga­lement admis que le rendement alimentaire diminue sensiblement au‑dessous de + 12 de­grés centigrades. Mais, les résultats des expériences sont inconstants.

 

Ces différences proviennent vraisembla­blement de la diversité des conditions expé­rimentales. La conception des bâtiments, l'importance de l'isolation en agissant sur la température des parois, le degré hygromé­trique, la densité des animaux au mètre car­ré, les fluctuations diurnes de température constituent autant de facteurs souvent diffi­ciles à analyser et dont l'action directe sur la production n'est plus à démontrer.

 

Il semble donc se dégager deux solutions dans le logement des pondeuses. Une pre­mière solution étant de construire des pou­laillers dits " ouverts " et la deuxième des poulaillers dits " fermés ".

 

QU'ENTENDONS‑NOUS PAR POULAILLERS OUVERTS ?

 

On peut définir le poulailler "ouvert" comme un bâtiment sans système de venti­lation où l'air circule à volonté et dont la température diffère peu de la température extérieure.

 

Il peut être muni d'un toit à double pente ou d'un toit à simple pente. Dans ce der­nier cas, le poulailler peut être un simple abri muni sur trois côtés de murs en paille, dont le quatrième côté, situé au Sud, est grillagé sur sa partie haute et muni à la base d'un sous-bassement en planche d'un mètre de haut environ. Ce sous-bassement sert essen­tiellement à protéger les animaux du vent et du soleil.

 

Si le bâtiment comporte un toit à double pente, l'entrée d'air se fait sur toute la lon­gueur du bâtiment, de chaque côté, par une ouverture d'environ 30 à 40 centimètres de hauteur, ménagée entre le haut des murs et le toit.

 

Avec ce type de poulailler, il il n'existe pratiquement pas de problème de ventila­tion. Elle est maximum et le volume d'air admis dans le bâtiment peut être considéra­ble par temps de vent, ce qui explique que les litières demeurent en bon état durant l'hiver.

 

Ces bâtiments conviennent avant tout dans toutes les régions où la température descend rarement au‑dessous de ‑ 5 de­grés centigrades. Ils doivent être conçus en sorte que les animaux ne se trouvent pas directement exposés aux courants d'air et de manière à éviter une trop grande pé­nétration des rayons solaires, dans les ré­gions très ensoleillées.

 

Leur emploi est à recommander chaque fois qu'une production maximum n'est pas recherchée durant les mois de janvier et février. Leur principal avantage est de de­mander moins d'investissements et de sup­primer tout problème de ventilation et de condensation.

 

POULAILLERS  DITS « FERMES »

 

Dans les poulaillers que nous avons défi­nis comme étant des poulaillers fermés, le premier but à rechercher doit être l'obten­tion à l'intérieur du bâtiment d'un état hygro­métrique satisfaisant et d'une température moyenne supérieure à celle de l'extérieur avec un écrêtage sérieux des températures minimales. De tels bâtiments ne peuvent se concevoir sans isolation.

 

Dans un poulailler de ce type et durant l'hiver, la chaleur sensible dégagée par la poule doit servir :

- à compenser les pertes caloriques du bâtiment par les murs, le toit et les surfaces vitrées ;

‑ à réchauffer l'air introduit par la ventila­tion pour l'amener à la température inté­rieure ;

‑ à fournir la chaleur nécessaire à l'éva­poration d'une partie de l'eau excrétée dans

les fèces, l'autre partie demeurant dans la litière ou la fosse à déjection.

Or. une poule exporte la chaleur qu'elle produit de deux façons différentes :

 ‑ elle peut l'exporter directement par échauffement de l'air qui l'entoure. Cette forme est appelée chaleur sensible et est utilisable pour le chauffage du bâtiment ;

‑ elle peut aussi l'exporter indirectement, sous forme de chaleur de vaporisation de l'eau au niveau des poumons. C'est la cha­leur latente qui, elle, n'est pas récupérable.

On conçoit aisément que le renouvelle­ment d'air et la différence entre les tempé­ratures intérieures et extérieures du pou­lailler, pourront être d'autant plus impor­tants, qu'il y aura plus de chaleur sensible dégagée et que cette chaleur sera peu utili­sée pour compenser les déperditions calori­ques du bâtiments. Autrement dit, un pou­lailler de ce type se comportera d'autant mieux :
‑ que l'isolation sera plus importante

‑ et que le nombre de poules au mètre carré sera plus grand.

 

Il devra posséder, en outre, un système de ventilation bien étudié.

 
Un tel bâtiment devra être adopté pour tous les types de poules dans les régions froides.

 

QUE POUVONS‑NOUS CONCLURE ?

 

En ce qui concerne l'action de la tempé­rature, retenons :

‑ que la poule est relativement plus sensi­ble à la chaleur qu'au froid ;

‑ que, durant les périodes froides, la qua­lité de l'oeuf est toujours excellente, contrai­rement à ce qui se passe durant les pério­des chaudes, mais que le rendement ali­mentaire baisse au fur et à mesure que la température descend au‑dessous de + 12 degrés centigrades ;

‑ que ce chiffre est valable pour les races légères et est inférieur pour les races plus lourdes ;

‑ enfin, que la ponte baisse aux basses températures aussi bien qu'aux fortes tem­pératures.

 

 


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